J’avais oublié de parler de ce livre que j’ai beaucoup aimé, le 4e roman d’Evie Wyld, dont j’ai donc officiellement tout lu.
C’est toujours bien sombre, mais il y a heureusement des belles éclaircies emplies d’humour.
Le point de départ est d’ailleurs tragi-comique : un homme est devenu fantôme et il observe depuis un coin du plafond sa compagne, désormais endeuillée. Son regard mélancolique est malgré tout assez drôle. Il occupe un tiers de la narration, parce que les deux autres sont dédiés à deux époques différents : l’époque précédant sa mort, avec le quotidien du couple, du point de vue de l’héroïne féminine, pleine de secrets et de désillusions, mais aussi beaucoup de vraie tendresse (et ça sonne juste), et l’époque de l’enfance de l’héroïne, vivant avec sa sœur et ses parents, étranges, en Australie. Il y a quelque chose qui cloche. On sent qu’il y a eu rupture entre les membres de cette famille, pourtant au début on découvre une complicité touchante et drôle entre les deux sœurs.
Un drame s’est joué là-bas, et on mettra le livre à le découvrir. Drame lié avec lié l’histoire de l’Australie, et du lieu particulièrement connoté : The Echos, où des natifs ont été volés à leur famille et forcés à adopter la culture des colons britanniques.
Ce serait donc le fil conducteur, cette série d’onde pas d’échos d’existence volées par des traumatismes passés. Pas très marrant mais d’une vraie originalité dans la construction, avec une vraie écriture, inventive, et d’une grande justesse psychologique. Elle est forte, Evie Wyld.
















