MODE : Gucci lance une campagne contre les mariages précoces
Dans le cadre de cette initiative, la griffe de luxe du groupe Kering s’associe à la réalisatrice pakistanaise Sharmeen Obaid-Chinoy, couronnée par deux Oscars pour ses documentaires dénonçant les violences contre les femmes, en collaborant à la production de son court-métrage Sitara, qui raconte l’histoire de Pari, jeune fille contrainte à renoncer à son rêve de devenir pilote à cause d’un mariage forcé.
Pour dénoncer cette injustice, la journaliste Stephanie Sinclair publie une série de clichés ,en 2003 de petite fille mariées à des hommes plus agée. La journaliste Sinclair interréssé par le sujet des jeunes fille mariées,décide de créer une association " Too Young to Wed" en 2012. Au cour d'un voyage en Afghanistan, elle réalise que 53% des femmes mariées sont agées de moins de 18 ans. Sur le site de son association, elle manifeste avec horreur :
"Chaque fille que j'ai rencontrée, dans chaque pays, m'a complètement brisé le coeur. En particulier celles qui étaient mariées à des hommes beaucoup plus âgés qu'elles". Ces femmes héroïques vivent leur vie comme tout le monde, mais si elles sont assez à l'aise avec vous pour évoquer leur passé, vous prenez conscience de l'énorme traumatisme qu'elles ont vécu durant leur enfance. "
Très traumatisée par ce phénomène inquiétant, l'américaine photographe présente son travail sur la chaîne National Geography en 2011 et raconte le drame dont elle fut témoin. Lors de son passage, elle explique un témoignage boulversant où plusieurs jeunes filles préfèrent se sucider au lieu de subir ce qu'il leur attend... Si certaines fillettes ne comprennent pas la situation, certaines sont conscientes de la suite. Des maltraitances, des viols conjugales, des grossesses non désirées ainsi qu'une perte de liberté.
D'après Stéphanie Sinclair, la pauvreté est ce qui provoque le mariage forcé. Elle indique qu'elle ne veut stigmatiser aucune religion sur ces actions. Un mariage forcé sur de jeunes filles sans éducation est un cercle vicieux. Sans éducation, celle-ci seront amenées un jour à reproduire ces coutumes, propres à leurs familles, sur leurs propres enfants.
Par exemple, un destin brisé est montré :
En effet, Ghulam, âgée de seulement 11 ans, rêve d'être institutrice. Mariée à un homme de 40 ans qui vient d'un petit village d'Afghanistan. Ses parents la retire de l'école où elle étudiait chaque jour, mariée de force et aujourd'hui, la voilà soumise à son mari...
Si son combat contre le mariage forcé de jeune enfant est encore loin d'être fini. En effet, la journaliste peut être très satisfaite de ses actes car grâce à elle, Mejgon, âgée de 11 ans a réussie à s'en sortir. Elle fut "vendue" par son père à un vieillard âgé de 60 ans, contre deux boites d'héroïne.
Elle peut aujourd'hui vivre avec sûreté. Elle vit aujourd'hui au sein d'une fondation créée dans une région par les Nations Unies. Après de nombreuses années accompagnées de violences quotidiennes, Mejgon reste à vie traumatisée :
"De toute ma vie, je n'ai jamais expérimenté l'amour", confesse-t-elle à Stephanie, 5 ans après leur première rencontre.
Pour soutenir la cause de ces femmes mariées de force, de nombreuses associations leur viennent en aide.
Dans un premier temps, nous allons parler de CARE internationale.,
CARE Internationale est une association fondée en 1945, aux Etats-Unis. L'ONG internationale CARE est l'un des plus grand réseaux d'aide humanitaire.
Leur objectif est de lutter contre la pauvreté et de défendre l'accés aux droits fondamentaux. Ils menent des programmes d'éducation, de sécurité alimentaire, d'accès à l'eau potable, de santé, d'activités génératrices de revenus...
Le CARE Internationale lutte contre le mariage forcé. Selon cette organisation, chaque jour, près de 39 000 filles sont mariées. Un nombre étonnant et innacceptable.
«La mise en place de politiques contre les mariages forcés et l'accès à l'éducation primaire et secondaire sont des actions essentielles mais insuffisantes pour mettre fin à cette pratique. Le réseau humanitaire CARE lutte contre les causes profondes des mariages forcés », explique Philippe Lévêque, directeur de CARE France. L'asociation lutte pour le mariage forcé "précoce". CARE s'engage à aider les communautés pour trouver des solutions ou des alternatives tel que payer l'école aux juenes enfants pour pouvoir leur assurer un diplôme sûr etc...
Dans un second temps, nous allons parler du Planning Famillial. Selon eux, le mariage forcé est "une violence innaceptable faite aux femmes". Il décrit un mariage forcé comme une violation des droits humains. La prévention reste un élement incontournable pour éviter plus de cas de ce genre. Le Planning Familial met en pratique des préventions et des actions susceptibles d'être assimilées à un "mariage forcé". Ce projet est en partenariat avec les associations SAFIA (Solidarité des Femmes d'Ici et d'Ailleurs) et RIFEN (Rencontre Internationale des Femmes Noires). Ils mettent en place des animations de prévention contre les mariages forcés.
Pour l'homme promis, se marier avec une jeune fille vierge indique qu'il a le respect de la belle-famille. C'est par l'homme que l'honneur et la reconnaissance sociale se fait.
Cependant, si il s'oppose a cette union arrangé, celui-ci sera considéré comme "la honte de sa famille". En refusant le mariage, il risque le reniement radical de la famille qui bannira l'individu.
La raison fondamentale de ce type de mariage est la religion.
Pour certaines familles musulmanes, le mariage imposé par les parents est une prescription religieuse, Cependant,le mariage forcé n'est pas une pratique islamique car le père ou le tuteur est dans l'obligation de marier sa fille, alors consentante.
Le Shaykh Muhâmmad Ibnou Sâlih Al'Utheymine, professeur à l'institut scientifique, dit clairement ce qui suit: "[...] ainsi si il la marie contre sa volonté et la contraint par des menaces ou en la battant, le mariage n'est pas valable..."
Le Shaykh Muhâmmad Ibnou Sâlih Al'Utheymine est né à Ounayza en 1926. Il a apprit et étudié le Saint Coran et est parti à la recherche de la science, a apprit l’art de l’écriture et du calcul et d’autres matières. Il enseigne à la mosquée et a été nommé professeur à l'institut scientifique tout en étant membre du conseil des grands savants du Royaume d’Arabie Saoudite. Cheikh al ‘Outhaymine est mort à l’âge de 74 ans, laissant un héritage de connaissance, son engagement sincère et sa lutte au service de l’Islam
La pression la plus insupportable et qui engendre l'obligation à la fille d'accepter est dûe à de nombreuses interdictions telles que : sortir, continuer la scolarité...
L'interdiction la plus grave va jusqu'à séquestration, violence etc..
La programmation du mariage est généralement dès la naissance. L'information est tenue secrète par l'entourage pour ne pas faire éveiller les soupçons.
Du point de vue de la fille, le père est souvent le responsable de cet acte car il est vu comme 'seul tuteur' de la fille. Traditionnellement, il doit promettre un avenir sûr et sécurisé à sa fille, en la mariant à une personne qu'il juge être respectable pour son enfant. La fille est souvent mariée jeune car pour la belle-famille, celle-ci serait "plus précieuse", lorsqu'elle est jeune et vierge. La fille considérée est promise à une famille de confiance sachant la protéger et non l’accueillir comme une étrangère.