Plage du Prado
Ici, en avril, c’est déjà l’été.
Alors que le reste de la France commence à peine à s’éveiller, émergeant lentement du sommeil engourdissant de l’hiver, les douceurs estivales de la Provence ont déjà imprégné la brise d’avril. Marseille ne connaît pas de printemps. Les bourgeons jaunes secoués par le vent violent ont éclos depuis longtemps et l'air salé a déjà le goût de l'été. Déjà, les surfers retrouvent les plages et l'eau encore fraîche secouée par le mistral. En remontant la plage, tu pourras suivre l'écume blanche et t'enfoncer dans le sable granuleux, encore vierge de toute emprunte, qui s’effrite à chaque pas sous tes pieds. Tu pourras laisser les vagues timides lécher tes orteils en regardant l'horizon clair. Si tu oublies le vent qui fouette ta peau encore pâle des mois obscurs, tu pourras savourer l'été avant l'heure. Tu pourras rêver à l'infini. Tu pourras vivre la magie de Marseille.










