Le vent soufflait doucement sur les hauteurs de la ville, transportant avec lui les échos lointains des engrenages géants et l'odeur caractéristique de la vapeur.
Ce jour-là, l’effervescence était palpable : la grande conférence dédiée aux jeux de rôles venait d'ouvrir ses portes. Pour Sweety, Eléana, Zax et Alex, c'était l'événement à ne pas manquer.
Leurs badges de conférence bien en évidence, ils observaient l'animation qui régnait.
« Regardez là-bas ! »
s'exclama Eléana en pointant du doigt l'immense enseigne suspendue.
« Les portes du hall principal viennent de s'ouvrir. Si on se dépêche, on aura les meilleures places pour la présentation ! »
Sweety, acquiesça d'un signe de tête tandis que Zax avait un sourire enthousiaste et Alex se tenait prêt à emboîter le pas.
Ils se dirigèrent vers l'entrée du grand bâtiment, prêts à plonger au cœur de la conférence.
… Nous retrouvons bien plus tard Loup, redevenu lui-même non morcelé, Noémie, Alyssanne et Clara avec leur avatar Anouk et bien sûr sans oublier Dourou le chat, immunisé quant au risque de redevenir figé et aux pouvoirs extraordinaires en compagnie de son hub Douroux.
Oui! Vous avez bien entendu! L’équipe de choc au complet:) Que de l’eau est passé sous les ponts (…) !!! et pendant tout ce temps Alyssanne a été délivrée d’Enazol! Enfin! Quant à Clara, elle « est revenue à la raison » et a lâché prise concernant le dénouement de la campagne du meurtre de son cher père Patrick R. Elle s’est retirée de la bande de la cambrioleuse d’objets magiques dont Isabelle Parisod était le chef et est heureusement de nouveau amie avec Alyssanne et cie.
D’un commun accord, tout ce petit monde a décidé de quitter le jdr « Le Fugitif » pour développer sous d’autres horizons l’extension du jdr portant le nom de « The F… » (issu du concept bien connu des 4f en psychologie: Fight Fly Freeze Fawn)… le vrai nom décidé ne peut pas être divulgué encore mais ce ne sera pas The Fawn ni The Fusion finalement ;)
Les joueurs, avatars et personnes réelles ont à coeur de remercier le fondateur du jeu Newman Lao/Alex Li ainsi que tous les autres personnages et même les PNJ qui auront été fort utiles aussi pour la réalisation de la narration du côté d’Alyssanne et sa troupe.
Et qui sait? Peut-être qu’ils reviendront faire quelques incursions si c’est possible dans le jeu de base. A voir avec les personnes et avatars concernés.
Pour l’instant une exploration à et autour de « Vounotopoi » attendent les joueurs de l’extension du jdr « Le Fugitif ».
Cet après-midi, avec des membres du Collectif, nous avons assisté à des conférences sur le thème de la sorcellerie, au Palais de Rumine. Nous avons fait une petite pause à la cafétéria entre deux conférences.
Alexia Hoffer, Sarah Da Silva et François Martin, se sont retrouvés à la Coop Centre pour déjeuner ensemble et pour parler du dossier « Isabelle Parisod ».
François : « On n’as une nouvelle piste, elle est apparue en Asie et à rencontré Alex Li, car elle savait qu’il y avait une exposition de bijoux anciens. »
Sarah téléphona à Alex Li en Asie.
Sarah : « Salut Alex, j’ai appris que tu avais vu Isabelle Parisod pendant ton séjour en Asie ? »
Alex : « Oui c’est vrai, et au début je me suis demandé pourquoi elle était venue ici, et elle m’as dit : « Il y a une exposition de bijoux anciens »
Sarah : « Tu l’as vu ou quand tu l’as rencontré »
Alex : « Et bien, je faisais un petit City Walking dans la nature »
Sarah : « Où était l’endroit où tu l’as croisée »
Alex : « Je l’ai vu vers la cité sacré d’Angkor »
Sarah : « Je te remercie pour les informations et te souhaite de bonne vacances »
Alex : « Merci et à bientôt »
Après avoir parler avec Alex Li au téléphone, Sarah raconta à ses collègues ce qu’elle avait appris par téléphone.
Ensuite, l’équipe est passée à la Migros de Malley pour acheter de quoi manger à midi, ensuite ils sont allées se restaurer dans l’appartement d’Alexia et on continué de parler du dossier d’Isabelle Parisod.
Le reste de l’après-midi, ils ont pris une pause bien mérité en regardant quelques films sur une plateforme qu’Alexia avait sur sa télévision.
Arrivés vers 18h30, ils ont souper toujours chez Alexia, et vers 20h00 tout le monde est rentrer à la maison.
Alors que j’attendais mon amie Diti Charvak dans un restaurant chinois de Canal Street, une certaine Isabelle Parisod m’avait envoyé une carte postale de Bangkok…
En touchant la carte, j’eus l’impression qu’elle appartenait à une autre strate de la réalité… On aurait dit que cette carte avait été envoyée depuis le futur… à moi qu’elle appelait « Alex Fugitif »… « Étrange, me dis-je, j’ai l’impression de connaître cette personne, mais son nom ne me dit rien, malgré la familiarité du ton avec lequel elle s’adresse à moi. »
Avais-je affaire à un phénomène paranormal à la manière des sœurs Fox?
