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Falafels & black cheddar de O'Tacos
Vous l'avez peut-être remarqué par le manque flagrant de nouveautés O'Tacos sur le blog, mais j'ai quelque peu déserté l'enseigne française ces derniers temps. Comme quoi, le crack, ça marche vraiment bien comme coupe-faim. Mais ça fait pas de mal de temps en temps de se laisser aller à la nostalgie. Ah, le bip-bip familier du disque de plastique qu'on met dans son slip en attendant sa commande, les hurlements des chiards en poussettes aux mains de mères célibataires en perdition, les livreurs Deliveroo qui cuisent dans leur combinaison de motard près du comptoir...
Non non, il ne s’agit pas d’un paquet de cocaïne échoué sur les côtes bretonnes après le naufrage du Erika.
Ce retour chez O'Tacos était donc l'occasion de tester des choses un peu différentes. De toute façon, j'en avais marre du combo merguez / nuggets, et après trois vers solitaires, mon estomac n'aurait jamais supporté la digestion d'un tacos XL. J'optai donc pour un tacos M aux falafels, grâtiné au black cheddar, seule nouvauté ayant survécu au passage du temps. Oui, oui, pour ceux qui ne me connaissent pas en vrai, ma street cred bouffar s'est considérablement amenuisée ces derniers temps, en même temps que je perdais des kilos (le crack, suivez bon sang). Là où durant mon âge d'or, un tacos L me laissait sur ma faim et un XL me proposait un challenge honorable, un tacos M me suffit aujourd'hui parfaitement. Ça change rien pour moi à part que je fais des économies, alors hein.
Bref, revenons-en à nos falafels. Je ne me souviens plus si je les avais déjà testés, mais il faut avouer que la combinaison falafels + frites + sauce fromagère peut sembler inquiétante. Et bien, même si la couleur vert quasi fluo des boulettes libanaises est légèrement surprenante, l'ensemble fonctionne parfaitement, notamment avec une petite sauce chili thai sucrée comme il faut.
La piscine de gras dans laquelle baignait mon tacos.
Quid du black cheddar ? Eh bien il faut avouer que le premier contact était impressionnant. Une fois déballé, mon tacos dégoulinait simplement de gras sur le papier qui se gorgeait des flots adipeux. L'aspect du fromage lui-même était quelque peu inquiétant, comme une couche de lave en plein refroidissement après une éruption volcanique, avec quelques taches plus claires. Je dois avouer qu'un frisson de fébrilité a parcouru mon corps avant la première morsure dans le tacos... Mais bien vite toutes mes inquiétudes on été balayées car il faut reconnaître que ce black cheddar est des plus savoureux. Peut-être l'option "gratinage" la plus goûtue de la gamme. Pour 1€ de plus, ça reste assez cher, mais ça vaut le coup d'essayer, surtout sur un tacos bon marché comme le M.
Au final, un retour bien sympathique chez l'emblème du pire de la malbouffe.
Rédigé par Jumbo
Le Frenchy de O'Tacos
Le running gag multi-ethnique de O'Tacos se poursuit : aujourd'hui, c'est au pastrami de brandir le drapeau tricolore. Cette spécialité américaine importée d'Europe de l'Est de bœuf mariné et séché s'associe donc à notre bon vieux camembert pour représenter notre noble nation, tel un Bilal Hassani graisseux bookant son vol vers Tel Aviv pour l'Eurovision, sauf que c'est retransmis direct dans mon bide.
Le pastrami, vous le savez, c'est ma grande passion, aussi n'en tiendrai-je pas gré à O'Tacos de l'avoir intégré dans sa recette franchouillarde, même si notre pays compte assez de spécialités de bidoche pour ne pas en choisir une étrangère (cet article commence à dériver vers une diatribe de Robert Ménard, au secours), je sais pas moi, de l'andouillette par exemple, on peut rêver.
Brian n’a pas l’air hyper convaincu.
