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INTERNET CE N'EST PASÂ CE QUE NOUS PENSONS... CâEST BIEN PLUS QUE ĂA
Internet occupe une place importante dans la vie des jeunes et mĂȘme aussi des adultes. Depuis quelques annĂ©es, la consommation dâInternet augmente rĂ©guliĂšrement, au point que ce mĂ©dia est maintenant plus important que la tĂ©lĂ©vision. La particularitĂ© d'Internet aujourd'hui c'est le fait qu'il permet la culture participative oĂč l'usager est bien plus qu'un simple consommateur mais devient aussi contributeur. Cependant Internet n'est pas ce que nous pensons il y'a plusieurs enjeux et problĂšmes qui font surface que de nombreuses personnes ignorent. Dans le cours MĂ©dias numĂ©riques : problĂšmes et enjeux nous avons Ă©numĂ©rĂ© quelques-uns. Dans les lignes qui suivent j'en ferais une hiĂ©rarchie en termes d'importance. Â
En effet, en termes d'importance selon moi c'est la notion de surveillance sur le Web grùce aux traces numériques et donc aux archives numériques.
En ce qui me concerne, c'est une thĂ©matique trĂšs importante qui m'a permis de prendre conscience de mon utilisation du numĂ©rique. Surtout en ce qui concerne les traces numĂ©riques, pour partir d'une dĂ©finition du site Identitas.fr :  « Les traces numĂ©riques reprĂ©sentent les informations relatives Ă un individu, laissĂ©es par celui-ci lors de sa navigation sur les diffĂ©rents rĂ©gimes numĂ©riques (Internet, carte Ă puce, etc.) » Ainsi, chaque connexion l'internaute laisse des traces qui, recoupĂ©es, agrĂ©gĂ©es, l'exposeront Ă une intrusion dans son intimitĂ© (Aymeline GrĂ©goire ; Christelle Tinland, 2016) ». Â
Cette thĂ©matique est importante dans le sens oĂč elle permet en quelque sorte aux utilisateurs notamment moi, de considĂ©rer aussi l'autre cĂŽtĂ© de la mĂ©daille du numĂ©rique. En effet, il y'a des avantages dans l'utilisation du numĂ©rique, mais il existe aussi des inconvĂ©nients que plusieurs ignorent. Plusieurs ne savent pas quâĂ chacune de leurs connexions elles laissent des traces numĂ©riques qui peuvent parfois ĂȘtre nocives Ă long terme. En effet, les traces numĂ©riques que nous laissons sur le web font l'objet d'une surveillance, car ces derniĂšres sont accessibles Ă tous.
Dâailleurs grĂące Ă un sondage que j'ai fait sur Instagram, la question Ă©tant de savoir si mes abonnĂ©s se sentaient libres de tout poster sur le web et plusieurs ont rĂ©pondu non. En effet, J'ai constatĂ© que la plupart de mes abonnĂ©s Instagram ne se sentaient pas libres sur le web. Effectivement, ils n'ont pas tort de penser cela, car Ă chacune de nos pratiques nous laissons des traces qui peuvent ĂȘtre utilisĂ©es sans notre consentement. D'ailleurs, un journal appelĂ© Le Tigre a dĂ©cidĂ© de mener une enquĂȘte sur un internaute choisi presque au hasard, de collecter tous les renseignements possibles sur lui et de les publier dans un article. Ces renseignements comprenaient (sa date de naissance, son nombre de photos sur Flickr, les lieux oĂč il traine, ses diffĂ©rents voyages, etc.), et tout ceci Ă cause des traces numĂ©riques que ce dernier Ă laisser volontairement ou non. Le journaliste a eu Ă rĂ©colter des petites informations ci et lĂ pour arriver Ă bĂątir un portrait complet de la vie de cette personne. D'ailleurs, « Avec assez de mĂ©tadonnĂ©es, plus besoin du contenu pour crĂ©er un portrait complet de la vie dâune personne » soulignait Edward Snowden en visioconfĂ©rence Ă lâUniversitĂ© McGill.
Selon moi, chaque utilisateur du Web devrait ĂȘtre informĂ© des diffĂ©rents enjeux et problĂšmes que peuvent engendrer les diffĂ©rentes pratiques numĂ©riques afin d'utiliser adĂ©quatement cet outil. Cette enquĂȘte menĂ©e par le magazine le Tigre montre Ă quel point sur le Web nous ne sommes pas si libres que nous le pensons.
