photo : http://www.hoshun.jp/
山口蓬春記念館
アトリエ設計・増改築 1948?:吉田五十八
記念館として改修 2009:大江匡
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山口蓬春記念館
アトリエ設計・増改築 1948?:吉田五十八
記念館として改修 2009:大江匡
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Plantec -- Androïde
PLANTEC @ Fest Noz de Noël, Sucé-sur-Erdre 16/12/2017
Odran Plantec (bombarde)
Yannick Plantec (g)
Gabriel N’dombi (prog, machines)
Copyright Michael Parque 2017 All rights reserved
Plantec - Awen
Le Fest-Noz est loin d’être mort, le succès toujours aussi vif des frères Plantec étant là pour en témoigner ! Il faut dire que les deux frangins mettent toutes les chances de leur côté en se remettant sans cesse en question, quitte à changer fondamentalement leur musique d’un album à l’autre. C’est aussi leur marque de fabrique, et le dernier Awen ne déroge pas à la règle.
Avec cette récente sortie, les bretons continuent à repousser les limites en termes de fusion des genres, s’affichant toujours plus dans la continuité de leurs prédécesseurs tels qu’Ar Re Yaouank, Carré Manchot ou Rozaroun. Ils nous avaient laissé sur un Mekanik (…) très complet, subtil mélange entre tradition et métal aux tendances plutôt dark et industriel, effectué en compagnie de Yvon Molard et Kevin Toublant pour assurer la rythmique basse-batterie. Mais on est à nouveau bousculé avec Awen, puisque c’est avec un trio avec Gabriel « Djibril » N’Dombi que celui a vu le jour. Doublement surpris, car celui-ci n’est autre que ‘’l’homme-machine’’ de Numerica Rokestra, formation rennaise Trip-Hop toujours en activité malgré la mort de leur chanteur en 2011, et laissant ainsi le soin aux Ramoneurs de Menhir de s’occuper de la frange la plus Rock ‘N’ Roll du public amateur de musique folklorique
On serait néanmoins tenté de penser que c’est dans cette nouvelle organisation que leur musique est la mieux véhiculée. Les premières secondes de l’album offrent déjà un aperçu de ce qui nous attend : ambiance tribal et absence de chant sont les caractéristiques principales que l’on découvre sur cette très bonne ouverture, l’Andro « Orin ». On passe ensuite à un Plinn, « Dor », où les beats électro mettent aussi bien en valeur la bombarde d’Odran que la guitare de Yannick. Le titre évolue régulièrement, ce qui valorise d’autant plus le thème principal du titre. « For Free » est un morceau particulier : très impliqué dans la vie culturelle du pays de Redon dont ils sont originaires, les frères Plantec se sont particulièrement investis dans une démarche de soutient vis-à-vis de Free Bronkhorst, fils d’une figure locale ayant injustement été incarcéré un an après une rixe avec le fils d’un député mexicain, finalement libéré depuis sous caution. Musicalement, cet air est plus ‘’libre’’ dans la façon d’être joué, mais aussi plus calme en privilégiant seulement le couple guitare-bombarde. Particulièrement rythmé, « Naoned E Breizh » est un autre Plinn, et bien qu’il ait été enregistré en studio, les bruits de foule de l’intro nous rappellent que c’est le genre de titre parfait pour le live, en amenant les danseurs à une véritable transe collective dans le meilleur des cas. Encore une fois, Plantec vari le tempo sur cette valse baptisée « Dañs Ar Seienn », tout en gardant cette ambiance mêlée de froideur et de nervosité qui collent à merveille à cet album.
Restant dans ce mid tempo dans un premier tiers de la piste, « Red An Amzer » monte progressivement en puissance, donnant lieu à certains moments particulièrement vif, les deux temps caractéristiques de la bourrée n’y étant pas étrangers. On reste d’ailleurs dans le binaire avec une suite de Loudéac bien sauvage, « Triptyque », un super morceau où la pulse électro rock laisse même place à un gros passage Dubstep ! Le mélange wobble –dadgad peut sembler étonnant mais s’avère très réussi croyez-moi ! La pression retombe un peu dans « Le Palais des Miroirs », morceau rêveur où l’on peut juger une fois de plus de la qualité de composition du groupe, réussissant à orienter chaque plage comme bon leur semble tout en gardant les bases de la musique celtique. Au vu de la précédente ronde de Loudéac, on peut s’attendre un nouveau passage ultra-énergique sur « No Chistrou »… eh bien ça ne loupe pas, le refrain étant vraiment parfait, on s’imagine sans problème transporté par la danse sur ce titre qui ouvre la voie à « Hep Harz », cercle en 3 temps dont l’aspect festif nous contamine d’entrée de jeu, offrant une dernière ligne droite idéal pour clôre le tout. Awen est bouclé en à peine 40 minutes, ce qui correspond généralement au nombre de minutes jouées par ce type de formation dans les festnozoù (les duos de sonneurs jouant eux une demi-heure grand maximum…).
Retour gagnant pour les résidents de Peillac, qui élargissent encore un peu plus leur répertoire en s’ouvrant à la musique électronique, pour ce qui me semble être leur sortie la plus aboutie. Certaines de ces chansons transportent totalement le public (voir lien ci-dessous), et nul doute qu’elles s’y apprécient d’autant plus dans ce type de conditions… Ça tombe bien car si vous n’êtes pas de la région, Plantec se produit désormais à l’extérieur de la Bretagne et a déjà eu maintes occasions de se produire à l’étranger. D’autres passages en Europe sont d’ailleurs prévus en 2014 tout comme la préparation d’un autre album pour l’horizon 2015, ce qui montre la forte activité dont le groupe jouit actuellement. En attendant vous pouvez par ailleurs vous jeter sur le Best of venant tout juste d’être édité et retraçant leur parcours durant ces 10 années, ça ne devrait vous faire que du bien.
Plantec - Orin (Andro)
Plantec - Dor (Plinn)
Plantec - Red An Amzer (Bourrée)
Live au Festival Yaouank 2012
Site officiel