Certains caviardages... ne savent pas quand s’arrêter. 🤣
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Certains caviardages... ne savent pas quand s’arrêter. 🤣
River of grass 1994
Peau morte
C’est comme si c’était hier et pourtant, c’est seulement encore demain. La progression est infime, presqu’invisible mais le résultat est plus que tangible. Sur le papier, et dans toutes les cellules qui font la bosse reformée. La coupure fut terrible; le sang écarlate et liquide; la sensation impensable et repoussée à moitié; le handicap lancinant mais sans fracas. Je tourne autour, je fais des pirouettes, je m’oublie et je saigne encore. Je me dis que j’aurais dû me faire soigner: à force de vouloir bricoler, on fait du bancale. La cicatrice du sel qui brûle; la morsure de l’iode qui cautérise; le répit d’éviter le pire – la décapitation partielle. Cela vaut tous les pansements du monde. Alors chaque jour, on fait un peu, par à côté, par différent, par équilibre ré-équilibré, par tête en bas et cou un peu coincé, par muscles ré-inventés, par bienveillance sollicitée et par retournement du paradigme de soi: je suis parce que j’essaie. Je fais l’expérience du courage, c’est-à-dire l’action par devers la peur et le pardon envers soi pour les erreurs qui ne nous appartiennent pas et les errements qui nous ont fait faire chemin vers ce qui devient l’impossible arrivée, le départ constant, la translation du sur-place qui nous grandit à jamais. Les images me choisissent, les gestes aussi: je me fais signe par derrière et à travers l’écran et tout prend sens. La longue semaine m’a doucereusement révélée ma façon première, celle que je ne saurais fixer qu’en la laissant s’exprimer, un instant à la fois, un bout de peau par ci et un autre mot par là. La crête ondulante de la vague lisse le tumulte de l’écume. Relancer le cercle, oui, c’est en faire une spirale. Et elle est infinie.
Sonia Delaunay
«Rythme Sans Fin» 1956
les hivers d'alisha
regarde ce que l'abandon ramène !!!!!!!!!!!!!!!!!!
je suis là !!!
hearing you talk about me makes me feel like all the people i could have become are still inside of me
After sobbing over Come back... be here I am now sobbing over Yoan Garneau's new song.
Sans fin / Bez końca (Pologne, 1985)
Ulla, veuve, traductrice, continue de voir son mari après la mort. Elle tente de se défaire de ses visions mais n’y arrive.
Petite perle rare de Krzysztof Kieślowski, ce film poétique et politique (il est question d’amour tout autant que de l’engagement au sein de Solidarnosc) est très beau. Surtout si vous aimez les bougies !
Et si vous ne connaissez pas ses films réalisés avant la période française (Véronique, Bleu, Blanc, Rouge) alors vous devez. Oui, vous devez. Voir ce film.
Sans Fin se regarde sans faim.