Fiche de lecture : Au nom de Clara de Patrick Philippart
J’ai rencontré Patrick cette année au Salon Livre Paris, chez Amazon. Je n’avais aucune idée du genre de son roman, j’avoue que la couverture vendait plutôt un drame familial qu’un polar mais je ne suis pas la dernière à apprécier un bon polar alors ma foi, j’étais ravie de pouvoir repartir avec un exemplaire d’Au nom de Clara.
Le pitch
Pour ce genre de roman, je n’aime pas trop vous donner de pitch détaillé. Je vous bricole un petit bout à partir de celui présent sur le site mais je vous déconseille d’aller trop en lire avant le livre : Ce matin-là, lorsque Dimitri Boizot entra dans la salle de rédaction de L’Actualité, il se précipita en entendant sonner son téléphone de bureau. À l’autre bout du fil, la voix de cette femme n’avait rien de menaçant. Elle était juste un peu trop aiguë, avec un zeste d’accent picard. Et quand elle lui annonça lui offrir le scoop de sa série de meurtres, il ne la prit pas au sérieux. Au début tout du moins...
La fiche
J'ai eu un petit peu de mal à rentrer dans le livre mais simplement parce que ce n'est pas la première enquête de Dimitri Boizot. C’est toujours difficile quand on prend une série en cours, il me manquait quelques données sur le personnage pour m'attacher à lui. J'aurais voulu le voir entrer en action un peu plus, aller encore plus à l'encontre des directives de la police, se mettre encore plus en difficulté, mais ça arrive peut-être dans d'autres tomes. Pourtant, le genre polar est bien respecté par Patrick Philippart, le personnage de la tueuse (pas de spoiler, on sait que c'est une femme dès la première page) est assez intéressant. La narration de son point de vue est ce qui m'a le plus tenue en haleine, même si j'aurais bien aimé découvrir sa véritable identité un tout petit peu plus près de la fin. La typographie de l'enquête est un des éléments les mieux réussis : on pourrait s'attendre qu'avec autant de lieux, il nous manquerait des informations pourtant ici on sent que l'auteur a fait ses recherches et du coup l'histoire est vraiment bien ancrée en Ile-De-France et dans les divers endroits où la tueuse nous balade. Je ne sais pas si Vandroux est un clin d'oeil à l'auteur de thrillers français, mais si c'est le cas, j'ai trouvé ça charmant ! Concernant la fin, elle colle bien au retour au statut quo demandé par le genre série policière, mais j'aurais bien imaginé que la coupable soit punie plus drastiquement par le sort. Je pense qu’à l’occasion, j’essaierai de lire au moins la première enquête de Boizot, je pense que la série se tient et peut-être que sa clé réside dans ses premiers pas littéraires.