Alors, comment dire... c’est un beau livre, et je suis toujours complètement fan de Pete Fromm. Mais là, je ne sais pas, quelque chose m’a manqué, ou alors quelque chose était en trop, je n’ai pas adoré ce qui est totalement inhabituel avec ce romancier.
Il n’y a pourtant pas de pathos dans cette histoire qui est bien tragique tout de même. Pete Fromm a le talent et le bon goût de l’éviter. Mais même si je me suis attachée aux personnages, il y a quelque chose dans les dialogues notamment qui m’a laissée sur le côté, comme si je voyais trop les ficelles pour nous convaincre de la bonté des protagonistes. Ils sont balourds, volontiers taiseux, bourrus quoi. Ils gèrent l’ingérable avec courage, mais les bons sentiments cette fois m’ont paru trop soulignés, et la place accordée aux dialogues qui tournent autour de cette question de la bonne intention (apparemment centrale), m’ont à la longue, lassée. Idem avec la communication intérieure de Taz avec son amoureuse décédée. C’est bizarre parce qu’en même temps on a regardé After Life de Ricky Gervais, qui aborde quasiment le même thème (quoique d’une manière et dans une situation très différentes) et on a fini très déçus par la fin, terriblement guimauve et pontifiante. Ce n’est pas le cas chez Fromm, où la « résolution » est plus modeste et moins démonstrative, mais souffre quand même de la même intention (bonne, vous aurez compris).
Je préfère les œuvres plus allusives, plus subtiles, ou peut-être plus sombres.
(Ou alors j’ai un cœur de pierre, tous les critiques ont adoré ?)













