Percussions et Philippe Manoury
Vous avez peut-être remarqué, si vous suivez avec assiduité notre blog qu’il n’y a pas eu de publications hier soir, et bien, nous avons une excuse car hier se tenait le concert de Philippe Manoury, (dont vous pouvez redécouvrir le site web : http://www.philippemanoury.com/) au théâtre de Hautepierre, dont nous vous avions parlé. Pour nous faire pardonner, je vous propose donc aujourd’hui un commentaire plus ou moins constructif de ces quelques pièces que nous avons pu voir.
Premièrement, avant le début du concert nous avons pu avoir 45 minutes d’entretiens avec Philippe Manoury, qui, bien que bref, nous a permis de nous éclairer sur sa vision de la musique contemporaine et sur la place de celle-ci dans notre monde.
Nous avons d’abord pu écouter Le Livre des claviers composé par Philippe Manoury et interprété par Ensemble this ensemble that : Un Quatuor de jeunes percussionnistes. Cette pièce, dont nous avons pu en fait entendre 4 courts morceaux a, je crois, été celle que j’ai préférée, tant dans son écriture que dans l’énergie de jeu des interprètes. On avait l’impression d’une grande diversité, tant entre les morceaux, car on passait d’un duo de marimbas a un solo de vibraphone, qu’à l’intérieur car le rythme et la tonalité ne cessait de varier, donnant l’impression d’une grande ballade dans un décor sans cesse en variation. Malgré ces nombreuses différence entre les morceaux, et contrairement aux clichés les plus tenaces sur la musique contemporaine, toute la pièce s’articulait de manière harmonique, sans pour autant suivre une seule mélodie commune, les différents instruments, et interprètes, semblaient s’accorder les uns avec les autres.
La deuxième pièce était intitulée Théâtre d’ombres, composé cette année par Julia Blondeau ( que vous pouvez découvrir ici : http://www.juliablondeau.fr/) cette fois ci toute la scène était occupé par les musiciens de Percustras (http://www.percussionsdestrasbourg.com/) dont chacun jouait d’une famille de percussion différente : Métal, bois ou peau. Créant un effet d’unité et d’universalité. Je dois avouer que j’ai eu à un moment peur pour mes oreilles en les voyant sortir des instruments à son grinçants, mais finalement, le son était si bien intégré à l’orchestre de percussion qu’il n’était pas dérangeant même pour les oreilles les plus sensibles. J’ai beaucoup apprécié les variations de rythme de la musique, donnant l’impression parfois, quand tous les instruments vibraient doucement, sans pour autant s’arrêter totalement, que le temps se suspendait.
Après un quart d’heure d’entre-acte nous avons pu assister à la troisième et dernière pièce : Métal de Philippe Manoury. Contrairement aux autres, la diversité d’instruments était beaucoup moins forte, comme l’indique le titre “Métal” (Avec un accent, aucun rapport donc avec Korn ou Motörhead) l’instrument principal de la pièce était le Sixxens. (Ça : http://www.google.fr/url?source=imglanding&ct=img&q=http://anthonypateras.com/blog/wp-content/uploads/2012/04/synergy_sixxens-764x1024.jpg&sa=X&ei=GZ9oVYG-EcvwUtaUg7gP&ved=0CAkQ8wc&usg=AFQjCNFNnXk6BwjtDh2QOzZd4B9FU7NtJA) Mais unité d’instrument ne signifie pas unité de sons, et tous semblaient produire quelque chose de divers, il était amusant de voir comme chacun des musicien semblait jouer indépendamment des autres, et comment, cependant ils arrivaient à s’accorder en un tout.
Rapide résumé de conclusion si vous n’avez pas le courage de tout lire : A retenir, que la musique savante et contemporaine, contrairement à ce que beaucoup peuvent en penser n’est pas sans intérêt ni sans public. Je vous conseille donc, d’assister au concert de Musica l’année prochaine, ce fut dans tous les cas un plaisir d’assister à ce concert, je conclurai donc par un mot de remerciement pour les Percussions de Strasbourg, Philippe Manoury et Julia Blondeau : Félicitations et merci beaucoup pour cette soirée ! -Améris Amblard, 1ère L Philippe Manoury