Je pense que si chaque personne Ă©tait consciente des angoisses et vertiges du net, on assisterait beaucoup moins Ă des piratages de comptes, Ă des cambriolages, atteinte Ă l'intimitĂ©, la CybercriminalitĂ©, le cyberharcĂšlement, la cyberintimidation, le cyberterrorisme, la cyberdĂ©pendance par le piratage de comptes, lâusurpation dâidentitĂ© numĂ©rique et la gĂ©olocalisation. Â
En deuxiĂšme lieu, viendrait la notion de dĂ©mocratie internet que je trouve trĂšs pertinente, car une fois de plus cela vient mettre en relief la notion de surveillance sur le Web que nous avons vu plus haut, car qui dit libertĂ© dit zĂ©ro surveillance. Â
Avant tout, il est nĂ©cessaire de retourner au but premier de la crĂ©ation du Web. En effet, comme nous l'avons vu dans les premiers cours , la culture propre d'Internet fut de favoriser le libre Ă©change , favoriser la libertĂ© d'expression. Â
Avec l'avĂšnement d'internet, de plus en plus d'individus deviennent actifs sur le web et utilisent les mĂ©dias sociaux. Internet, contrairement Ă la radio ou Ă la tĂ©lĂ©vision, met en situation dâĂ©galitĂ© lâĂ©metteur et le rĂ©cepteur, câest donc, Ă premiĂšre vue, lâoutil idĂ©al pour une dĂ©mocratie participative oĂč le citoyen pourrait intervenir trĂšs rĂ©guliĂšrement dans le dĂ©bat public (Flichy, 2008). Selon Cardon « Internet ne permet pas seulement de communiquer davantage ; il Ă©largit formidablement lâespace public et transforme la nature mĂȘme de la dĂ©mocratie ». (Cardon , 2010) Internet a rĂ©ellement permis dâĂ©largir lâespace public pour les individus, les groupes sociaux, les associations ou les partis politiques.(Burle , 2012)
Cependant , malgrĂ© le fait qu'Internet soit un outil d'Ă©change , de partage d'opinion, il  prĂ©sente aussi plusieurs enjeux et problĂšmes. Il faut savoir que nous sommes dans une sociĂ©tĂ© de surveillance et de contrĂŽle ; et cette surveillance se poursuit aussi au niveau d'internet. Selon Stallman , il nâest pas nouveau : depuis longtemps, les Ătats surveillent leurs citoyens, pour des raisons relatives Ă la sĂ©curitĂ© et au maintien de lâordre public (pensez par exemple au roman 1984 dâOrwell, Ă©crit en 1948) ( Stallman , 2011). Selon le professeur de droit amĂ©ricain Lawrence Lessig «Internet est un univers plus rĂ©gulĂ© que rĂ©glementĂ©. Cela signifie que lâĂtat agit rarement de maniĂšre directe pour contrĂŽler Internet, et quâil prĂ©fĂšre exercer un contrĂŽle sur les internautes par le truchement des opĂ©rateurs. Ainsi, les opĂ©rateurs sont contraints par la loi de contraindre les internautes.» ( Lessig , 2011). Â
Selon moi cette notion est importante parce que nous vivons dans une sociĂ©tĂ© dite dĂ©mocratique, mais oĂč le pouvoir n'est pas rĂ©ellement celui du peuple.  En effet, depuis les attentats du 11 septembre, le niveau de contrĂŽle a tellement augmentĂ© et s'Ă©tend mĂȘme sur des citoyens normaux. En effet,  en 2013 lâinformaticien et ex-employĂ© de la NSA Edward Snowden, a rĂ©vĂ©lĂ© que les services secrets (la NSA, mais aussi les agences alliĂ©es dâautres pays) pratiquaient dĂ©sormais la surveillance de masse : tout le monde est surveillĂ©, mĂȘme les honnĂȘtes citoyens. (Derome ,2017). Aussi , pour confirmer je prendrais l'exemple de la chanteuse Mennel Ibitsem pour qui les anciens tweets qui dataient d'au moins cinq ans  ont Ă©tĂ© sujets de controverses. En effet, la chanteuse critiquait l'Ătat Français disant que les vrais terroristes c'Ă©tait eux . Quelques annĂ©es plus tard, ces tweets refont surface et lui font passer au travers de plusieurs opportunitĂ©s.  Tout ceci m'amĂšne vraiment Ă me poser la question sur la dĂ©mocratie sur le Web. Sommes-nous vraiment libres? Â
En troisiĂšme lieu, en termes d'importance je choisirai la plateformisation de soi. Cette notion est d'autant importante, car elle est d'actualitĂ©. En effet, on assiste beaucoup Ă cette plateformisation de soi surtout chez les jeunes ou je dirais plus les digitales natives. Â
De nos jours plus tu t'exposes , plus tu es visible et plus tu as d'ouvertures comme le dirais Cardon « se publier sous toutes ses facettes sert Ă la fois Ă afficher sa diffĂ©rence et son originalitĂ© et Ă accroĂźtre les chances dâĂȘtre identifiĂ© par dâautres »(Cardon ,2010)
Cependant, cette plateformisation excessive produit de nombreux problĂšmes et dĂ©gĂąts. Notamment les traces numĂ©riques dont nous avons parlĂ© plus haut , qui sont laissĂ©es par les utilisateurs Ă cause de leurs diffĂ©rentes pratiques. Ensuite, Le web 2.0 comme les rĂ©seaux sociaux sont marquĂ©s dâabord par la prĂ©gnance narcissique des individus, par le besoin dâune forme sans cesse enrichie et renouvelĂ©e dâune exposition mĂ©diatique de chacun. Le « soi » est de prime abord la rĂšgle, sans pour autant que les individus aient conscience des limites et des dangers potentiels de cette exposition permanente.(Burle, 2011)
Oui, en effet , bien que les RSN permettent dans la visibilitĂ© d'un acteur , ils peuvent prĂ©senter de nombreux problĂšmes et dangers potentiels Ă cause de l'exposition permanente des acteurs. Outre les nombreuses traces numĂ©riques que les utilisateurs laissent , il y a aussi des piratages de comptes, Ă des cambriolages, atteinte Ă l'intimitĂ©, la CybercriminalitĂ©, le cyberharcĂšlement, la cyberintimidation, le cyberterrorisme, la cyberdĂ©pendance, lâusurpation dâidentitĂ© numĂ©rique et la gĂ©olocalisation.  Ces problĂšmes sont causĂ©s par la grande exposition des acteurs sur le Web. Hormis ces problĂšmes , cette plateformisation de soi pousse certains utilisateurs Ă ĂȘtre prĂȘt Ă tout pour ĂȘtre visible , comme Cardon l'a si bien dit « afficher sa diffĂ©rence et son originalitĂ© sert  à accroĂźtre les chances dâĂȘtre identifiĂ© par dâautres »(Cardon, 2010)
C'est ainsi que plusieurs utilisateurs font des trucs originaux, veulent ĂȘtre cool, vendre du rĂȘve pour mieux se montrer et mĂȘme aller jusquâĂ l'endettement. C'est le cas de l'instagrameuse Lissette Calveiro, AmĂ©ricaine de 26 ans, qui a rĂ©cemment racontĂ© au New York Post comment son envie dâĂȘtre cĂ©lĂšbre sur Instagram lâavait totalement ruinĂ©e. Voici un tĂ©moignage de cette derniĂšre : « Je vivais au-dessus de mes moyens. Je vivais un mensonge et la dette Ă©tait une Ă©pĂ©e de DamoclĂšs au-dessus de ma tĂȘte. [âŠ] Personne ne parle de ses finances sur Instagram. Cela mâinquiĂšte de voir Ă quel point les gens se soucient de lâimage. Jâai eu beaucoup dâoccasions dâarrĂȘter, jâaurais pu investir cet argent dans quelque chose dâautre. » ( Miquet , 2018). Cet exemple nous montre jusqu'oĂč cette plateformisation , ce dĂ©sir de se montrer pour des likes et commentaires  peut ĂȘtre nocif.
