Every time I watch this movie- I find something new- Minnies reflection/image can be seen in the little glass orb on the table when the Theremin goes haywire and starts breaking the glasses-

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Late Night with the Devil (2023) isn’t the masterpiece it’s been sold as—but it is one of the most fun Halloween movies in years.
As someone who followed The Mikaeli ARG ( the“hitting metal 17 times” guy) forever, I went in hoping for a feature-length analog horror epic. What I got was something more modest: a loving, impeccably styled 1970s talk show nightmare that nails the vibe but falters on mythos.
David Dastmalchian is flawless. The practical effects are gloriously cheesy. The VHS aesthetic? Perfect. But the plot’s thin, the rules are vague, and the finale prioritizes spectacle over substance.
Still: a must for your annual rotation. Just don’t expect it to haunt you—only to entertain.
Full 3.5/5 review (with trailer + analysis) in the source.
Please watch Late Night With The Devil!!! Freaked the hell out of me😈
((everyone did an amazing job but i wanted an excuse to finally draw David Dastmalchian😏))Please watch Late Night With The Devil!!! Freaked the hell out of me😈 ((everyone did an amazing job but i wanted an excuse to finally draw David Dastmalchian😏))
🎞️Late Night with the Devil (2023) 🎥Colin Cairnes / Cameron Cairnes 📷Matthew Temple
"Eyes Wide Shut" (1999) might be the best Christmas movie. 🎄
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"Late Night with the Devil" blends a 1970s late-night talk show format with demonic horror, presenting itself as found footage from a live broadcast in real time.
The film's use of a period-accurate 4:3 aspect ratio, static, and other visual filters creates an incredibly immersive and authentic 70s TV aesthetic, making the supernatural events feel more terrifyingly real and suspenseful — alongside some wicked 70s style VFX.
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LATE NIGHT WITH THE DEVIL : FAUX DOCU ET HORREUR CATHODIQUE (⚠️ SPOILERS ⚠️)
Après avoir fait sensation dans une poignée de festivals de films de genre, Late Night with the Devil sort en juillet 2024 sur les écrans français. Son originalité ? Un « found footage » flanqué dans les 70s au cœur d’un talk-show qui part en vrille. Si le concept s’est déjà vu ailleurs (voir liste non exhaustive en fin d’article), il a rarement poussé aussi loin les potards du genre.
Le pitch : « 31 octobre 1977. Autrefois étoile montante du petit écran, Jack Delroy est confronté à la chute vertigineuse de l’audience de son émission « Night Owls with Jack Delroy ». Déterminé à retrouver sa gloire perdue et à marquer les esprits, il planifie un show spécial Halloween en direct. Mais durant cette nuit fatidique, Jack réalisera que le prix du succès peut être bien plus effrayant qu'il ne l’avait imaginé… »
LES BOSS DU PROJET :
Late Night with the Devil est le troisième film des frères Cairnes, deux cinéastes australiens branchés comédie horrifique. On les connait notamment pour les sanglants 100 Bloody Acres (2012) —un festival d’horreur rurale oscillant entre la noirceur de Wolf Creek(2005) et la bêtise crasse de Tucker & Dale vs Evil (2010)— et Scare Campaign (2016), une satire de la télé réalité horrifique, sorte de farce cruelle dont les retournements de situations sont jouissifs. Ce dernier métrage aux accents paranormaux pose d’ailleurs les bases du concept de Late Night with the Devil.
LE CHALLENGE DE L’IMAGE :
Le projet Late Night with the Devil relève un vrai défi visuel : recréer à la perfection l’atmosphère d’un talk-show américain issu des années 1970. Bien que l’émission soit fictive, les réals’ ont sciemment œuvré pour nous convaincre de l’authenticité des faits. D’abord grâce au format « found footage » qui appuie le propos, instaurant un petit grain “amateur” hors studio, tandis que les caméras installées en plateau reproduisent les cadrages et mouvements typiques de l’époque. Des costumes soignés, une bande-son étudiée, un langage propre à la période et des attitudes parfaitement calibrées créent l’illusion. Si l’on décèle çà et là quelques très discrètes incursions de l’IA (une récurrence dans moults prods actuelles), le résultat reste bluffant.
