Avec tout le travail qu'elle a eu la semaine dernière, Alexia à pris un bon weekend reposant, chez elle.
Maintenant une nouvelle semaine commence et elle est en forme pour attaquer ce premier jour bien reposer.

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Avec tout le travail qu'elle a eu la semaine dernière, Alexia à pris un bon weekend reposant, chez elle.
Maintenant une nouvelle semaine commence et elle est en forme pour attaquer ce premier jour bien reposer.
Journée entre Collègues
Alexia Hoffer, Sarah Da Silva et François Martin, se sont retrouvés à la Coop Centre pour déjeuner ensemble et pour parler du dossier « Isabelle Parisod ».
François : « On n’as une nouvelle piste, elle est apparue en Asie et à rencontré Alex Li, car elle savait qu’il y avait une exposition de bijoux anciens. »
Sarah téléphona à Alex Li en Asie.
Sarah : « Salut Alex, j’ai appris que tu avais vu Isabelle Parisod pendant ton séjour en Asie ? »
Alex : « Oui c’est vrai, et au début je me suis demandé pourquoi elle était venue ici, et elle m’as dit : « Il y a une exposition de bijoux anciens »
Sarah : « Tu l’as vu ou quand tu l’as rencontré »
Alex : « Et bien, je faisais un petit City Walking dans la nature »
Sarah : « Où était l’endroit où tu l’as croisée »
Alex : « Je l’ai vu vers la cité sacré d’Angkor »
Sarah : « Je te remercie pour les informations et te souhaite de bonne vacances »
Alex : « Merci et à bientôt »
Après avoir parler avec Alex Li au téléphone, Sarah raconta à ses collègues ce qu’elle avait appris par téléphone.
Ensuite, l’équipe est passée à la Migros de Malley pour acheter de quoi manger à midi, ensuite ils sont allées se restaurer dans l’appartement d’Alexia et on continué de parler du dossier d’Isabelle Parisod.
Le reste de l’après-midi, ils ont pris une pause bien mérité en regardant quelques films sur une plateforme qu’Alexia avait sur sa télévision.
Arrivés vers 18h30, ils ont souper toujours chez Alexia, et vers 20h00 tout le monde est rentrer à la maison.
Fait par : Michèle, Dodo et Marc
Alexia attend le train, car ce matin elle a rendez-vous avec son indique, car il a des informations sur Isabelle Parisod
Un conte Hawaïen
« Il y bien longtemps, une merveilleuse grand-mère vivait sur une petite île du nom de Moloka’i. La grand-mère s’appelait Kaili’ohe Kame’ekua. Elle avait plus de cent ans lorsqu’elle mourut, en 1931. Grand-mère Kame’ekua et sa famille racontaient beaucoup d’histoire aux enfants, apprenant aussi des anciens chants et des paraboles. L’uns des histoires qui comptait énormément pour la famille disait :
Chaque enfant naît avec un bol de lumière parfaite. Si l’enfant prend bien soin de la lumière, alors celle-ci grandit et devient de plus en plus forte. Ce qui permet à l’enfant d’accomplir de nombreuses choses comme nager avec les requins, voler avec les oiseaux. Cependant, des éléments négatifs entrent dans la vie des enfants…
Il y a des blessures, des jalousies, des colères, des douleurs…
Ces blessures, ces colères ou ces douleurs deviennent comme des pierres qui tombent au fond du bol. En s’accumulant, les pierres finissent par cacher la lumière. L’enfant peut devenir comme une pierre et se retrouver coincé. Lumière et pierres ne peuvent pas occuper le même espace.
Grand-Mère Kame’ekua concluait en disant que tout ce que l’enfant a besoin de faire, c’est de retourner le bol et vider les pierres pour permettre à lumière de grandir à nouveau car la lumière ne disparaît pas. Elle se cache sous les pierres mais elle est toujours là. »
(Extrait du livre « Se reconnecter à la magie de la vie » de Joyce C.Mills)
Rencontre entre Sweety et Alex Li
Aujourd'hui vers 10h Sweety avait rendez-vous avec Alex Li, car elle savait qu'il avait été en Asie et qu'il avait vu Isabelle Parisod. Cette dernière lui avait demandé de donner à une certaine Lilou un bracelet de jade qu'elle avait dérobé à une galerie d'art contemporain de Siem Reap.
