K A L C E S
A l'écriture : Florence Jou
A la photo : Margaux Meurisse
Au graphisme : Samuel Jan
Comme dit dans un article de Publie.net, KALCES est un ouvrage à « plusieurs mains ». Voici sa description, toujours sur Publie.net :
Kalces est un road movie poétique, qui a trouvé origine autour d’une performance sonore, réalisée par le collectif ConstelleR.
À la voix et au texte : Florence Jou.
Margaux Meurisse et Samuel Jan sont venus y mêler leurs photographies et leurs typographies.
Leurs mouvements et leurs arrêts.
Ainsi Kalces est né.
Kalces a tissé ses images autour d’ombres et de prose coup de poin(g)t, autour de traits abrupts taillés à même le flou. Autour de murmures répétés et de chants tus.
Kalces, e(s)t la mélodie qui le porte et le déploie.
Kalces, e(s)t le rythme de mots soufflés, murmurés à bord de lèvres, à bout de phrases.
Kalces se tait. Parfois. Puis se déploie.
Kalces nous tient à bout de souffle, nous suspend aux parenthèses, nous contient entre crochets.
Kalces quadrille raye éparpille
Kalces retient.
Kalces rayonne et nous transporte
en pointillés pulsatiles
et lignes tremblantes
en géométries saillantes
et figures étoilées.
Kalces se murmure
se scande
se psalmodie.
Kalces e(s)t l’image taillée en dents de scie, l’émotion retenue à son point de tension, suspendue aux noirs profonds et éclaboussures de blancs.
Kalces effleure à grain de peau, affleure le tangible et vibre d’émotions.
Kalces e(s)t Poësie multiple et éclatée.
Projetée là où sa couleur porte et se répand, l’emporte puis reprend tout.
— LOUISE IMAGINE
Kalces nous fait retenir notre souffle jusqu'à la dernière page. Peut-être par la beauté du texte, ou par la mise en page saccadée, qui sera évoquée plus tard.
En effet, Kalces, c'est :
de la photo
du graphisme
du texte.
Oui, tout ça à la fois. C'est ce qui fait le charme de ce livre très particulier.
Les textes sont tout en métaphores. Il ne faut donc pas chercher une histoire tissée comme dans un roman, par exemple, car ce n'est pas du tout le but de Kalces dont le style de récit, flou, nous laisse la possibilité en tant que lecteur de créer nos propres images fictives à partir de ce qu'il se passe dans le texte.
Les photographies suivent d'ailleurs cette idée de flou du texte puisque certaines d'entre elles possèdent ce petit côté "pas tout à fait net", tu sais, comme sur de vieux polaroids, par exemple. Ces dernières le plus souvent en noir et blanc représentent des paysages ou des sujets humains par exemple. Il n'y a en effet seulement deux photos en couleur dans Kalces.
La mise en page, proposée par Samuel Jan est par ailleurs tout a fait originale, puisque l'on voit dans Kalces, comme expliqué précédemment, des séparation du texte, généralement par des points ou des traits, par exemple, qui pourrait nous rappeler le langage du morse, par exemple. Un autre détail est présent dans la mise en page puisque il y a des dessins sur les photographies, généralement en blanc, qui se fondent donc parfaitement dans le décor et attire d'autant plus l'œil sur la photographie.
Cette mise en page s'accorde donc parfaitement avec le reste, se fondant réellement dans le décor, sans donner cette impression désagréable ou l'on pourrait se demander "qu'est-ce que ça fait là ?", au contraire, elle donne du sens au tout que forme ces trois disciplines, la photo, l'écriture et le graphisme.
P H O T I T U D E, passionnée de graphisme, à beaucoup apprécié cet ouvrage, de par sa beauté et son originalité. Lui est donc décernée la note de :
T U • V E U X • L’ A C H E T E R ? • C’est par là :
https://www.publie.net/livre/kalces-f-jou-s-jan-m-meurisse/
D E S • L I E N S • P O U R • E N • A P P R E N D R E • P L U S :
https://www.publie.net/2016/11/18/nouveaute-kalces-de-florence-jou-samuel-jan-margaux-meurisse/











