L’association fondée en 2016 revendique pour les femmes le droit de porter le voile sans être stigmatisées et considérées comme des « victimes passives ».
N’allez pas demander à Sarah Zouak si féminisme et islam sont compatibles. La question l’exaspère, comme tous ces préjugés véhiculés sur les femmes musulmanes. « Si ce ne sont pas les médias, ce sont les politiques qui nous stigmatisent. Ils prennent la parole à notre place et souvent, c’est pour dire n’importe quoi », s’agace la Française de 27 ans. Elle qui se dit musulmane, féministe et libre, a cofondé il y a un an Lallab, une association et un magazine en ligne, pour donner une tribune à celles qui allient à la fois islam et combat pour l’émancipation des femmes. « Sans qu’il y ait de contradiction », insiste la jeune femme. Un an plus tard, Lallab – contraction de lalla (« madame » en arabe) et laboratoire – compte plus de 200 bénévoles partout en France et organise des ateliers de sensibilisation dans les lycées pour déconstruire les préjugés.