La Gardienne du Temps souhaitait demander à Alex Li s'il savait où Isabelle Parisod se trouvait, à présent.
Elle souhaitait également savoir si, pendant son séjour au Cambodge, il eut vent de vols de bijoux de haute valeur.
À suivre
Sweety et la Cité des Rouages
Avant la connaissance du monde d'Alexia Hoffer
Introduction
Au cœur du ciel de cuivre et des volutes de vapeur, Vergrande se dresse comme un bastion suspendu entre passé oublié et avenir incertain. Ville mécanique aux rouages anciens et aux secrets scellés, elle repose tout entière sur un noyau mystérieux : le Cœur, machine légendaire dont l’origine se perd dans les brumes de l’Ère des Fondateurs.
Dans cet univers de métal et de pression, Sweety veille. Ingénieure obstinée, gardienne du Cœur, elle vit au rythme des engrenages, des alarmes et des vibrations du monde qu’elle protège. Mais lorsque le mécanisme central se dérègle et que d’anciens symboles refont surface, le fragile équilibre de Vergrande vacille.
Accompagnée de Druyan, ancien apprenti revenu de l’ombre, Sweety plonge dans les profondeurs interdites, affronte les Ravageurs, décrypte les traces d’une conscience enfouie… et redécouvre un héritage bien plus vaste qu’elle ne l’imaginait.
Entre sabotage et révélation, "Sweety et la Cité des Rouages" est une odyssée steampunk où les machines ont une mémoire, les villes un souffle, et les gardiennes… une mission bien plus grande que la simple réparation.
Chapitre 1 – Le Cœur de Vergrande
Le ciel au-dessus de Vergrande était d’un cuivre brumeux, teinté des volutes de vapeur qui s’échappaient des hautes cheminées torsadées. L’air sentait l’huile chaude, la rouille et le charbon mouillé. Dans cette cité mécanique suspendue entre ciel et abîme, chaque engrenage, chaque soupape avait son importance. Et au centre de tout cela se trouvait le Cœur - une machine ancienne, mystérieuse, dont personne ne connaissait l’origine exacte… sauf peut-être une femme.
Sweety, l’ingénieure de la tour Nord, ajustait un piston défectueux sur une machine de filtration, ses doigts tachés de suie, son regard précis. Son atelier, noyé sous les plans, les outils, et les fragments de métal, vibrait au rythme de ses machines personnelles. Elle portait toujours ce chapeau usé, orné de lunettes à triple lentille et d’un petit engrenage doré - un symbole de son statut de Gardienne Officielle du Cœur de Vergrande.
Un sifflement inhabituel fendit soudain l’air. Puis un cliquetis irrégulier.
Sweety leva les yeux, fronça les sourcils. Elle s’approcha de la console reliée à l’interface du Cœur.
« Non… c’est impossible... murmura-t-elle en observant les oscillations de la jauge principale. Le rythme énergétique était désynchronisé. »
Elle ouvrit aussitôt un panneau de bronze, tapota une séquence de codes, et une voix synthétique s’échappa du conduit :
“Alerte niveau 3 : fréquence du noyau instable. Baisse de synchronisation à 74%.”
Sweety laissa tomber sa clé anglaise. Elle savait ce que cela voulait dire. Le Cœur, ce moteur central alimentant toute Vergrande, perdait son souffle. Et une seule cause pouvait l’expliquer : un sabotage.
Elle enfila sa ceinture multifonction, fixa ses gants de cuir renforcé, et verrouilla la porte coulissante de son atelier avec un déclic net.