En quatriÚme lieu viendrait la notion de vie privée, sociabilité et vie « en ligne » au temps de Facebook
En lien avec la plateformisation de soi, cette notion est aussi importante, car selon moi les deux notions se complĂštent.  En effet, âFacebook marquerait le rĂšgne de lâexhibitionnisme et du narcissisme les plus dĂ©complexĂ©s. Ses jeunes utilisateurs en quĂȘte perpĂ©tuelle dâattention et de reconnaissance, tels des âputains de la cĂ©lĂ©britĂ©â, partageraient sans rĂ©flĂ©chir leurs moindres faits et gestes, Ă©trangers Ă tout sens de lâintime ou de la pudeurâ. (Fabien BenoĂźt).  De nos jours, on assiste Ă une perte de la vie privĂ©e depuis l'arrivĂ©e des rĂ©seaux sociaux ; tout le monde s'expose, s'exprime, se montre, etc. Sans pour autant avoir conscience des dĂ©gĂąts que peuvent causer leurs pratiques entre autres la possibilitĂ© de passer Ă cĂŽtĂ© des employeurs potentiels. Parfois, nous ne mesurons pas la portĂ©e de cet exhibitionnisme. Le fait de tout mettre sur les RSN peut entrainer d'Ă©normes consĂ©quences nĂ©gatives comme le piratage et vol de compte sur les rĂ©seaux sociaux ou de jeu en ligne ; la gĂ©olocalisation. Tout cela incite les usurpateurs Ă prendre votre identitĂ©, parler Ă vos amis, et extorquer vous et/ou vos amis, si ce nâest pas votre famille. Â
En cinquiÚme lieu, viendra la notion de s'informer à l'Úre des réseaux sociaux que je trouve moins importante comparée aux quatre premiÚres notions dont j'ai parlé plus haut. Toutefois, avoir pour seule source d'information les réseaux sociaux peut nous amener à consommer les Fakes News. En effet selon une analyse faite par NICOLAS MADELAINE, les réseaux sociaux sont de plus en plus critiqués pour l'accoutumance qu'ils génÚrent et les fausses informations qu'ils diffusent. (Madelaine, 2018) En ce qui concerne la notion de la culture de la gratuité, je ne la trouve pas assez importante, car elle n'est pas d'actualité.
Et enfin en ce qui concerne la notion des plateformes numériques, je ne la trouve pas assez pertinente, car le faite de savoir dans quelle famille se trouve les différents réseaux sociaux ne présente aucun problÚme dans la société.
MA CRITIQUE Â
En premier lieu, comme nous l'avons vu dans les premiers cours , la culture propre d'Internet fut de favoriser le libre Ă©change , favoriser la libertĂ© d'expression. Â
Cependant, nous vivons dans une sociĂ©tĂ© de surveillance et de contrĂŽle qui se poursuit aussi au niveau d'internet. En effet, Internet qui Ă©tait supposĂ© ĂȘtre un outil de libertĂ© s'est transformĂ© en outil de contrĂŽle. Aujourd'hui je ne peux affirmer ĂȘtre en sĂ©curitĂ© sur Internet encore moins sur les rĂ©seaux sociaux comme Facebook , car toutes mes donnĂ©es sont repĂ©rĂ©es et utilisĂ©es.
Par exemple, rĂ©cemment j'ai tentĂ© de faire une recherche de mon nom sur Google , j'ai trouvĂ© des informations sur moi qui dataient de plusieurs annĂ©es. Personnellement je n'aurais jamais imaginĂ© revoir ces informations. En effet, Google a ressorti toutes mes informations ( mon Facebook , ma chaine YouTube , mes commentaires sur de diffĂ©rents blogs , des vidĂ©os que je like et que je commente et mĂȘme des photos de personnes que je suis sur les rĂ©seaux sociaux ). J'ai Ă©tĂ© surprise de voir a quel point mes informations Ă©taient accessibles a tous.
En effet, mes données sont archivées et à chacune de mes connexions je laisse des traces numériques qui peuvent me jouer des tours dans les futures années. Les traces numériques c est toutes les données ou traces que je laisse aprÚs chaque connexion ou chaque pratique numérique.
