ANACONDA (1997)
Razzie-awardisé dès sa sortie, ANACONDA fait partie de ces films auxquels on attribue le terme “navet”: c’est sûr qu’avec la quantité effarante de suites qui ont suivi se nanardisant de plus en plus avec le temps, le film d’horreur américain/brésilien/péruvien (?) mettant en scène Jennifer Lopez, Ice Cube et John Voight (!) contre un serpent géant a de quoi faire sourire. Une équipe de tournage menée par la chanteuse -hélas loin des performances de femmes fortes à la Ellen RIpley/Sarah COnnor- part à la recherche de la Tribu des Brumes -fallait bien un prétexte-: heureusement que le résumé débile du générique d’ouverture nous a mentionné que l’anaconda est le plus grand prédateur du monde, le plus féroce, le plus méchant, et qu’en plus il régurgite ses proies avalées pour les tuer et les consommer -paye ton spoil!-. Bref, la team irréprochablement multi-ethnique va non seulement rencontrer le reptile qui donne son nom à ANACONDA, mais surtout un vieux braconneur coriace qui va détourner leur bateau, et se transformer en tyrannique despote/chasseur fou, obsédé par la capture de la créature géante -l’appât du gain-. Ouvertement fantastique, ANACONDA tient visuellement le coup grâce à ses VFX en CGI ultra-impressionnants pour l’époque -y’a plus de vingt ans-, qui permettent un affrontement final très dynamique, lorsqu’il n’est pas entrecoupé de séquences subjectives à la manière d’un EVIL DEAD (1981): l’animatronique n’est pas trop mal non plus, mais accuse le poids d’un âge certain. Pas de quoi s’affoler, l’anaconda ne venant tourmenter qu’à de rares occasions nos protagonistes salement stéréotypés: le vrai méchant étant un John Voight ouvrant presque la voie au prochain papy taré qui débarquera dans la licence -David Hasselhoff dans ANACONDA 3 - L’HÉRITIER (2008), on ne s’étonne pas que les nominations des Razzie Awars sont les suivantes: “nomination aux prix du plus mauvais film, du plus mauvais réalisateur, du plus mauvais scénario et du plus mauvais acteur (Jon Voight)” -Wikipédia-. De ce fait, quand on regarde aujourd’hui ANACONDA -en VF, tant qu’à faire-, on a le sentiment de visionner ce que THE ASYLUM pourrait faire avec de plus gros moyens et un semblant d’histoire: on se situe bel et bien à des lieues des grands noms du genre, même moins sérieux... ANACONDA est sacrément con, c’est vrai...que fout ce phacochère ici, que fout Owen Wilson ici??? Du coup, est-ce que la prestation la plus naze de Jon Voight ainsi que les scènes téléphonées de ANACONDA font de ce dernier un navet? N’est-ce pas là la preuve qu’un navet est en fait un nanar à plusieurs millions? Que de théories!!! En tout cas, ANACONDA est culte, que ce soit pour de bonnes -CGI/VFX- ou de mauvaises raisons -tout le reste: mais si vous avez l’appétit d’un cinéphage, ça conviendra. Sinon, pour les cinéphiles pur jus, on peut toujours se remater l’inéalable THE CELL (2000), auquel Jennifer Lopez fait honneur en tant qu’actrice et personnage: oui, on va faire ça. Car il est incompréhensible que l’homme derrière SNIPER (1993) ait pu faire ce truc...
IF YOU SQUEEZE MY LIZARD, I’LL THROW MY SNAKE ON YOU /20