POURQUOI LES ANNÉES 1970’S ? :
Plutôt qu’ailleurs, les réals ont expressément choisi d’installer leur film aux États-Unis dans les années 1970. Car à cette époque, le paranormal y a une place particulière.
Comme l’explique le prologue du film, durant cette décennie, les États-Unis traversent une terrible période d’angoisse. L’éclat vaporeux des années 1960 disparait sous la crasse des horreurs de la guerre du Vietnam. Un bouleversement majeur qui déstabilise les politiques intérieures tout comme le fait le choc pétrolier (1973) qui achève l’ère de prospérité du pays. Les mouvements sociaux débutés dans les années 1960 modifient les perspectives médiatiques à travers une quantité d’images barbares diffusées partout en couleur. Dans un contexte aussi anxiogène, imaginer une émission-catastrophe sanglante fait sens.
LES 70S ET LE PARANORMAL :
Dans les faits, l’opinion publique des 70s, secouée par l’infamie ambiante, entretient un rapport d’attraction-répulsion avec le paranormal. Les médiums, les voyants et les exorcistes comme Ed et Lorraine Warren — experts du paranormal dont les terrifiantes aventures ont inspiré la saga ciné The Conjuring — ou le disgracié Uri Geller (un voyant et illusionniste tordeur de cuillères) — sont spécialement en vogue. Ainsi, dès la fin même des années 60, l’occulte et le surnaturel effraient mais ils sont, envers et contre tout, les superstars des médias. Particulièrement la figure démoniaque, masque central de Late Night with the Devil.
Parmi les phénomènes lucifériens les plus marquants d’alors, l’on se souvient de l’affaire Charles Manson (1969), commanditaire sataniste de meurtres sanglants, un tollé médiatique qui, depuis lors, a fait de lui une légende carcérale.
La même année, Anton Szandor La Vey, fondateur de la scandaleuse Église de Satan (1966), écoule des camions de son œuvre : La Bible Satanique.
Plus effrayant encore, la frénésie médiatique entourant la maison Amityville, lieu de toutes les psychoses engendrant un livre —Amityville, La Maison du Diable (1977)— ainsi qu’un premier film épique rapportant des millions au box-office.
Entre autres péloches horrifiques à succès, les chefs-d’œuvre Rosemary’s Baby (1968), L’Exorciste (1973) et La Malédiction (1976), tous ayant des thèmes sataniques, explosent également les chiffres nationaux (et mondiaux).
PLACE AU SPECTACLE ! :
Pour en revenir à la fiction Late Night with the Devil, Jack Delroy, star en perte de vitesse après une absence prolongée des médias, mise tout sur le succès de son show spécial Halloween. Ses invités sont d’importants acteurs de la scène paranormale locale (certains remémorant de réelles stars d’époque).
Parmi eux se trouvent l’énigmatique Christou, médium doué de pouvoirs psychiques et Carmichael Haig, ex-magicien sceptique venu démystifier les dons surnaturels des personnalités invitées. Plus tard, June Ross-Mitchell, Docteure en parapsychologie et autrice du livre Conversations avec le Diable apparaît, accompagnée de la petite Lily D’abo (prononcez « Di-abo »comme « diablo » !), sa dernière patiente et fille adoptive âgée de treize ans.
L’adolescente intéresse beaucoup l’auditoire car elle serait prétendument possédée par un esprit démoniaque nommé Abraxas. Quelques minutes après l’arrivée de ces dernières invitées, l’on apprend que l’enfant est la seule survivante d’un suicide de masse déclenché par le gourou sectaire Szandor D’abo, lui-même adepte d’Abraxas (« Szandor » en référence à Anton Szandor Lavey, cité plus haut).
De là, les choses s’enveniment. Car à trop jouer avec le feu, l’on se brule. Appelé sur le plateau à l’aide d’une séance d’hypnose opérée sur Lily, le démon susnommé Abraxas se manifeste et prend sournoisement le contrôle des événements.