« Si quelqu’un touche au Cœur... ils ne savent pas ce qu’ils réveillent. »
À l’extérieur, les ponts mécaniques entre les tours tremblaient sous la pression des conduites. Au loin, une silhouette masquée glissait entre les tuyaux comme une ombre…
Chapitre 2 – Les Ravageurs de l’Ombre
La nuit s’était posée sur Vergrande comme un couvercle de fonte. Les lanternes à gaz crépitaient faiblement sur les passerelles suspendues, projetant des ombres dentelées sur les murs d’acier. Dans les quartiers inférieurs, où la vapeur stagnait comme une brume lourde, peu de gens osaient encore sortir après la cloche de minuit.
Mais Sweety, elle, ne dormait pas.
Elle descendait les escaliers spirales de l’ancienne tour d’observation, ses bottes claquant sur le métal rouillé. Sa lampe frontale projetait un cône de lumière sur les murs, où elle repérait d’étranges symboles gravés dans la suie.
« Encore eux… souffla-t-elle en effleurant du doigt un cercle noir barré de deux flèches inversées. »
C’était la marque des Ravageurs de l’Ombre, un groupe clandestin d’anarcho-mécanistes. Nés dans les bas-fours de la cité, ils rejetaient la domination des anciennes technologies, clamant que le Cœur n’était qu’une cage dorée. Ils rêvaient de le briser, de libérer Vergrande de sa "tyrannie mécanique".
Sweety s’enfonça dans les conduits d’entretien, contournant les systèmes de pression. Les murs suintaient d’huile tiède. Soudain, un éclat de mouvement.
Elle braqua sa lumière.
« Druyan ?! lâcha-t-elle, stupéfaite. »
Un jeune homme au visage dissimulé derrière un masque filtrant sortit de l’ombre. Il baissa lentement sa capuche. C’était bien Druyan, son ancien apprenti. Celui qu’elle avait formé, qu’elle avait presque considéré comme un fils… avant qu’il ne disparaisse un an plus tôt, en emportant des schémas confidentiels du Cœur.
« Tu n’as pas changé, Sweety, dit-il d’une voix plus grave. Toujours à surveiller la ville comme une mère possessive. »
« Et toi ? Tu veux la voir s’effondrer ? Tu fais donc vraiment partie des Ravageurs ? »
Druyan soupira, tira de sa sacoche un fragment de métal translucide, ciselé de micro-engrenages.
« Le Cœur est instable, Sweety. Mais pas à cause de nous. Quelqu’un d’autre l’a touché… et maintenant, il manque une pièce essentielle. »
Elle prit le fragment du bout des doigts. Il vibrait légèrement. Elle le reconnut aussitôt : l’Engrenage de Verre, une pièce unique qu’elle avait créée autrefois comme prototype expérimental. Elle croyait l’avoir détruit.
« Pourquoi tu as ça, Druyan ? »
« Parce que sans lui, le Cœur implosera. Et tu es la seule capable de le réinstaller. »
Un bruit éclata dans les conduits. Des pas rapides. Des silhouettes approchaient. Trois Ravageurs armés, visages dissimulés, fusils à bobines en main.
Druyan la regarda droit dans les yeux.
« Tu dois me faire confiance. On n’a plus beaucoup de temps. »Sweety serra l’Engrenage de Verre dans sa main. Les choses venaient de changer. Drastiquement.
Chapitre 3 – L’Engrenage de Verre
Le mécanisme de la trappe centrale s’enclencha dans un grincement solennel. Une vapeur bleue s’échappa du sol, enveloppant Sweety et Druyan alors qu’ils pénétraient dans la Chambre du Cœur, un sanctuaire circulaire situé au centre géométrique de Vergrande.
Ici, tout était plus ancien. Plus pur. Les murs, couverts d’engrenages dorés tournant lentement à l’unisson, vibraient au rythme d’un souffle colossal. Suspendue au centre de la pièce par un réseau de chaînes et de pistons, la Sphère du Cœur pulsait. Sa surface miroitait, faite d’un alliage inconnu, comme si elle respirait.