C'est ainsi qu'avant de poster quoi que ce soit sur Internet il me faut rĂ©flĂ©chir Ă deux fois parce que dans cinq ans mes postes peuvent se retourner contre moi. Tout ceci m'emmĂšne a me poser des questions sur notre sociĂ©tĂ©. Sommes-nous vraiment libres comme on nous le fait croire? Sommes-nous vraiment en dĂ©mocratie? Encore une fois, oĂč est la dĂ©mocratie? Â
Une sociĂ©tĂ© dĂ©mocratique oĂč je dois faire attention a chacun de mes posts.
Une sociĂ©tĂ© dĂ©mocratique oĂč je me sens observĂ© a chacune de mes connexions sur le Web, car bien Ă©videmment mes donnĂ©es sont archivĂ©es et servent de profits pour des compagnies publicitaires et mĂȘme pour des raisons politiques sans mon consentement. En effet,  selon le Journal de MontrĂ©al les donnĂ©es personnelles de 87 millions dâusagers, dont 600 000 Canadiens, se sont retrouvĂ©es, Ă leur insu, entre les mains de la firme dâanalyse de donnĂ©es Cambridge Analytica et utilisĂ©es Ă des fins politiques. ( Journal de MontrĂ©al , 2018)
Une dĂ©mocratie oĂč je ne peux m'exprimer, car on ne sait jamais qui viendra fouiner dans tes affaires.  Pour ça je prendrais l'exemple de la chanteuse Mennel Ibitsem qui a participĂ© au concours de chant La voix y a quelques mois. Cependant , cette derniĂšre s'est fait menacer d'exclusion Ă cause de ces anciens posts Tweeter et Facebook qui datait de plusieurs annĂ©es. La chanteuse affirme : « Depuis quelques jours des messages que jâavais postĂ©s en 2016 sur mon Facebook privĂ© sont ressortis, Ă©crit-elle. Ces messages Ă©taient lâexpression dâune peur que je partageais seulement, Ă cette Ă©poque, avec mes amis sur ce rĂ©seau. Je regrette profondĂ©ment ces messages.» ( Fabien Morin ,2018)
OĂč est la libertĂ© dâexpression? OĂč est la dĂ©mocratie?  Une dĂ©mocratie ou mes posts ou mes dires peuvent ĂȘtre retournĂ©s contre moi. Â
Selon moi, tout ceci est une utopie. Â
Pour conclure, vu la rĂ©alitĂ© de notre sociĂ©tĂ© je ferai dĂ©sormais attention Ă mes publications sur le web ; car bien quâinternet permette aux utilisateurs de produire du contenu pour ne pas passer a cotĂ© des opportunitĂ©s, il est aussi la source de plusieurs maux . DĂ©sormais , je prendrais conscience en ce qui concerne les contenus que je dois poster , car les traces numĂ©riques ne s'effacent pas tout de suite ou du moins pas du tout. Â
Sources Â
Agence Fracnce-Presse (2018). Zuckerberg s'excuse officiellement pour ses «erreurs» devant le Sénat, récupéré sur http://www.tvanouvelles.ca/2018/04/10/mark-zuckerberg-devant-le-congres-pour-un-mea-culpa
Aymeline Grégoire, C. T. (2016). l'exposition de notre vie privée sur Facebook. Récupéré sur file:///C:/Users/bikg01/Downloads/Gr%C3%A9goire%20-Tinland%202016.pdf
BFM ( 2018). The Voice : TF1 va-t-elle devoir exclure Mennel Ibtissem aprÚs ses tweets controversés? Récupéré sur http://people.bfmtv.com/tv/the-voice-tf1-va-t-elle-devoir-exclure-mennel-ibtissem-apres-ses-tweets-controverses-1368148.html
Curium (2017). INTERNET: SOMMES-NOUS TOUS SURVEILLĂS? RĂ©cupĂ©rĂ© sur http://curiummag.com/internet-sommes-surveilles/
Dominique Cardon, La démocratie Internet. Promesses et limites, La République des idées / Seuil, Paris, 09/2010, ISBN 978.2.02.102691.7 http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2012-02-0088-001
Hela, Z . (2018a). COM2433 : notes du cours 4 [Présentation PowerPoint]
Madelaine ( 2017). Pourquoi addiction et fake news sont l'ADN des réseaux sociaux , récupéré sur ttps://www.lesechos.fr/21/11/2017/lesechos.fr/030814077275_pourquoi-addiction-et-fake-news-sont-l-adn-des-reseaux-sociaux.htm#Sku4vgBaQUHuVxyy.99
Miquet (2018). Une instagrameuse raconte comment elle sâest endettĂ©e pour gagner des followers rĂ©cupĂ©rĂ© sur http://cheese.konbini.com/orange/instagrameuse-endette-followers
Morin, f. (2018, Février 7). The Voice: TF1 va-t-elle devoir exclure Mennel Ibtissem aprÚs ses tweets controversés? Récupéré sur http://people.bfmtv.com/tv/the-voice-tf1-va-t-elle-devoir-exclure-mennel-ibtissem-apres-ses-tweets-controverses-1368148.html
Stallman (2011). Stallman énonce 8 dangers d'Internet pour la démocratie , recupéré sur https://www.valhalla.fr/2011/04/14/stallman-8-dangers-internet/
visibilité et plateformisation de soi
ThĂšme : Ătre prĂ©sent en ligne
Thématique : Visibilité et « plateformisation » de soi