L’ENVERS DU DÉCOR :
Jack Delroy est un personnage scabreux dont la monstruosité larvée se révèle au grand jour grâce aux révélations du démon Abraxas. Au début du film, un récapitulatif annonce ainsi au spectateur que l’animateur télé aurait entretenu des connections haut placées lui ayant donné accès au lieu nommé « The Grove », une retraite d’élite californienne pour hommes riches et puissants. Dans l’histoire, ce repaire secret alimente de nombreuses rumeurs de cultes mystiques.
L’on murmure notamment que Delroy aurait marchandé sa femme (décédée d’un cancer fulgurant) auprès d’une entité démoniaque dans l’unique but de devenir riche et célèbre… Ce démon serait Abraxas, présent sur les plateaux de « Night Owls… ». Comme on dit : « le Diable se cache dans les détails », aussi, bien avant son apparition à l’image, la présence de l’entité diabolique, même invisible, se lit à travers d’étranges occurrences, que ce soit dans l’attitude des invités, du public ou dans le maniement de certains objets.
Si, encore une fois, les frères Cairnes manient un trope bien connu (la possession démoniaque), l’aspect « found footage » leur permet de jouer avec les codes du genre, provocant un rollercoaster d’émotions ô combien palpables. La performance des acteurs —et notamment de David Dastmalchian (Jack Delroy) — est impressionnante de justesse. Même sous couvert d’humour noir, le frisson du « direct » prend aux tripes, notamment grâce à de spectaculaires effets spéciaux, aussi bien numériques que physiques.
ONLY THE DEVIL CAN JUDGE ME :
Late Night With the Devil est une hilarante satire de l’hypocrisie des médias. À travers la montée en puissance de la violence et les révélations choc, Abraxas le démon exacerbe avec une verve malicieuse les dérives de chacun : la soif de voyeurisme du public — donc nous— et le cynisme de la production télé. Mais ce qu’il veut avant tout, c’est exposer l’hypocrisie de Jack Delroy, victime consentante d’un abominable meurtre par procuration (celui de sa femme).
Si le film laisse entendre que Delroy n’est qu’un bouc émissaire des événements, Abraxas condamne sournoisement — et en direct— celui qui a fauté par vanité et avarice. « Que de bondieuseries », me direz-vous, mais rappelons ici que les mœurs américaines de l’époque sont encore très pieuses, pour ne pas dire pudibondes, malgré la libération des mœurs. La satire va, ici, jusqu’au bout de son propos, notamment en critiquant, sous couvert d’humour gore, l’image trompeusement lisse des idoles télévisuelles.
UNE FICTION PAS SI FICTIVE :
Bien qu’il ait existé de nombreuses émissions sur le paranormal à travers le monde, à ma connaissance, aucune ne s’est jamais terminé en pugilat dans un bain de sang perpétré par un démon vengeur !
En revanche, certains autres détails de Late Night with the Devil se rapprochent dangereusement de faits réels. Notamment la mention du lieu nommé « The Grove », nom évoquant l’existence réelle et documentée du « Bohemian Grove », un club d’érudits américains, approchant ses 150 ans d’existence.
Fondé en 1878 par le comédien, écrivain et entomologiste Henry Edwards (1827-1891), il regroupe chaque année une petite poignée d’hommes puissants (surtout des chrétiens blancs américains) à Monte Rio en Californie pour une retraite estivale. Les ex-présidents Ronald Reagan et Richard Nixon sont canoniquement connus pour y avoir participé. Ces retraites seraient notamment le siège de rituels occultes et de réunions géopolitiques top secrètes.
En l’an 2000, l’enquête clandestine tournée au Bohemian Grove par l’animateur radio Alex Jones, conspirationniste de renom, fait froid dans le dos. Ses images, montrant ce qui s’apparente à une cérémonie occulte nommée Cremation of Care (« La Crémation des Tourments ») glacent le sang.