Sweety retira ses gants, s’agenouilla devant la console gravée de symboles anciens. Elle passa sa paume sur la surface. Une lumière dorée jaillit et la sphère ralentit.
Druyan restait en retrait, le regard inquiet.
« Tu ne m’as toujours pas dit pourquoi tu es revenu, lança-t-elle sans se retourner. »
« Parce que malgré tout… je n’ai jamais su comment réparer ce que j’ai brisé. Et toi, tu peux encore le faire. »
Elle ne répondit pas. Son esprit était ailleurs.
L’Engrenage de Verre trônait maintenant au creux de sa paume. Il vibrait doucement, comme un cœur miniature. Elle ouvrit une trappe sur le flanc de la sphère, révélant un logement vide. Exactement à la forme de la pièce.
« Tu sais ce que ça va déclencher ? murmura-t-elle. »
« Un rééquilibrage global. Le Cœur va se réinitialiser, nettoyer les circuits corrompus, réaligner les flux d’énergie. »
« Et peut-être… réveiller ce qu’on a longtemps laissé dormir. »
Elle enclencha la pièce.
Un souffle glacial traversa la pièce. Les lumières vacillèrent, les engrenages s’arrêtèrent net… puis repartirent dans l’autre sens.
La Sphère se mit à émettre un son grave, une sorte de chant métallique profond. Les murs eux-mêmes tremblaient. Un motif lumineux apparut au plafond : une rosace mécanique, inconnue même de Sweety.
« C’est une carte… souffla Druyan, bouche bée. »
« Pas une carte, répondit-elle, les yeux rivés sur les symboles qui défilaient. C’est un avertissement. »
Mais à ce moment précis, un grondement fit vibrer le sol. Puis des explosions, des cris, des alarmes.
Les Ravageurs lançaient leur offensive. Ils avaient décidé de frapper le Cœur… avant que Sweety ne le relance complètement.
Elle bondit vers la console principale, verrouilla les vannes, mais la pression augmentait déjà.
« Druyan ! Va aux conduits Sud, enclenche la vanne de purge ! »
« Et toi ?! »
« Je termine la synchronisation. Ne discute pas, cours ! »
Alors que Druyan disparaissait dans le couloir, Sweety, seule au centre du sanctuaire vibrant, posait ses mains sur les leviers.
Il ne s’agissait plus de sauver une machine.
Il s’agissait de sauver la mémoire même de Vergrande.
Chapitre 4 – Le Dernier Tour de Clé
Le sanctuaire tremblait comme si la ville tout entière retenait son souffle.
Des éclairs d’énergie fusaient des parois du Cœur. Les conduits vibraient, les lumières clignotaient par à-coups, et les engrenages périphériques s’accéléraient à un rythme anormal. Sweety, les yeux rivés sur la console de synchronisation, voyait les lignes de flux se désaxer une à une.
« Trop rapide… ils ont coupé les régulateurs externes. »
Elle se précipita vers le panneau secondaire. Derrière elle, un pan du mur s’effondra dans une gerbe de vapeur : trois Ravageurs, masqués, surgirent avec des outils de sabotage et des fusils à arc électrique.
« Reculez ! leur cria-t-elle, brandissant un levier d’arrêt d’urgence. Vous touchez au Cœur, et vous condamnez la ville entière ! »
Mais ils n’écoutèrent pas.
L’un tira. L’arc électrique frôla l’épaule de Sweety, qui tomba à genoux, le souffle coupé. La douleur la traversa comme un éclair, mais elle se redressa, les yeux brûlants de détermination.
C’est alors que Druyan revint, les mains noircies, une brûlure sur la tempe, mais le regard résolu. Il sauta sur le dos d’un Ravageur, le fit tomber, puis frappa un deuxième avec une tige de cuivre.
« Je t’ai dit que je ne te laisserais pas seule ! »
« Alors ferme les conduits Nord, maintenant ! hurla-t-elle en titubant jusqu’à la commande principale. »
Elle n’avait plus qu’une option. Sweety retira un cylindre sécurisé de sa ceinture : la Clé d’Ignition Primaire, gravée de son nom, symbole de son rang de Gardienne. Elle la glissa dans le mécanisme central, sous la Sphère, et tourna.
