Et même au dernier jour du monde, avec le corps, l’âme et le cœur en ruine, je continuerai de t’aimer…
V. H. SCORP

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Et même au dernier jour du monde, avec le corps, l’âme et le cœur en ruine, je continuerai de t’aimer…
V. H. SCORP
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Des miettes de poésie
Écrire un haïku
- Mathilde Fauve
Miettes
Yeux clairs et bienveillants... Ne connaissant pas le mot "orage", Ils regardent le monde, tout en s'ecarquillant, pas encore conscients des "choses" humaines. Ici, nous sommes debout. Seules des miettes du monde devenaient visibles. Toutes les ordures sont encore à venir .. Ne vous précipitez pas vers l'âge adulte, attendez! Vous entrerez dans un monde inconnu. Vous ratisserez les problèmes malveillants. Vous comprendrez à quel point la vie est facile. Avec le moment présent, hélas... rires. Il y avait tout et il n'y avait rien, Et maintenant il n'y a personne. Les griefs, la haine dans l'âme nous frôlent. Nous ne voyons pas un bon mot - pas un seul. Ici vous avez grandi et prospéré... Tout fier, vantard, ils disent : Regarde quel brave homme je suis. Un homme audacieux de son travail. Mais qu'en est-il de l'âme ? Il y a beaucoup de visions dans mes pensées, qui gâtent la pauvre âme. Que vous soyez né dans un monde sans mirages et sans histoires mondaines.
Ne connaissant pas cette vie : Colère, colère et bouillie addictive.
J'ai essayé, encore et encore, j'essaie d'être là, entre ce que je vois et ce qui m'entoure, j'essaie de détacher ma voix de ma gorge et de rendre ses notes quelque chose d'audible, même si après la tentative je me sens plus épuisé par moi-même, et il me reste la certitude que me retrouver abandonné par le vent est ma raison, ce qui a été et doit être ainsi. Je reviens au tour des feuilles qui s'élèvent pour courir après les lignes, espérant retrouver ce que j'ai déjà connu et dont je n'ai pas de mots et il n'y a pas de place pour l'explication....
Les-portes-du-sud
Un trou dans son t-shirt, près de la clavicule. Une tâche de confiture. Une miette au coin de la bouche. Une remarque trop acide pour une des filles du groupe. Ces détails que je trouve disgracieux chez les autres, chez lui c'est justement ce qui fait tout son charme. Discret, je le regarde et je salive un peu.
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Un trou dans son t-shirt près de la clavicule
Une tâche de confiture, une miette au coin de la bouche
Une remarque trop acide pour une des filles du groupe
Ces détails que je trouve disgracieux chez les autres
Chez lui c'est justement ce qui fait tout son charme
Discret, je le regarde et je salive un peu
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Un trou dans son t-shirt
Une miette qui flirte
Avec le coin de sa bouche
Des remarques un peu louches
Ces détails disgracieux
Chez lui font tout son charme
Discret, je le regarde
Et je salive un peu
François Durif, Miettes, 2021
English Breakfast : beans with tomato sauce, scrambled eggs, bacon, sauted potatoes
Blog-note d’intention
Il n’existe pas dans la nature de fragments. Le plus petit des morceaux est encore le tout.
Chaque miette est l’univers.
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Construit à la manière de la ferme ou de l’ermitage, ça commence par un cabanon, auquel se rajoute un petit pont, puis une maison, une cour, une autre cabane.
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Le blog-note, c’est le fait d’associer ces fragments. C’est faire des suites de petits instants, qui n’ont pas nécessairement de liens entre eux et où l’on ne conserve que l’émotion.
Ce n’est ni un recueil d’informations ni un album, il n’y a pas de sujet ; ce n’est pas un essai, il n’y a pas de thèse défendue ; ça ne se situe pas dans les environs du conte, non plus du roman, ce sont des petites listes de marché, des petites corbeilles, des bribes de souvenirs, des petites collections, des petites anecdotes, des résumés, des fragments, des miettes.
Ce n’est pas une piste, plutôt une digression constante, un pèlerinage errant. Mais, l’errance, à force de marcher, de marteler sur la mousse, sur les feuilles mortes, sur la boue, crée une sorte de chemin quand même.
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Ce qui m’ennuie dans le rédactionnel, c’est l’irréversibilité d’un choix narratif dès son emprunt. De la biographie au roman, de Goldin à Wall – de la vérité au mensonge, certains ont confisqué une part d’eux-mêmes, de ce qu’ils auraient pu dire de leur expérience. Je ne veux pas me restreindre, je veux à la fois le vrai, à la fois le faux.
Et je veux les mêler.
Lorsque vous acceptez de dire faux, vous arrivez à crypter, à construire quelque chose qui n’est pas prévu.
Dans la psychanalyse, il s’agit de faire resurgir quelque chose que l’on ne sait pas, spontanément, en se laissant aller à dire tout et n’importe quoi. Impossible dans la création, car acte trop volontaire – on est trop maître de ce que l’on fait pour pouvoir prétendre être spontané. Pour essayer d’approcher cette spontanéité, je m’impose une règle ; cultiver au mieux la différence d’un travail à l’autre, d’un “post” à l’autre, et dans son genre, et dans sa nature, et dans sa technique. Dans ce cas, il faudra de tout, du moins, du plus possible.
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Trouver un style où, au-delà des formulations et des récits, la biographie, le mensonge, la vérité, le langage, la narration, le flou, le net, tout puisse se trouver indémêlable, et dans lequel je n’ai pas à contrôler quoi que ce soit.
La seule règle que je dois observer est l’imprévisibilité de la suite.
Il faut que le contraste soit là,
c’est le plaisir de ce qui surgit ;
(de l’aube).
photo : @Riot_N_Chill