Elles sont disponibles sur YouTube dans l’épisode 4 de sa série documentaire : « Secret Rulers of The World ». Si depuis, ces images ont été maintes fois décriées et la crédibilité d’Alex Jones entachée, le mystère du Bohemian Grove plane toujours.
REMPLIR SON DEVOIR :
Late Night With The Devil est une expérience. Un exercice filmique mené avec brio par deux têtes-brûlées australiennes. Les frères Cairnes, munis d’un budget moyen de 2 à 3 millions de dollars se jouent des gimmicks des émissions sensationnalistes américaines. Ils taquinent le divertissement télé outrancier de l’époque, ses paillettes clinquantes et ses faux-semblants pour en tirer un film concept d’une efficacité rare.
Coups de com’ putassiers, animateurs opportunistes et séquences backstage chaotiques, les réals épaississent le trait du théâtral pour nous en mettre plein la vue. Plus qu’un final anarchique, le show s’avère grand-guignolesque dans une série de séquences choc essaimées tout au long du métrage. Un crescendo efficace qui pousse les potards de l’horreur sans avoir l’outrecuidance de se prendre trop au sérieux.
Si d’aucuns fustigent sa fin abrupte ou son « utilisation abusive de l’IA », Late Night with the Devil reste un film concept remplissant parfaitement son devoir : divertir intelligemment les amateurs de ciné de genre.
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BONUS : LES ERSATZ DU FILM
Amis férus d’émissions catastrophes filmées façon « found footage », voici quelques pépites analogues à Late Night with the Devil :
Les Contes de la Crypte, saison 2, épisode 16, Terreur en Direct (1990) :
Cet épisode haletant met en lumière l’émission fictive « Harry Rivers Live ». Le show télé retransmet en direct depuis l’ancienne pension Ritter, vieille bâtisse où la propriétaire des lieux s’est rendue coupable du meurtre d’une douzaine de ses pensionnaires afin de leur soutirer leur retraite. Depuis ce sordide fait divers, les supputations vont bon train concernant cette maison, réputée pour être hantée. Toujours à l’affût des histoires les plus abracadabrantes, Harry Rivers a bien l’intention d’exploiter ce filon pour faire exploser l’audimat.
Fun Fact : Le présentateur vedette du show, l’acteur Morton Downey Junior, joue ici en quelque sorte son propre rôle puisqu’il fut lui-même créateur et présentateur du Morton Downey Jr. Show (1987-1989), un virulent talk-show américain pionnier du concept de « trash TV ».
Ghostwatch (1992) :
Un faux documentaire devenu culte à propos d’une maison hantée, réalisé par la BBC et diffusé en direct sur les écran anglais pour Halloween. Au moment de la diffusion du show, les "acteurs" sont tous de vrais journalistes télé de la BBC et, grâce à un scénario et des effets spéciaux efficaces, de nombreux téléspectateurs croient dur comme fer à la véracité des faits. L’histoire rocambolesque de ce « fauxcumentaire » aurait été inspirée par le cas suspect du Poltergeist d’Enfield, largement repris par la presse anglaise et dernièrement remis au goût du jour par le film The Conjuring 2 : Le Cas Enfield (2016) issu de la saga éponyme.
WNUF Halloween Spécial (2013) :
Un reportage sur le paranormal faussement tourné en 1987. Cette comédie horrifique américaine met en scène un présentateur télé décidant d’enquêter avec son équipe dans la maison Webber, une étrange bicoque réputée hantée.
Son petit plus ? Un réalisme stupéfiant avec une cascade de fausses coupures pubs typiques de l’époque.
L’Heure du Diable (The Cleansing Hour) (2016) :
Un film plus conventionnel cette fois-ci, où deux présentateurs qui diffusent des exorcismes en live sur le web sont forcés de dévoiler leurs plus sombres secrets lorsqu'un Démon possède une actrice en direct.
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Article écrit pendant une semaine de torture par Christelle Nabor, spécialiste en K-pop.
Late Night with the Devil (2024) ★★★★★★★☆☆☆