En cette période de confinement, je rêve beaucoup, je me vois nue quasiment chaque nuit.
Chez des ami.es la plupart du temps, et même une fois dans un couvent !
Me rêver nue, je peux l'interpréter, cette période nous pousse beaucoup à l’introspection. Qui sommes-nous hors de tous ces codes sociaux ? quand on n’a plus à s’habiller pour aller travailler ? quand on n’a plus à manger devant d’autres collègues ? quand on ne peut plus sortir et montrer au monde entier que notre vie est fabuleuse sur les réseaux sociaux ?
Qui sommes nous vraiment ?
Ce temps nous oblige à nous confronter obligatoirement à nous même. On ne peut plus s’échapper.
Alors oui, on peut passer notre temps sur Netflix mais on ne va pas tenir 2 mois…
On peut tester des nouvelles recettes de pain toutes les semaines mais la pénurie de levain va vite nous arrêter !
Il ne reste donc plus que nous, avec nous même.
Et là, que devons-nous voir ?
Ce que je remarque depuis le début du confinement, c’est que mes habitudes de vie n’ont pas trop changées.
Je m’habille toujours comme j’en ai envie (#freethenipples), je ne me maquille pas, je mange ce qui me fait vraiment envie.
Ce qui a changé par contre c’est ma créativité. Depuis ces quinze premiers jours, je me suis mise à écrire plus que je n’avais jamais écrit. J’ai même décidé d’ouvrir ce blog pour partager mes écrits !
C’est facile, pour le moment, je le fais de manière anonyme. Mais quand même. J’ai osé franchir ce premier pas. Et ça me rend fière de moi.
Je tends vers la personne que je souhaite vraiment être.
Je reste une petite fille sage qui veut bien faire.
Je dois profiter de ce temps pour faire tout que j’ai envie de faire en temps normal.
Je sens que je vais encore découvrir des choses sur moi dans les semaines à venir.
J’ai presque hâte de m’observer pendant cette période.
Comment profiter de cette période pour me retrouver et me ressourcer mais sans trop en faire et m’épuiser ?
Mes lunes démarrent aujourd’hui, j’en profite donc pour me purifier et sortir ce dont je ne veux plus.
Je ne veux plus être la petite fille sage qui veut bien faire.
Je ne veux plus me taire en bonne petite dernière de la famille qui n’a aucune parole intéressante.
Je ne veux plus faire ce qu’on attend de moi parce qu’il faut un métier, parce que j’ai de la chance de continuer à travailler pour un bon salaire en cette période.
Je ne veux plus me taire.
Je veux être, je veux m’exprimer, je veux vivre en faisant ce que j’aime au quotidien.
Je veux apprendre à m’aimer