Parce que ça rumine à l’intérieur, ça revient comme une bête qui gratte le fond des intestins, ça s’impose, ça jaillit, c’est un râle ; ça glisse le long du ventre depuis le début de la vie. Mon orgueil réside encore au fond de mes mots. Il y a encore de moi sous le silence que je m’impose.
« Positiver » : ce verbe récemment inventé n’est pas un vain mot. Rendre positifs les rapports humains, quoi en effet de plus utile, de plus essentiel ? Et de plus difficile aussi, car chacun joue son rôle, se débat intérieurement dans ses propres contradictions et doit affronter ses propres réactions primaires. Le travail en équipe, la vie de famille, toutes les relations de groupe, permettent…
Comment apprendre à se connaître ? Pour avoir quelques pistes, nous recevons le psychiatre Christophe André, qui publie dans une co-édition France Culture et L’Iconoclaste, un recueil de chroniques : La vie intérieure.
La différence entre réfléchir et ruminer, par Christophe André
Dès que nous sommes éveillés, nous sommes soumis à un flux continu de pensées.
La majorité de ces pensées défilent automatiquement, sans que nous ayons choisi de les produire. Parmi nos pensées, 95 % sont identiques à celles de la veille. Et parmi elles, 80 % sont négatives.
Nous avons donc naturellement tendance à « ruminer » et à « penser négatif » !Alors, soyons indulgents envers nous même. Si nous sommes négatifs et avons une tendance à nous projeter et à ruminer le passé…c’est que notre cerveau fonctionne normalement.
Néanmoins, dans certaines circonstances, le processus de rumination devient dysfonctionnel. La personne entre alors dans un processus circulaire dangereux dont il lui est difficile de s’extraire et qui peut entretenir voire aggraver la souffrance.
Mais alors, à quoi servent les ruminations, et quand doit-on considérer que nos ruminations deviennent dysfonctionnelles ?
Vous saurez tout dans mon billet « Comprendre le mécanisme des ruminations ».
Bien à vous.
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