Je vais écrire comment se passe mon week-end qui s'annonçait moyen. Je vais mettre ça sous un cut ça va être long.
Les personnages de l'histoire (en dehors de moi) :
B, qui a proposé l'idée de sortie à Nigloland à la base, est celui qui a la voiture, qui m'a rejoint à Tokyo sur mes 2 dernières semaines et qui m'a pourri la fin du voyage avec son pote. Malus, il est en dépression intense et phase regressive post diagnostics.
N, qui est en études supérieures, prépare sa rentrée, bien occupé en général. Souvent tête en l'air, mais toujours enthousiaste.
L, le pote qui bosse, et avec qui j'ai discuté en arrière plan car j'ai pressenti la merde arriver. Il était diag hyperactif enfant, parait assez enfantin et "de trop" régulièrement. Mais EST responsable et sait gérer les situations rocambolesques. Accessoirement mon ex de lycée/jeune adulte avec qui je suis en bon termes.
Pour résumer la semaine (à partir de lundi). On est sensé partir le vendredi aprem, récupérer L sur son lieu de boulot, faire des courses et prendre l'autoroute au logement (3h30 de route).
Le lundi, j'ai aucune infos d'organisation sur la nourriture et le trajet. Je pose des questions dans le canal discord dédié. Personne ne me répond, sauf L.
Je préviens L en privé que j'ai les traumas d'avoir été la seule adulte responsable au Japon et que je stresse. Adorable, il prend les devants et aide beaucoup sur le plan des repas (4) à plus ou moins acheter à l'avance.
Moi j'insiste sur le fait que j'aimerai avoir des réponses, même un "ça me plaît pas, je fais dans mon coin". Mais soit ça répond à côté de la plaque, soit ça se lit comme du foutage de gueule de mes émotions. Donc ça m'énerve et me stresse de ouf. J'en parle à quelques uns d'entre vous les mutus, mes proches et mes parents qui sont à 2 doigts de me confisquer mon portable tellement ça me met sur les nerfs et en stress.
Avec L, on a explicité le dérouler de la bouffe, et nous on s'y tiendra et basta.
Le jeudi après midi seulement, je sais à quelle heure et où me récupère B.
Vendredi après midi, B a du retard. 1HEURE. Certes peu. Mais on a des courses à faire et 4h de route avec les pauses.
J'entre dans la voiture et vraiment, j'incendie B de tout ce que je pense depuis une semaine. Et surtout insiste que :
C'est pas normal que ce soit moi qui doive gérer le tout. Et qui y a pensé. Et que seul L m'a répondu et essayer d'aider (on est 4 à partir)
Que je suis énormément vexée qu'on ne m'écoute pas, ou qu'on réponde l'équivalence de "je m'en balek" quand je dis que ça me stresse de pas avoir d'organisation.
Que quand le premier plat que j'ose suggérer on me répond "eww" et propose juste après LE MÊME PLAT à UN ingrédients près. C'est du foutage de gueule+ j'ai l'impression d'avoir affaire a un gamin de maternelle qui me répond "Berk caca boudin c'est degueu" bah ça me donne pas envie d'essayer, ni d'interagir.
Qu'il parlait et répondait dans tous les canaux de discussions, sauf celui de l'orga du voyage, même quand on le taggait...
Que je n'ai eu l'information sur où et quand on me prend seulement 24h avant départ. Ça me stresse et que C'EST PAS NORMAL.
Que le minimum de questions que j'ai posé, ça aurait dû être réfléchit et validé à minima 1 semaine avant départ vu l'ampleur de la distance.
Je lui ai aussi ramené à la tête tout ce que je n'avais toujours pas digéré de Tokyo (ça fait 10 mois)
Qu'en tant que personne qui a proposé le séjour, c'était INADMISSIBLE qu'il n'ai rien osé proposé une seule fois dans l'organisation du voyage.
Donc évidemment, il n'a pas su où se mettre à part quelques excuses et "oui mais à Tokyo on en a discuté des problèmes" ce à quoi j'ai répondu "oui, mais après que le problème s'est produit alors que si t'avais parlé pendant, il ne serait jamais survenu".
Donc ensuite, QU'EST CE QU'IL SE PASSE ? Bah il me demande l'adresse de L, ce à quoi je lui ai répondu sèchement "tu ne lui as pas demandé ???" Donc il a pas répondu et envoyé un SMS, et a démarré la voiture.
Au premier tournant, je capte qu'il se trompe et lui demande :
- Tu vas chercher qui ?
- L ? Pourquoi ?
- Et N ?
- On ira le prendre après.
