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@frenchwitchdiary
Happy Pride Month!!! ❤️🧡💛💚💙💜
“Le véritable pouvoir magique réside dans la foi véritable, mais la foi véritable repose sur la connaissance spirituelle, et sans ce type de connaissance il ne peut y avoir de foi.”
— Paracelse
Livre des ombres de Gerald Gardner
Le Tarot Mystique
Quoi faire des restes de ses rituels ?
Imaginez, vous venez de finir un rituel, et maintenant vous vous retrouvez avec des restes d’offrandes, de cire, de papier ou plantes brûlées, parfois une petite bouteille ou un sachet garni dont vous ne savez quoi faire “après”. Comment faire dans ces cas là, si le rituel ne précisait pas, ou s’il s’agit d’une création personnelle et qu’on n’a pas anticipé. Est-ce qu’on les laisse prendre la poussière dans un coin ? Est-ce qu’on met les denrées périssables à la poubelle une fois qu’on a fini ?
À vrai dire tout dépend du but du rituel en question et de sa cible. (et de la biodégradabilité des restes ! Évidement c’est du bon sens, mais mettre du sel dans la nature, ça détruit les sols donc non 🙅🏻 Par contre si c’est des cendres alors c’est safe)
Si le but du rituel est de garder quelque chose près de soi, enterrez les restes dans l’arrière-cour. (ça peut aussi être dans un conduit de cheminée ou sous une latte de plancher, ou, à défaut de tout ça, dans un placard chez soi).
Si c’est pour attirer quelque chose à soi, enterrez les sous le porche ou la porte d’entrée.
Si c’est pour détruire l’influence de quelque chose, alors brûlez les restes. (marche aussi si vous voulez que les effets de votre sort soient forts et rapides),
Si c’est pour s’éloigner de quelque chose ou quelqu’un, jetez les restes dans un cours d’eau. (Si jamais ce n’est pas biodégradable ou pourrait heurter un organisme du cours d’eau, il est préférable de s’abstenir et trouver une autre solution).
Pour disperser les effets du rituel à distance, jetez les restes à un carrefour.
Pour fixer son influence, insérez les restes dans un motif à 5 points.
Si vous voulez qu’il fonctionne par le biais des esprits, les enterrer dans un cimetière. (attention cependant à cette pratique, restez poli.e.s et ne dérangez pas les tombes, renseignez-vous sur le règlement du cimetière près de chez vous pour savoir quoi faire et ne pas faire, et agissez en connaissance de cause)
Si vous voulez dissimuler la source d’origine du rituel, cachez les restes à l’intérieur d’un arbre creux.
Si vous voulez qu’il agisse de façon secrète, les mettre à consommer dans de la nourriture ou boisson. (évidemment si ça n’est pas toxique > plantes, fruits, fleurs, vin, etc. Aussi, ce point est moralement discutable si fait dans le dos d’une personne, donc cela dépend du contexte et de votre curseur personnel i guess).
Autre alternative pour qu’il fonctionne furtivement, cacher les restes dans des vêtements (poches intérieures, insérés dans la doublure..) ou des objets (vases opaques, boites, arrière de cadres, etc).
Pour que son influence commence ou se renforce, jeter les restes à l’Est.
Pour que son influence s’arrête ou faiblisse, les jeter à l’Ouest.
Pour que son influence monte et descende de façon cyclique, les faire flotter dans un estuaire quand c’est la marée.
"Elizabeth Barrett Browning from Aurora Leigh, 1856" - x
“Sorceress in a Magic Circle”
— Thierry Frères lithography house, c. 1835
SORCIÈRES
Une belle exposition à visiter au musée d’histoire de Nantes, du 7 février au 28 juin 2026.
L’expo s’ouvre sur une forêt bleutée, onirique, peinte sur de grands laits suspendus entre lesquels nous nous aventurons comme s’il s’agissait d’une forêt de contes.
Au détour de cette installation, d’autres pièces contemporaines ont captivé mon regard, notamment le travail d’Annette Messager, avec ses chimères mi-peluches, mi-taxidermies rappelant le bestiaire de la sorcière, leurs ombres inquiétantes se découpant sur les murs, et son exercice divinatoire combinant sa signature et le principe des tâches du test de Rorschach, duquel elle tire des prédictions (“Petite pratique magique quotidienne”, 1973).
S'en suit une salle retraçant les origines historiques de la sorcière, ses premières représentations dans l'Antiquité avec les célèbres Hécate, Médée et Circé, la diabolisation progressive des pratiques magiques en Europe, ainsi qu'une première collection d'artéfacts anciens, statues, amulettes, gemmes et tablettes gravées.
Une vitrine entière d'animaux naturalisés rassemble les bêtes intimement liées à l'imaginaire collectif de la sorcière, soit en qualité de familiers soit les métamorphoses de celle-ci dans les légendes.
En naviguant au gré des différents espaces d'exposition, on peut découvrir énormément de gravures et peintures de scènes de sabbat, de courts films d'animation retraçant les chasses aux sorcières, des outils occultes - entre miroirs, boules de cristal et effigies de cire - ainsi que des manuscrits anciens, tels qu'un exemplaire du Malleus Maleficarum, des traités d'alchimie et de démonologie... (Ci-dessous : un livre de conjuration du 17ème siècle des archives départementales d'Ille-et-Vilaine)
gauche : Circé, la magicienne - John William Waterhouse, 1911 droite : Sorginak - Charles Fréger, 2016
Dans la dernière salle, on retourne à une ère plus contemporaine, comme pour boucler la boucle, avec la très belle série de portraits des Sorginak basques, des photos des witch blocs militants et leurs pancartes en manif, et sans trop de surprise une vitrine avec des objets commerciaux récents inspirés du néo-paganisme (entendez par là pendules fancy, oracles modernes, livres sur le féminin sacré et la Wicca... sans réellement creuser l'origin story, certes récente mais qui aurait pu être un ajout intéressant, de la Wicca en tant que système religieux créé par Gerald Gardner, mais plus dans une démarche de montrer la panoplie - consumériste et récupérée par le capitalisme imo - de ce que serait la sorcière "moderne". Il fallait s'y attendre, mais je suis néanmoins soulagé.e que ça n'ait représenté qu'une petite vitrine sur l'entièreté de l'exposition).
Un dernier pan de forêt bleutée annonce notre sortie de ce voyage temporel autour de la sorcellerie.
Bernard Sleigh
From the 1920 Faerie Calendar
March, Wind Folk
practical magic, 1998
Kundalini