Aujourdâhui le besoin dâĂȘtre plus visible est trĂšs frĂ©quent chez les usagers de la communautĂ© internaute. A travers les rĂ©seaux sociaux.  La prĂ©sence en ligne se manifeste sous diffĂ©rentes formes que ce soit en mettant son corps en scĂšnes, en affichant ses photos, ou dans un Ă©change en ligne. Cependant, dans ma pratique culturelle je vais vous parler de lâinformation que je communique sur ma page de Facebook Ă mes interlocuteurs pour. Ainsi, il est important de se poser cette question. Quâest quâon entend par visibilitĂ© ?  à lâorigine : la visibilitĂ© est un rĂ©vĂ©lateur essentiel de la structuration des sociĂ©tĂ©s contemporaines impliquant des enjeux spĂ©cifiques et ayant des consĂ©quences sur la formation des luttes sociales et politiques[1]. (Johnston, 2006) Dans cette perspective, je ne raconte pas ma vie en affichant ma photo sur aucune plateforme numĂ©rique que. Face book et twitter que je consomme plus souvent offrent des fonctions limitĂ©es dâarchivage et de recherche, du coup jâai tendance Ă me concentrer sur des choses rĂ©centes. Et sur le passĂ© automatique par exemple au moment Ă©lectoral un dĂ©bat, une compĂ©tition mondiale sportive etc. En effet, la pratique de lâaffichage de soi pour ĂȘtre plus visible entraine des enjeux Ă plusieurs sĂ©quences. Voirol lâa expliquĂ© ainsi, pour Voirol (2005), lâenjeu de la visibilitĂ© contemporaine rĂ©sulte Ă la fois dâune visibilitĂ© immĂ©diate (dans lâespace physique) et dâune visibilitĂ© mĂ©diatisĂ©e(de plus en plus par exemple Ă travers les nouveaux environnements numĂ©riques) :« En ce sens, il convient de distinguer entre une visibilitĂ© pratique engagĂ©e dans des cours dâaction ordinaires en situation de coprĂ©sence et une visibilitĂ© mĂ©diatisĂ©e qui engage lâintervention de tiers sous forme de supports symboliques, de techniques, dâimages ou de sons. Les deux types de visibilitĂ© sâimbriquent bien que, on lâa soulignĂ©, la visibilitĂ© mĂ©diatisĂ©e occupe dĂ©sormais une place croissante dans lâexpĂ©rience quotidienne (âŠ) toute visibilitĂ© procĂšde dâune sĂ©paration entre le visible et lâinvisibleâŠNe faudrait-il pas voir, dans ce phĂ©nomĂšne, lâindice dâune transformation profonde des formes de lâexistence publique dans les sociĂ©tĂ©s modernes. Lesquelles reconfigurent les modalitĂ©s de lâaction collective [2]? » (98). Cependant, dans ma pratique culturelle dâune part, en parlant de la visibilitĂ© immĂ©diate physiquement je nâaime pas Ă me faire photographier rĂ©guliĂšrement sauf dans des occasions spĂ©ciales. Dâautre part pour la visibilitĂ© mĂ©diatisĂ©e c'est-Ă -dire au niveau du numĂ©rique, Sous aucune plateforme quâil soit Facebook, twitter, Instagram, You Tube pas dâaffichage de mes photos personnelles, donc les sites de stockage de photos ou de vidĂ©os comme Photobucket ou Dailymotion ne me retrouverons plus dans leurs communautĂ©s.Tout bien considĂ©rĂ©, ce nâest pas la technologie en soi qui est problĂ©matique plutĂŽt lâusage de certaines pratiques culturelles. Pour rĂ©pĂ©ter Melvin Kranzberg, « La technologie nâest ni bonne ni mauvaise, ni neutreâŠLâinteraction entre la technologie et lâĂ©cosystĂšme social est telle que les dĂ©veloppements techniques ont des consĂ©quences environnementales, sociales et humaines qui dĂ©passent de loin les objectifs des appareils techniques et des pratiques elles-mĂȘmes. » Melvin Kranzberg (1986, p. 545).       BibliographieOlivier Voirol, « Les luttes pour la visibilitĂ©. Esquisse dâune problĂ©matique ». RĂ©seaux 2005/1 (no 129-130), p. 89-121.DOI10.3917/res.129.0089Cassilli, A, « Ătre prĂ©sent en ligne : culture et structure des rĂ©seaux sociaux dâinternet », IdĂ©es Ă©conomiques et sociales 2012/3(No169), p. 16-29.Notes de cours du prof.http://internetactu.blog.le monde.fr/2011/10/05/big-data-la-cecessite-dâun-debat/[1] Johnston, P. 2006.Seeing high and low: Representing social conflict in American visual culture .Ville. University of California Press.[2] Voirol.O.2005. âles luttes pour la visibilité » RĂ©seaux (1) .89-121
ThĂšme : VisibilitĂ© et «âplateformisationâ» de soi
Sujet : Quel rĂŽle jouent les mĂ©dias numĂ©riques dans la construction et la prĂ©sentation de vousâ?
Ă lâĂšre des mĂ©dias sociaux, notre image ne se restreint plus seulement Ă notre entourage proche (celui de tous les jours), mais aussi aux amis virtuels. De façon quotidienne, nous tentons le plus de parfaire notre comportement afin dâobtenir un retour positif venant des autres. Ainsi sâinstalle une autoreprĂ©sentation aux yeux des autres pouvant ĂȘtre assez complexes Ă modifier.
Les rĂ©seaux sociaux, selon D. CARRĂ, et R. PANICO (2010 b) :
RĂ©pondent Ă une double attente, une double nĂ©cessitĂ©. Dâune part, prendre la parole, sâexprimer et ainsi satisfaire chacun selon ses goĂ»ts Ă lâinjonction de visibilitĂ© dâune sociĂ©tĂ© qui nâen fournit pas toujours les moyens. Dâautre part, et simultanĂ©ment, favoriser un sentiment dâappartenance et dĂ©velopper une sociabilitĂ©[1].