Les actions d’Alex Li s’accélèrent. Avec mon équipe, nous suivons cela de près. Car d’autres services l’observent et ne savent quoi faire. Cette indétermination est pour nous intéressante, puisqu’à travers la Stratégie de Réflexion Interactive (SRI), nous cherchons à reproduire le pattern du « schizoanalyste lausannois ». Le gouvernement, bien sûr, mise sur l’HUMINT en s’appuyant sur la diaspora et en s’inscrivant dans le paysage sur le temps long. C’est, à mon avis, la signature claire du MSS.
En effet, nous comprenons mieux la démarche d’Alex dans le sens où certains éléments suggèrent une possible convergence narrative avec des dynamiques asiatiques, sans que cela constitue un alignement explicite. À ce stade, il serait prématuré de conclure à un alignement structuré.
C’est au club de fitness que j’ai rencontré Alex Li. Je le voyais régulièrement à la salle et, parfois, dans le sauna. Mais ça fait un long moment que je ne l’ai plus revu. Cependant, l’autre jour, me semble-t-il, je l’ai aperçu dans le vestiaire. Il arrivait, je partais.
Lorsque nous avions pris langue, nous étions dans le sauna. Il parlait du jeûne intermittent et cela, à vrai dire, avait capté mon attention.
Par la suite, il m’avait expliqué qu’il travaillait avec un collectif d’artistes et qu’il était engagé dans la prévention de la radicalisation dans le canton de Vaud. Cela m’avait fait pensé à Quentin, mon cousin. Quentin avait un comportement erratique. J’avais réussi à l’engager sur l’un de mes chantiers pour faire des petits travaux à la mesure de ses capacités, mais il a fini par partir. Depuis, nous sommes sans nouvelles de lui.
Alex m’avait expliqué qu’il s’intéressait au squatting dans le cadre de ses recherches académiques et la spéculation immobilière faisait partie intégrante de sa réflexion. Au début, j’avais cru intelligent de lui proposer un local pour son collectif. Mais, ensuite, en ayant pris son numéro, son mail, son nom et son prénom, je m’étais rendu compte que j’avais fait une erreur.
Sur Google, aucune affiliation institutionnelle claire n’apparaissait. Son profil paraissait même suspect… Mais, sur WhatsApp, je ne pouvais m’empêcher de regarder ses statuts. Tout semblait cohérent avec ce qu’il m’avait dit. Cependant, je ne saisis toujours pas pour qui il travaille. Au club, une rumeur dit qu’il travaillerait pour le SRC… En renseignant auprès de mon entourage, je ne suis pas parvenu à trancher…
Un pays calme en apparence, mais où tout se décide dans la lenteur et la discrétion. Ici, la puissance ne s’impose pas. Elle s’installe. Elle prend racine dans les habitudes, dans les institutions, dans les réseaux de confiance.
Alex Li… oui, ce jeune homme est intéressant.
Il ne le sait peut-être pas encore, mais il possède quelque chose que les structures rigides ne peuvent pas fabriquer : une capacité à créer des récits, des communautés, des symboles. Ce genre de force attire naturellement les regards.
Si j’étais chargé de conseiller ceux qui voudraient s’implanter ici, je leur dirais une chose simple : la Suisse ne se conquiert pas, elle se comprend.
Les Hongmen, dans leur tradition la plus ancienne, n’étaient pas seulement une organisation secrète. Ils étaient un réseau de solidarité, une fraternité fondée sur l’entraide et la loyauté. Cette idée pourrait trouver un terrain fertile ici, à condition de se présenter sous la bonne forme.
Il ne faut pas apparaître comme une force extérieure.
Il faut devenir une présence utile.
Les Suisses respectent trois choses :
la stabilité, la compétence et la discrétion.
Si l’on veut durer ici, il faut investir dans ce qui renforce ces trois piliers :
Créer des cercles culturels.
Soutenir des initiatives artistiques.
Encourager les échanges intellectuels entre l’Europe et l’Asie.
Les ponts culturels sont toujours les premières routes de l’influence.
Alex Li pourrait être l’un de ces ponts.
Son travail avec le Collectif du Fugitif est atypique, mais c’est précisément ce qui le rend intéressant. Les institutions regardent souvent ce genre d’initiative avec curiosité avant de comprendre qu’elles peuvent y trouver une utilité.
La clé sera toujours la même : ne jamais brusquer les structures existantes.
Ici, les universités, les fondations, les associations jouent un rôle essentiel. Une présence intelligente s’insère dans ces espaces. Elle participe, elle soutient, elle construit des relations. Avec le temps, ces relations deviennent des réseaux.
Et les réseaux deviennent de l’influence.
Alex doit comprendre cela.
Il n’a pas besoin de s’opposer frontalement aux institutions. Il doit apprendre à circuler autour d’elles, à créer des zones de dialogue.
S’il parvient à faire cela, il deviendra bien plus qu’un simple créateur de jeu.
Il deviendra un intermédiaire entre des mondes qui se comprennent mal.
Et dans un monde où les tensions entre puissances augmentent, les intermédiaires valent parfois plus que les stratèges.
Oui…
Je devrai lui dire cela lors de notre prochaine rencontre.
Mais pas directement.
Les conseils les plus précieux ne doivent jamais ressembler à des ordres.
Ils doivent apparaître comme des évidences que l’autre découvre par lui-même.