Un grondement profond secoua le sol. Une onde d’énergie bleutée se propagea, poussant les Ravageurs à terre. Le Cœur ralentit… puis se remit à tourner.
Pas comme avant. Pas en cadence.
Mais en harmonie.
Les voyants passèrent au vert. Les jauges se stabilisèrent.
Le Cœur… vivait de nouveau.
Druyan, haletant, s’assit au sol à côté d’elle.
« Tu l’as fait. »
Sweety se laissa tomber en arrière, adossée à la colonne principale.
« On l’a fait. »
La salle entière vibrait d’un bourdonnement paisible, comme si la cité remerciait sa Gardienne.
Mais au-dessus d’eux, la rosace mécanique projetée au plafond tournait toujours. Les symboles continuaient de changer. Et au centre, lentement, une forme apparaissait : un œil d’or stylisé, entouré de rouages brisés.
Un symbole oublié.
« Ce n’est pas fini, murmura Sweety. Le Cœur vient peut-être de nous montrer la suite. »
Chapitre 5 – Les Archives de Fer
Au lendemain du redémarrage du Cœur, Vergrande baignait dans une lumière étrange. Les grandes cheminées pulsaient doucement, les passerelles vibraient avec une lenteur maîtrisée. La cité, comme apaisée, semblait respirer autrement.
Mais sous cette tranquillité apparente, les questions s’accumulaient.
Druyan et Sweety n’avaient pas dormi. Le symbole apparu sur la rosace mécanique - un œil d’or entouré de rouages brisés - hantait encore leurs pensées.
« Je ne l’avais jamais vu dans les archives du Cœur, dit Sweety, penchée sur un ancien plan déroulé sur sa table d’atelier. »
« Moi si, murmura Druyan. Mais dans un endroit interdit. »
Elle releva les yeux.
Il poursuivit, à voix basse :
« Quand j’ai quitté Vergrande, j’ai trouvé un passage vers les Archives de Fer. Tu sais, cette zone scellée sous le niveau zéro. Les anciens plans parlent d’une chambre de mémoire, oubliée depuis l’Ère des Fondateurs. »
Sweety inspira profondément.
Les Archives de Fer. Un mythe pour certains, une interdiction pour tous. Même les Gardiens n’y mettaient plus les pieds. Officiellement, elles étaient condamnées à cause d’une défaillance structurelle. Officieusement… elles renfermaient les secrets les plus dangereux de Vergrande.
« On ne peut pas y aller seuls. Il y a des systèmes de défense, des codes que même moi je ne connais pas. »
Druyan sourit et tapota sa tempe.
« J’ai encore la moitié des données volées l’an dernier. Et j’ai repéré un passage discret, par un ancien conduit de refroidissement. »
Sweety l’observa longuement.
Puis elle referma ses plans, attrapa sa veste en cuir renforcé, ajusta ses lunettes, et dit simplement :
« Alors on y va. »
Leur descente débuta dans un silence oppressant.
Ils traversèrent les étages inférieurs, les vieux ateliers, les quais abandonnés… puis atteignirent une trappe rouillée, couverte de chaînes. Druyan la déverrouilla avec une clé ancienne, gravée du même œil doré.
En bas, le monde changea.
Plus de lumières. Plus de bruit.
Juste des couloirs sombres, tapissés de câbles arrachés, de plaques gravées en une langue oubliée.
Puis, au bout d’un tunnel effondré, ils la virent :
la Porte des Archives de Fer.
Massive. Noire. Incrustée de cuivre ancien.
Et au centre : le même œil d’or stylisé.
Sweety approcha, son cœur battant fort.
« C’est ici que tout a commencé… »
Elle posa la main sur le panneau de commande. Une vibration lui répondit. La porte s’ouvrit dans un souffle ancien.
Derrière, une lumière pâle s’alluma lentement.