De ce fait, avec cette nouvelle approche apportĂ©e aux utilisateurs de ces derniers nous pouvons choisir ce que les autres verront de nous, lâimage que nous souhaitons dĂ©voilĂ©e au grand public, car notre environnement sâest Ă©largi grĂące Ă ses plateformes numĂ©riques. Les mĂ©dias sociaux permettent de se construire une image sur mesure, plus proche de lâidĂ©al quâon se reprĂ©sente.
Mon utilisation des rĂ©seaux sociaux est en direct corrĂ©lation avec mes objectifs professionnels dans le monde de la communication, de mĂȘme que mes engagements personnels par rapport au dĂ©veloppement dans les pays du tiers monde. De ce fait, jâutilise les rĂ©seaux sociaux, plus particuliĂšrement Facebook, pour me bĂątir une influence qui puisse me permettre de renforcer lâimpact que je souhaite porter au public qui me suit (majoritairement des jeunes entre 15 et 30 ans). Cette influence se mesure Ă travers notre nombre dâamis, de «âfollowersâ» câest-Ă -dire ceux qui nous suivent, et des rĂ©actions (jâaime, commentaire, tag, partage) ou tout simplement, Ă travers les vues sur les vidĂ©os que nous publions. Suivant cette logique, il est nĂ©cessaire dâavoir une stratĂ©gie dâutilisation bien pensĂ©e qui donner envie aux autres de savoir ce que nous faisons et dây trouver assez dâintĂ©rĂȘt, afin de susciter la rĂ©action et la discussion. NĂ©anmoins, il ne sâagit pas forcĂ©ment de me crĂ©er un faux profilâ; bien au contraire : il est question ici de mettre lâaccent sur le meilleur de moi-mĂȘme afin dâaccrocher et de «âsĂ©duireâ» mon public cible.
ceci Ă©tant dit, jâessaie toujours de projeter lâimage parfaite qui me reprĂ©sente  le plus en remixant mes photos, selon le type de publication (photos, messages, vidĂ©os) qui coĂŻncide aux attentes de mon public et Ă ma vision des choses. Avec ses Ă©lĂ©ments rĂ©unis, lâassurance de ma visibilitĂ© repose sur le choix du moment de la publication. En effet, prenant en compte le mode de fonctionnement de lâalgorithme EdgeRank quâutilise Facebook, tout devient une question dâactualitĂ© comme le cite Bucher (2012):
«Sur Facebook, il nây a pas tant de «âmenace de visibilité⻠que de «âmenace dâinvisibilité⻠qui semble gouverner les actions de ses sujets. Le problĂšme tel quâil apparaĂźt nâest pas la possibilitĂ© dâĂȘtre constamment observĂ©, mais la possibilitĂ© de disparaĂźtre constamment, de ne pas ĂȘtre considĂ©rĂ© comme suffisamment important. Pour apparaĂźtre, devenir visible, il faut suivre une certaine logique de plateforme intĂ©grĂ©e dans lâarchitecture de Facebook... La menace de lâinvisibilitĂ© doit ĂȘtre comprise Ă la fois littĂ©ralement et symboliquement[1]â» (1171)
De ce fait, peur dâĂȘtre invisible, il est important de publier en dehors des heures scolaires ou de travail, car mon public cible est concernĂ© par ces deux activitĂ©sâ; plus les personnes rĂ©agissent sur ta publication, plus ta visibilitĂ© augmente.
En dĂ©finitive, en mâappuyant sur le classement de profil dressĂ© par Dominique Cardon 2008, je me situe dans lâunivers du «âPhareâ» qui est dĂ©crit par ce dernier comme une dimension oĂč : «âla visibilitĂ© fait souvent lâobjet dâune quĂȘte dĂ©libĂ©rĂ©e et sâobjective Ă travers des indicateurs de rĂ©putation, des compteurs dâaudience et la recherche dâune connectivitĂ© maximale[1].â»[1] Dominique Cardon, « Le design de la visibilitĂ©. Un essai de cartographie du web 2.0 », RĂ©seaux 2008/6 (n° 152), p. 93-137.
[1] Bucher, T. 2012b. « Want to be on the top ? Algorithmic power and the threat of invisibility on Facebook ». New Media & Society. 14(7) : 1164-1180.
[1] D.CARRĂ, et R. PANICO (2010b). « Du fichage subi, Ă l'affichage de soi, ĂlĂ©ments pour une approche communicationnelle du contrĂŽle social », confĂ©rence au colloque de l'AISLF-CR33 « Dispositif techniques de communication humaine : transformations du lien et nouveaux lieux sociaux », Namur (Belgique), mai.
Dominique Cardon, « Le design de la visibilité. Un essai de cartographie du web 2.0 », Réseaux 2008/6 (n° 152), p. 93-137.
Billet 7 - Médias numériques et démocratie
Dans cette « plateformisation » sur Internet plusieurs notions deviennent importantes et embarquent dans le principe de la dĂ©mocratie. En effet, tous les questionnements autour de la gratuitĂ©, de la convergence sur Internet, de la culture participative et collaborative, des traces numĂ©riques, de lâoligopole du numĂ©rique, mĂȘme depuis 2017, des Fakes News[1] doivent ĂȘtre abordĂ©s par la dĂ©mocratie Ă mon avis. Ainsi, il y a une connexion entre les mĂ©dias numĂ©riques et la dĂ©mocratie qui se dĂ©termine, Ă mon opinion, comme le pouvoir au peuple. Dans ce dernier billet, je vais aborder ce que moi je vois dans mes mĂ©dias sociaux du rĂ©gime dĂ©mocratique, de quelle maniĂšre elle ressort.
