Hocus Pocus Story
Une petite histoire écrite en cours que jaime bien
Inspiré de la musique Hocus Pocus de Focus
Le moteur ronronne discrètement dans le parking. La nuit obscurcit déjà sa vision mais le conducteur rabaisse ses lunettes de soleil sur son nez. Il fixe au travers de ses verres l’entrée, impatient et pourtant imperturbable.
D’ordinaire habitués à tournoyer sur elle-même dans un ballet rituel bien connu de vieillards et de veuves la pénétrant dans un sens comme dans l’autre, c’est au travers de ses panneaux de verre que passèrent les clientes du jour. Le fracas du verre de la porte se fit suivre immédiatement par les cris d'une femme lourdement armée à ses deux acolytes. Elle les invita à se baisser afin d’éviter une coupe d’un peu trop près à coup de rafale de celles qu’elle appelait dans l’intimité les découpeuses à poulet.
Son pied s’enfonça sur la pédale comme s’il eût voulu arracher la voiture à l’immobilité du monde. Les chevaux mécaniques passèrent du doux ronron aux hurlements de leur puissance s’élançant vers ses complices. Ils se mêlèrent bientôt à l’assourdissante pluie de balles que déversait sur la sécurité une maigrichonne, ou plus précisément les kalashnikov qu’elle tenait dans chaque main.
Se réfugiant derrière des machines à sous, habitués à recevoir de l’argent et qui découvraient pour la première fois le gout du plomb, les agents de sécurité du casino hurlaient au travers de grosses radios. Celle de la voiture vibrait au son d’un yodel accompagnant l’embarquement des trois cambrioleuses à bord. Le conducteur remit au galop ses pistons rugissant et le cabriolet s’élança sans effort. À l’arrière de la voiture, les deux plus jeunes exultaient de joie. Ballottées de droite à gauche, elles ne regardaient pas autour. Plongeant leur main dans les liasses de billets entassées dans leurs sacs de sport, elles eurent à peine le temps de reprendre leur souffle que l’une poussa son dernier.
Le commissaire de la police municipale de Montreux raccrocha sa radio, il venait de faire fermer toutes les rues menant au boulevard devant le casino. Il observait depuis sa barricade le cabriolet zigzaguer entre les voitures prises au piège de l’étau de l’État qui se refermait sur ses contrevenants à contresens. Au bout de la rue, les motos les poursuivaient et les rabattaient inexorablement vers le pont où il se situai. Barricader avec des crève-pneus, des camions et des forces de l’ordre en force prêtes à ramener l’ordre. Le canon braqué sur les fuyards fonçant sur lui, il hurla au mégaphone. La voiture fonça comme un taureau enragé, l’officier ordonna à ses matadors de tirer.
Elle s’enfonça dans son siège au son des balles fusant sur la carrosserie de leur fusée lancée sur la voie carrossable montreusienne. Ce furent les cris à l’arrière qui la sortirent de sa cachette. Elle vit avec horreur le sang couler de la chair de sa chair. En furie, elle se hissa debout sur son siège, une arme dans chaque main. Ses canons pleuraient son enfant avec leurs larmes de plomb assénées vers ceux qui déversaient sur eux la loi en quantité létale. Elle traversa les balles presque comme par miracle pendant un temps puis fut sanctifiée, un baptême de plomb ouvrant son front au sein esprit de la légalité, crucifiant la mère, les mains clouées à ses canons endeuillés.
Les pneus vinrent s'empaler sur les herses qui les attendaient, les tonnes d’acier lancées à vive allure vrillèrent quand les pneus éclatèrent. Le cabriolet cabra en arrière, le propulsant au fond du lac en contrebas. Se retournant en vol, le cercueil de métal plaça ses derniers occupants entre lui et l’eau. Scratch, Plouf. Fin
Voilaaaaa pour une fois pas du pregnant sonic
Bisous