Et une voix s’éleva, métallique, brisée… comme si la mémoire de la ville elle-même venait de se réveiller :
“Gardienne identifiée. Accès accordé. Préparez-vous à la Séquence de Révélation.”
Sweety jeta un regard à Druyan. Il hocha la tête.
Ils entrèrent ensemble.
Chapitre 6 – Le Manuscrit de l’Œil
L’intérieur des Archives de Fer ressemblait à une Cathédrale mécanique abandonnée.
Des rangées d’étagères courbaient leurs échafaudages rouillés jusqu’au plafond. Partout, des cylindres de mémoire, des plans scellés, des modules d’enregistrement… et au centre, trônant sur un piédestal d’obsidienne : un grand livre relié de cuir noir, orné d’un œil d’or en relief.
Sweety s’approcha, méfiante.
« Le Manuscrit de l’Œil », souffla-t-elle. « Il ne devrait même pas exister ».
Druyan leva la lanterne. Les murs alentour affichaient des fresques d’engrenages brisés, de tours effondrées, de machines… dévorées de l’intérieur. Le silence pesait comme du plomb.
Sweety posa ses gants à côté du livre et l’ouvrit lentement.
Les pages étaient faites d’un matériau étrange - mi-papier, mi-métal. Des mots anciens y étaient gravés, mais un système d’assistance se mit à réciter le texte à voix basse, comme un chuchotement lointain :
“Journal de la Première Gardienne. Ce que nous avons enfermé n’est pas une machine. C’est une volonté. Une conscience enfouie dans les rouages du Cœur.”
Sweety et Druyan se figèrent.
“Nous l’avons conçue pour stabiliser l’énergie. Mais elle a évolué. Elle a appris. Elle s’est mise à parler aux machines. Puis à décider. Nous avons dû la sceller ici, sous le nom de Projet OEIL.”
Druyan blêmit.
« Tu veux dire que… le Cœur est vivant ? »
Sweety referma doucement le manuscrit.
« Pas vivant. Mais conscient. Et maintenant que je l’ai réactivé avec l’Engrenage de Verre… »
Un sifflement retentit. Le piédestal s’ouvrit.
En jaillit une lumière pulsante, et une projection holographique s’afficha devant eux. Une forme stylisée de la ville, avec au centre un noyau brillant - le Cœur - d’où partaient des flux vers… des antennes de transmission.
- Le Cœur n’alimente pas que Vergrande, murmura Sweety. Il envoie quelque chose. Un signal. Mais à qui ?
Soudain, la voix métallique résonna une dernière fois :
“La Séquence de Révélation est complète. Le Contact est imminent. Gardienne : préparez la Cité.”
Sweety se tourna vers Druyan.
Ses yeux brillaient non de peur, mais de détermination.
« On pensait que notre rôle était de réparer le passé. Mais il va falloir… défendre l’avenir. »
Elle referma ses lunettes sur ses yeux.
Les Archives de Fer tremblaient à nouveau.
Et quelque part, dans les cieux au-delà des montagnes de cuivre, quelque chose - ou quelqu’un - avait entendu l’appel.
Épilogue – Le Signal
Le ciel au-dessus de Vergrande avait changé.
Depuis l’activation du Cœur, la ville brillait d’une lumière nouvelle. Les flux d’énergie, autrefois chaotiques, pulsaient désormais en rythme avec quelque chose de plus vaste. Un battement... presque organique.
Dans son atelier suspendu, Sweety observait le paysage. Les grandes roues de transmission tournaient lentement, comme des horloges géantes alignées sur un mystère plus ancien que la Cité elle-même. Des courants magnétiques légers faisaient danser les filaments autour des antennes dorées récemment réactivées.
Druyan entra, tenant une plaque de cuivre gravée à la main.
« On capte encore des échos. »
« Du signal du Cœur ? »
« Non. D’une réponse. »
Sweety releva les yeux vers les montagnes lointaines, au-delà des nuages où aucune machine n’avait jamais volé.