DĂ©mocratie et lâInternet
LâavĂšnement dâInternet avec le Web 2.0 comme le mentionne Verville « facilite la participation des usagers du Web, lâinteractivitĂ©, lâapprentissage collectif et le rĂ©seautage social. » [2] Dâailleurs, lâInternet permet donner le pouvoir au peuple[3] et il peut aussi comme le mentionne Cardon nourrir « la source la plus essentielle de lâexercice de la souverainetĂ© populaire [âŠ] en libĂ©rant lâexpression des individus, et le droit de porter, sans contrainte ni censure, leur propos dans une espace public. »[4] En effet, en regardant mes pratiques ou ce qui se divulgue sur mes rĂ©seaux sociaux, je vois cet aspect de libĂ©ration de lâexpression et de lâinteractivitĂ© quâune publication peut crĂ©er. Par exemple, quand la sĂ©rie « 13 reasons why » est sorti sur Netflix, mes mĂ©dias numĂ©riques se sont transformĂ©s en dĂ©bat. Les gens commentaient, mais en argumentant sur les sujets abordĂ©s dans cette sĂ©rie. Ă mon avis, cette Ă©mission a permis aux personnes de parler de sujets difficiles comme le suicide et conscientisĂ© la sociĂ©tĂ© encore une fois Ă cet enjeu. Jâai mĂȘme vu sur Twitter des personnes Ă©crire que cette Ă©mission leur avait fait comprendre une rĂ©alitĂ© ou les avaient aidĂ©es. Ainsi, le fait que les personnes ont partagĂ© leurs opinions, quâils ont publiĂ© des photos de cette Ă©mission, quâils ont créé un Ă©change conversationnel a permis de relancer le sujet dans nos sociĂ©tĂ©s.
La participation sâest donc classifiĂ©e dans des niveaux, par exemple celui de donner son opinion (commentant), dâĂ©changer (entretenir une conversation sur le sujet) et pour agir aussi (actions de la direction de certaines Ă©coles, action de centre mĂ©dical, action des internautes mĂȘmes). La participation venait dâautant de spĂ©cialistes, par exemple de psychologues que de parents, de personnes qui ont vĂ©cus une dĂ©tresse ou tout simple un visionneur. Dâailleurs, Sharon Casey formatrice et consultante en prĂ©vention du suicide de Suicide Action Montreal a dit: âThis is going to be really difficult, it's going to increase distress and emotional pain for kids who are already thinking about suicide."[5]. En effet, cette Ă©mission Ă soulever une grande controverse en avril dernier et cela Ă remit en question les valeurs que nous accordons dans notre dĂ©mocratie sur au suicide, Ă lâhomosexualitĂ©, au viol et autres sujets frappants. Dâailleurs, plusieurs centres sont devenus occupĂ© dont Le Centre de prĂ©vention du suicide de QuĂ©bec (CPSQ) qui a reçu « plusieurs appels de parents qui se demandaient comment agir avec leurs enfants d'Ăąge primaire qui avait eu accĂšs Ă 13 raisons et qui Ă©taient trĂšs secouĂ©s. »[6]
Je crois que chaque individu a un pouvoir sur le Web, mais tous Ă un degrĂ© diffĂ©rent et aussi dĂ©pendamment de son statut. En effet, si je reprends lâexemple de la sĂ©rie « 13 reasons why », dans mes mĂ©dias, les personnes qui avaient plus dâinfluence Ă©taient des personnalitĂ©s publiques qui faisaient des publications pour dĂ©noncer, dont Selena Gomez qui a fait la direction de la sĂ©rie. Ensuite, il y avait tous spĂ©cialistes qui sâexprimait par des entrevues Ă la tĂ©lĂ©vision ou dans des articles. Je pense du moins sur les plateformes que jâutilise, dont Facebook, Instagram, Twitter et dâautres, les personnes qui dĂ©tiennent un pouvoir dâinfluence sont les personnalitĂ©s publiques, les personnes scientifiques, les politiciens et les cĂ©lĂ©britĂ©s mĂȘme. Par la suite, une personne comme moi sur mon rĂ©seau, je viens juste contribuer par lâintermĂ©diaire des autres personnes, donc de la masse, Ă rendre le sujet important. Il va y avoir crĂ©ation de communautĂ©s sur la sĂ©rie, jâen ai vu sur mon Instagram oĂč il y a des publications de celle-ci.