On retrouve donc une alliance viande de bœuf haché - pastrami avec une sauce miel-moutarde, des oignons caramélisés et du camembert. Comme d'habitude, le pastrami comme la sauce et les oignons sont plus ou moins discernables selon les zones du tacos. Par contre, je dois avouer que j'avais quelques réserves quant au fromage normand, redoutant un équilibre gustatif bancal, un peu comme une pizza ruinée par une customisation outrancière à base de boîte de camembert qu'on a pas le cœur de ne pas vider. Mais en fait, si on ne m'avait pas dit qu'il y avait du camembert, je ne m'en serai probablement pas rendu compte. L'ensemble était peut-être un peu plus cheesy que d'habitude, mais le goût caractéristique du fromage n'était pas vraiment agressif.
Malgré ça, le tacos était plutôt bien sympa.
Rédigé par Jumbo
O'Crousti de O'Tacos
Merci de nous retrouver pour une nouvelle édition limitée légèrement décevante de O'Tacos ! Si vous avez lu mes critiques acerbes sur les éditions limitées de Burger King, vous savez ce que je pense des galettes de pomme de terre dans les sandwiches et autres préparations de malbouffe. Tout comme j'ai déjà exalté la relative fadeur du bœuf haché chez O'Tacos. Alors évidemment, quand pointe le bout de son nez un tacos dont la seule viande est du bœuf haché et comprenant des galettes de pomme de terre, vous pensez bien que j'étais prêt à le crucifier sur place.
Et pourtant, les premières bouchées furent une bonne surprise. Probablement grâce à la sauce barbecue, au goût plus sucré et moins fumé que celle qu'on trouve dans le commerce ou chez Burger King (Domino's Pizza utilise également une sauce similaire). Mais assez vite, mes craintes originelles se sont confirmées : avec les frites du tacos, les galettes de pomme de terre passent totalement inaperçues. De plus, avec la sauce fromagère, elles n'ont évidemment RIEN de croustillant. Au final, on a l'impression d'avoir un tacos bœuf haché avec un supplément frites. Ce qui ne serait pas un problème si, comme d'hab' chez O'Tacos, tout ça n'était pas un peu trop sec. Pas assez de sauce fromagère, pas assez de sauce barbecue. Dommage...
Rédigé par Jumbo
Le Suisse de O'Tacos
Nous revoilà pour notre rendez-vous mensuel de l'édition limitée chez O'Tacos. Leur équipe marketing semble bien décidé à boucler son tour du monde avant 2020 car voilà une nouvelle destination pour le moins exotique, après les USA et la Thaïlande : la Suisse.
Bien sûr, vous voyez déjà l'avalanche d'emmental fondu pointer le bout de son nez. Ça, c'est pour l'intérieur, mais sur le dessus on a également deux tranches de fromage à raclette gratiné. D'ailleurs cette fois-ci, le papier n'a pas trop collé au fromage, j'étais content. Sauf à la toute fin, où il était tellement collé que je n'ai même pas réussi à l'enlever complètement, du coup j'en ai mangé un peu. Eh bah vous savez quoi ? C'était pas mauvais.
Pour le reste, ce tacos est principalement composé de poulet. Et c'est là que le bât blesse. Du simple poulet, même pas mariné, avec certes un peu de jambon de dinde, mais bon. Du coup, vous avez intérêt à aimer le poulet, parce que là vous aller en bouffer. Il n'y aura ni bœuf ni merguez ni nuggets pour varier un peu chaque bouchée, et si je dois avouer que le poulet est plutôt bon et bien cuit, il manque d'assaisonnement, et surtout se révèle assez vite un peu sec. Un comble pour un "sandwich" inondé de sauce fromagère.
Surtout que cette recette ne propose aucune sauce particulière. Imaginez-moi au guichet de mon O'Tacos, tout content de ne pas avoir à baver pendant 30 minutes devant la carte, n'ayant qu'à dire "un Suisse wallah" pour que les fourneaux se mettent en marche, tout ça pour qu'on me réponde "avec quelle sauce ?". Mes yeux terrifiés ont donc parcouru la carte en vitesse pour finalement choisir par dépit la sauce biggy. Purée O'Tacos, si vous faites une recette spéciale, allez au bout du truc, dîtes-moi quelle sauce prendre, c'est beaucoup trop de responsabilités pour moi sinon !
A part ça, c'était quand même bon, même si comme d'hab, le fromage fondu et les oignons caramélisés ne se sentaient pas TANT que ça. A réserver aux fans de poulet... mais dites donc, la dernière recette spéciale ne s'appelait pas le double chicken ?
Rédigé par Jumbo