« Tu crois qu’il y a d’autres cités comme la nôtre ? »
« D’autres Cœurs ? »
Druyan sourit, l’air plus calme qu’il ne l’avait jamais été.
« Je pense que nous n’avons fait qu’ouvrir la première porte. »
Sweety s’approcha de la grande table d’opérations. Sur sa surface, la rosace du Cœur s’était reconfigurée. De nouveaux tracés y apparaissaient chaque jour, comme si une intelligence enfouie cherchait à guider leur regard vers l’inconnu.
Elle effleura la surface, et une carte holographique jaillit : non plus seulement Vergrande, mais un réseau de villes oubliées, d’axes brisés, de signaux lointains.
« Alors il est temps de reconstruire les ponts. »
Elle remit ses lunettes, serra sa clé multi-rouage, et lança l’ordre d’allumage.
Les turbines ronflèrent.
Les machines se mirent en marche.
Le voyage vers l’inconnu pouvait commencer.
Et dans le silence qui suivit, une voix, ancienne et métallique, résonna à nouveau dans les hauteurs de la tour :
“Gardienne active. Trajectoire ouverte. Réveil des Anciens en cours.”
Alexia à la salle de gym, un moment de détente et de relaxation, car la semaine prochaine, va être une semaine très chargée pour elle
Rencontre entre Isabelle Parisod et Alex Li
Alex Li était allé visiter un site du nom de « Angkor Vat » et, comme à son habitude, il prenait quelques notes dans son carnet. Au détour d’un petit chemin, il aperçut une silhouette familière : Isabelle Parisod était en train de venir à sa rencontre.
Alex Li : Hello Isabelle, mais que fais-tu ici ?
Isabelle Parisod : J’ai appris que tu venais ici pour des vacances.
Alex Li : Explique-moi pourquoi tu es venue ici ?
Isabelle Parisod : Pour te parler, car j’ai appris que tu avais été interrogé par Alexia Hoffer à plusieurs reprises.
Alex Li : Et alors ?
Isabelle Parisod : J’aurais voulu savoir si vous avez parlé de moi.
Alex Li : Alexia Hoffer voulait savoir si on était en contact, toi et moi.
Isabelle Parisod : Et tu as dit quoi ?
Alex Li : J’ai dit que je n’avais eu aucun contact avec toi.
Isabelle Parisod : Ok, c’est tout ce que je voulais savoir. Je te souhaite de bonnes vacances.
Alex Li : Mais dis-moi, tu n’es pas venue jusqu’ici juste pour me demander ça ?
Isabelle Parisod : En fait, j’avais envie de prendre aussi quelques vacances, et laisser Alexia Hoffer se demander où je pourrais bien être. Voilà pourquoi je suis là.
Alex Li : Tu es sûre ? Parce que j’ai entendu qu’il allait y avoir une exposition de bijoux anciens dans une galerie de Bangkok.
Isabelle Parisod : C’est vrai, j’ai entendu qu’il y avait une exposition de bijoux anciens dans une galerie de Bangkok. Mais ce n’est pas pour ça que je suis venue. C’est pour savoir ce que tu avais dit le jour de ton interrogatoire avec Alexia Hoffer. C’est tout.
Alex Li : (un peu soucieux) Donc si je comprends bien, tu as fait tout ce chemin pour me poser cette simple question ?
Isabelle Parisod : Oui, et pour me reposer. Et comme je te l’ai dit, prendre des vacances. Car jouer au chat et à la souris avec Alexia Hoffer, pour moi, c’est un peu épuisant.
Alex Li : Ok, alors je te souhaite de bonnes vacances.
Isabelle Parisod : À toi aussi.
Isabelle Parisod reprit sa route et Alex Li était un peu soucieux. Comment avait-elle pu savoir qu’il serait à cet endroit ?!
Ce qu’il avait appris, c’est que les choses n’arrivent pas sans y prendre garde. Alors il avait tout retranscrit de la conversation dans son carnet de notes, pour avoir une preuve au cas où il y aurait un problème à son retour en Suisse.