- MAIS TU TE FOUS DE MA GUEULE B ??? POURQUOI ON IRAIT CHERCHER L ALORS QUE SON TAFF EST À L'AUTRE BOUT DE LA VILLE ? Déjà que tu n'as pas pensé a demander l'adresse du taf de L... En plus, N habite à genre 5 minutes de voiture/vélo de chez mes parents ? Tu connais son adresse pourtant ? Tu ne sais pas estimer les distances ???
- Mais sur Maps, ça paraît aussi éloigné de chez tes parents les 2 quartiers...
- Mais B... t'es sensé être le conducteur principal de ce week-end. Pourquoi t'as même pas préparé dans quel ordre on récupère qui ? Et même, t'aurais pu vérifier les 2 adresses juste avant. C'est pas compliqué ? Pourquoi c'est moi qui doit y penser ? C'est ce que je te reproche. T'arrives même pas à récupérer le coup alors que C'EST SENSÉ ÊTRE DU BON SENS.
Donc on fait demi tour chercher N puis L. On arrive au Supermarché. Évidemment, je suis la seule à avoir pensé à prendre 2 sacs de courses. On re-explique aka chacun gère son petit dej et sandwichs le midi. Samedi soir c'est spaghetti bolo végé. Chacun vaque à son rayon. Je croise L qui me dit "je sais pas ce qu'on leur a fait là maintenant mais ils font grave la gueule les 2 autres" "bah s'ils sont pas contents, ils n'avaient qu'à proposer et participer." "Exa.cte.ment ".
On paye charge la voiture. Malheureusement on doit faire un détour car l'entrée de l'autoroute proche est en travaux et c'est parti. La tension baisse au dès qu'on entre dans la 4 voies et la route se passe bien.
On arrive à 23h30. Soit 2h de plus que ce qui aurait dû si tout s'était bien déroulé. On arrive et le logement est niquel. Moi je suis contente qu'au final, le couple ait annulé car il n'y a que 3 chambres et 3 lits (j'avais compris 5 lits). Donc moi et L on a chacun notre chambre solo. Et B et N ont la chambre avec le lit kingsize. L ronfle pas mal, donc il s'est exclu dans la chambre du fond, et moi j'ai extrapolé que je ronfle la nuit maintenant avec l'apnée du sommeil (c'est pas un mensonge, je ronfle en moyenne 30 minutes par nuit !)
Le lendemain j'ai pu piquer la voiture avec L pour chercher mon sandwich, pains et viennoiseries pour le petit dej. On a petit dej et on est parti au parc.
Je vais pas trop détaillé, mais j'ai bien aimé, les attractions qu'on a faite étaient très cool et il y avait max 25min de queue. À un moment avec L (mon ex je rappelle) on a voulu faire une "attraction pour couple" pour prendre une photo clichée et la photoshoper en mode méga niaise/kitsch et rose. Je sais que mon compagnon aurait bien rigolé, mais la meuf de L est un peu jalouse et n'aurait pas trouvé ça drôle... donc on a abandonné l'idée.
Le seul bémol, c'est que j'ai oublié mes bouchons d'oreilles. Donc j'ai douille, et au bout d'un moment mes lunettes de soleil n'ont pas suffit.
Au retour à la location, j'étais éclatée. J'ai voulu me poser 40min pour une sieste. J'ai à peine somnolé, j'ai commencé à grelotter et avoir une migraine. J'ai décidé de prendre une douche brûlante avant le repas. J'ai faillit me casser la gueule à plusieurs reprises et seul L m'a vu (ils étaient tous dans la pièce de vie) il ma demandé si ça allait et si je voulais un ibuprofene (j'ai décliné je venais à peine de prendre un doliprane)
Au final c'est principalement B et L qui ont cuisiné. On a mangé et papoté et on est tous parti se coucher.
Là j'arrive pas à dormir, je pense que j'avais besoin de tout vider une dernière fois (c'est faux, je vais encore râler auprès de mes parents et ma sœur lol)
EDIT : je me suis rappelée qu'à l'aller. B, qui conduit je rappelle n'avait pas bcp de batterie et pas anticipé une batterie externe pour la soirée.
La bête éventrée, vidée de ses entrailles, était bourrée d’une farce, de mie de pain, d’odorantes herbes de la forêt, pétrie dans du vin blanc. En un tournemain, Pépé remettait en boule le hérisson, le ficelait dans tous les sens, puis le roulait dans de la terre glaise jusqu’à ne plus avoir qu’un gros ballon de mortier.
Pendant ce temps, dans un trou, brûlait un feu de charbon de bois.
Pépé poussait la boule de terre dans le foyer et la recouvrait de braises. Il laissait cuire des heures durant. Quand la terre, rougie, se craquelait, le rôti était prêt. Il tirait la boule du feu, et la cassait au marteau. Les piquants, cimentés à la terre, tombaient par plaques. Il en restait plus qu’à déguster la chair tendre, fondante. Il avait raison, Pépé, quand il disait que le niglo était un plat de roi...