De plus, je pense quâil est difficile de maintenir le dĂ©bat en ligne, car lâInternet câest rapide et Ă©phĂ©mĂšre, câest-Ă -dire que nous pouvons parler de sujet dâactualitĂ©, comme le #JesuisCharlie ou tous autres hashtags qui dirigent un enjeu dâactualitĂ© pendant une certaine pĂ©riode de temps et au bout de deux semaines, nous passons Ă un autre sujet et nous attendons plus beaucoup parler de lâautre. Jâai remarquĂ© cela surtout avec la tragĂ©die Ă Paris pour Charlie Hebdo, mes mĂ©dias numĂ©riques Ă©taient pleins de publications, je voyais Ă©normĂ©ment de dĂ©bats, de conversations, de soutiens de tout le monde autant les personnalitĂ©s publiques que mes amis ou mes proches aussi. MĂȘme le rĂ©gime me permettait dâajouter Ă ma photo un signe de soutien pour le #JesuisCharlie et maintenant pour tous Ă©vĂšnements que cela soit, malheureusement, tragique ou heureux ou pour une cause prĂ©cise, il peut y avoir des « filters » spĂ©cifiques pour lâĂ©vĂšnement. Par exemple, pour « Bell cause pour la cause », les plateformes comme Snapchat, Facebook, Instagram, dĂšs que nous mettions le « filter » sur nos publications ceux-ci devaient donner un montant dâargent Ă la cause. Ces « filters » Ă©taient entre autres le logo Bell cause pour la cause ou « Quâest-ce que la santĂ© mentale signifie pour vous? ».[7]En effet, les plateformes mâincitaient Ă agir et me permettaient de montrer mon point de vue sans mĂȘme commenter. Cela permettait de voir qui soutenait la cause, le parallĂšle que je peux faire ce sont les pancartes Ă©lectorales que les gens mettent sur le terrain pour montrer aux autres pour qui ils votent. Ainsi, « la maniĂšre dont Internet agit sur lâespace public est beaucoup plus proche des techniques de mobilisation collective [âŠ]. »[8] LâInternet a permis de remettre en question plusieurs Ă©lĂ©ments idĂ©ologiques, religieux, Ă©thiques, dĂ©mocratiques dans le contexte de Charlie Hebdo, par exemple, mais aprĂšs un bout de temps, les internautes passent Ă un autre sujet et le cycle reprend. Cependant, mĂȘme si cette boucle perpĂ©tuelle reprend toujours sur un diffĂ©rent enjeu, je crois que lâInternet est une source qui « [Internet] ne peut quâaccĂ©lĂ©rer les dĂ©bats, les conversations, qui ont dĂ©jĂ lieu dans le quotidien des individus, dans les espaces familiers de la conversation numĂ©rique. »[9] Ainsi, elle permet de relancer Ă une plus grande Ă©chelle des enjeux de sociĂ©tĂ©s dĂ©jĂ existante en incitant les gens Ă sâexprimer, car les rĂ©gimes numĂ©riques permettent cette libertĂ© dâexpression.
 En conclusion, ce mixte entre la dĂ©mocratie et lâInternet, le « e-reputation »[10] vient favoriser les Ă©changes, les dĂ©bats, les opinions des gens avec moins de contraintes, car les plateformes sociales numĂ©riques favorisent cette participation, cette collaboration (plateformisation). Je ne me sens pas restreinte dans mes actions quand je veux publier quelques choses sur des plateformes que jâutilise pour partager mon point de vue. De plus, je crois que certaines fonctionnalitĂ©s de plateformes numĂ©riques, par exemple les hashtags, viennent favoriser cette visibilitĂ© du sujet et permettent dâexposer celui-ci de façon plus efficace et relancer des dĂ©bats sociĂ©taux. Puis, il y a aussi les discussions moins exposer, mais toujours prĂ©sentes sur Internet. En effet, on perçoit les deux types, du moins pour moi, je vais voir les deux sur mes rĂ©seaux sociaux. Et comme jâai dĂ©jĂ mentionnĂ© dans un autre billet, si je donne mon opinion cela va ĂȘtre dans le « clair-obscur » :
 Tout ce qui est sur internet nâest pas public : certains propos y sont trĂšs visibles parce quâils ont Ă©tĂ© collectivement apprĂ©ciĂ©s par les internautes tandis que dâautres sâabritent dans des espaces de conversation plus en « clair-obscur » oĂč lâon converse, lâon critique, lâon diffuse de lâinformation tout en valorisant son identitĂ©.[11]
Maintenant, les internautes ont le droit de tout exposer, de dire, mais il y a certains propos, Ă mon avis, qui ne devraient pas avoir lieu et que les rĂ©gimes devraient observer, comme des propos misogynes ou racistes, car la dĂ©mocratie soutient quand mĂȘme des rĂšgles pour la protection des individus. La dĂ©mocratie se retrouverait sur un continuum entre la libertĂ© dâexpression et ses limites.
 Bibliographie
 BELL Cause pour la cause, « La trousse Belle Cause pour la cause : faites votre part et passez le mot.», 2018. En ligne. https://cause.bell.ca/fr/trousse. Consulté le 10 mars 2018.
CLOUTIER, Patricia, «13 raisons fait jaser... mĂȘme au primaire », LeSoleil, 2017. En ligne. https://www.lesoleil.com/actualite/education/13-raisons-fait-jaser-meme-au-primaire-f16973d63a7488dc3ef7d830384762b1. ConsultĂ© le 10 mars 2018.
Entrevue avec Dominique Cardon sur son livre La dĂ©mocratie internet : Promesses et Limites, coll. La RĂ©publique des idĂ©es, Paris : Ăditions du Seuil, 2010. En ligne : https://www.cairn.info/revue-transversalites-2012-3-page-65.htmÂ
OKEKE, Shari, « 'Let your kid watch it,' Quebec teen says of controversial show 13 Reasons Why», CBC NEWS, 2017. En ligne. http://www.cbc.ca/news/canada/montreal/13-reasons-why-quebec-montreal-teen-suicide-1.4089810. Consulté le 10 mars 2018.
VERVILLE, 2012 dans ZAHAR, Hela, « Médias numérique : problÚmes et enjeux », Note de cours, « Médias numériques et démocratie », Université du Québec en Outaouais, Hiver 2018
ZAHAR, Hela, « Médias numérique : problÚmes et enjeux », Note de cours, « Médias numériques et démocratie », Université du Québec en Outaouais, Hiver 2018
 Note de bas de pages
[1] Zahar, Hela, note de cours 2018
[2] Verville, 2012, dans Zahar, Hela, notes de cours, 2018.
[3] Ibid
[4] Cardon, 2012
[5] Okeke, CBCNews, 2017
[6] Cloutier, Le Soleil, 2017
[7] Bell, Cause pour la cause, 2018
[8] Cardon, 2012
[9] Cardon, 2012
[10] Zahar, Hela, note de cours, 2018.
[11] Cardon, 2012.