LIFE (2017) Et voici débarquer Daniel Espinosa, ravageant tout sur son passage, à l’image du sublime ARRIVAL (2016) de Denis Villeneuve: ne jouant pas sur le même terrain “Lovecraftien” -quoique-, LIFE est un prétendant sérieux au titre de meilleur film de S-F de l’année. Garni d’un cast rôdé, dont Ryan Reynolds (un peu enfermé dans son rôle d’imbécile rigolo, d’ailleurs; l’acteur ayant déjà joué pour Espinosa), ainsi que l’excellente Rebecca Ferguson et, pour le coup, l’incroyable Jake Gylenhall dont sa performance est indissociable de son personnage: notons également l’agréable présence de Monsieur Hiroyuki Sanada (RING - 1998); LIFE est sans conteste le nouveau ALIEN (1979) (sans le cachet graphique d’un Giger, certes). Alors OUI, carrément, ce space-horror movie au contexte scientifique “réaliste” posant son propos avec art et dignité, comme on ne l’avait plus vu depuis... 1979. Abouti autant visuellement que scénaristiquement, doté de scènes déjà cultes (le cutter plasma, nom de Dieu! On avait droit à ça que dans les jeux Dead Space!) et de twists ingénieux (le climax et la fin qui nous clouent au fauteuil), LIFE sublime, effraie, et glorifie le 7ème Art (et plus généralement la S-F) d’une manière renouvelée (d’où “LE NOUVEAU ALIEN” et non pas “UN FAUX REBOOT D’ALIEN”). On tiquera (hors-contexte filmique) sur la traduction française déplorable “LIFE - ORIGINE INCONNUE”, bien qu’on apprenne dès la première minute qu’on la connaît, cette fameuse origine, et sur l’affiche “scaphandre” (très série B) insensée du dit long-métrage, oeuvre d’une communication plus qu’hasardeuse. LIFE, c’est donc du tout bon, car, “dans l’Espace, personne ne vous entend crier”. LE NOUVEAU ALIEN /20




















