Man Ray, La Ville (The City), 1931
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Man Ray, La Ville (The City), 1931
source : @cheminer-poesie-cressant
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La ville fleuve de toute part,
la ville qui rend possible le plus grand des oublis.
La ville fleur de toute part,
la ville qui rend possible le plus grand des instants.
Elle prend place, elle s’étend, elle se redresse, elle se déverse.
Elle sera toujours fixe et droite, elle sera toujours l’éveil et le chemin.
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© Pierre Cressant
(samedi 1 juillet 2006 - vendredi 19 mai 2023)
From La Ville: cent bois gravés, a 1925 wordless novel of 100 captionless woodcut prints by Flemish artist Frans Masereel (1889–1972).
L' arc de Triomphe drapé 🔥🌅 ✨✨✨
15 jours et demi de campagne pour une demi-journée en ville, voilà mon bon équilibre !!!!!
LA VILLE
Édition augmentée avec 10 images inédites.
Frans Masereel Préface de Charles Berberian Présentation de Samuel Dégardin
128 pages – 170 x 240 mm Reliure cousue, cartonnée Couverture sur papier texturé Efalin Imprimé sur Munken Print White 115 g Prix TTC France : 18,50 € ISBN : 978-2-490393-03-9
Chef-d’oeuvre de Frans Masereel, maître du bois gravé moderne et précurseur du roman graphique. Cette édition de La Ville rassemble de nombreuses images encore jamais publiées, dessins, ébauches et épreuves préparatoires de l’oeuvre majeure de Frans Masereel.
« La Ville est un monument. Monument impérissable consacré à la ville moderne, avec ses foules innombrables et leurs destins multiples, avec ses contrastes tragiques de luxe et de pauvreté, de gaspillage et de privation, un véritable pandémonium de toutes les passions humaines. » Stefan Zweig
« Dans ses rues on peut sentir presque physiquement le tourbillonnement des impulsions et des tensions que ces hommes portent en eux, qu’ils respirent, et qui s’empare d’eux. » Alfred Döblin
10 images inédites Huit ans avant la parution de La Ville (1925), en 1917, Frans Masereel réalise des dizaines d’images, ébauches d’un livre de gravures sur bois qu’il imagine comme un « grand poème en images », inspiré par Les Villes tentaculaires d’Émile Verhaeren. Pierre Jean Jouve découvre une centaine de ces premières compositions que Masereel appelle « Les Villes », et écrit un article dans le journal genevois La Nation dès 1917. Il y témoigne de son enthousiasme pour ces petites images de chemin de fer, de ponts, d’accidents, de naissances, de bagarres d’ivrognes, d’usines, de foules, de travailleurs épuisés… « […] tout l’extérieur et l’intérieur de la ville, avec la violence, les envies, les brutalités, les lascivités, les crimes, les tendresses, les peines des hommes1 ». La plupart de ces gravures qui annoncent le chef-d’œuvre de Masereel de 1925, La Ville que nous publions ici, ont aujourd’hui disparu. Quelques-unes ont été sauvegardées, conservées dans des collections privées. Nous avons rassemblé dans cette réédition dix d’entre elles, jusqu’à ce jour inconnues.
Frans Masereel (1889-1972) est aujourd’hui considéré comme l’inventeur du roman graphique sans paroles moderne. Grand ami de Stefan Zweig, Romain Rolland ou encore George Grosz, le graveur belge de génie va marquer les esprits avec ses oeuvres engagées en noir et blanc. Défendant les opprimés et dénonçant les horreurs de la première guerre mondiale, il produit des romans en images et sans paroles qui vont susciter l’admiration de ses contemporains tels Pierre Jean Jouve, Thomas Mann ou encore Hermann Hesse qui écrira : « Masereel était réellement le seul homme qui, jour après jour, fit quelque chose de sensible, quelque chose de bien, quelque chose dont nous pouvons être reconnaissants ».
- […] Toujours prisonnier du passé, hein ? - C’est là d’où je viens.
Edward Carey, La ville