#ShakeParkinsonsOff, la campagne qui va vous secouer
Il nous arrive souvent de trembler. De froid parfois, mais aussi de peur, de colère, à cause d’un choc, ou encore par anxiété. Mais nous ne devrions jamais trembler sans raison, et encore moins tout le temps : c’est ce que nous dit la dernière campagne de l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière. En effet, « seules nos émotions devraient nous faire trembler », et pourtant la maladie de Parkinson touche aujourd’hui 160 000 personnes en France et 8 000 nouveaux cas sont déclarés chaque année.
Mais comment nous sensibiliser à cette maladie ? Grâce à l’expérienciel associé à un bon storytelling : c’est là tout le génie de cette campagne. S’appuyant sur la technologie haptique, science du toucher, le vibreur du smartphone se déclenche automatiquement pour nous faire ressentir les tremblements de Tom, le protagoniste dont nous traversons la vie le temps de deux minutes, de l’enfance aux vieux jours. Dispositif intéressant quand on sait que le tremblement est l’un des premiers symptômes que l’on associe à la maladie de Parkinson, alors même qu’il ne touche pas toutes les personnes qui en sont atteintes (36% des malades ne tremblent pas). Une bonne manière de réussir à toucher la jeune génération et de viraliser cette campagne.
La sensibilisation ne tient pourtant pas seulement à ce dispositif sensoriel ingénieux, elle est aussi rendue possible par l’universalité qu’incarne le parcours pourtant singulier de Tom, permettant au public de s’identifier au personnage. Car oui Tom c’est un peu notre ami d’enfance, notre beau-frère, le père d’une de nos amies… Tom, prénom provenant de l’hébreu Theoma qui signifie « jumeau », pourrait aussi être nous, et c’est là toute la force des émotions décrites dans ce spot. Des moments marquants, des moments que l’on a tous déjà pu vivre à tous les âges de la vie et dont l’émotion suscitée est aisément compréhensible ; une vraie manière de communiquer auprès de toutes les générations et de favoriser le don à l’occasion de la journée mondiale de la maladie de Parkinson pour en finir avec les tremblements.
Cette campagne a déjà généré beaucoup de retombées media, mettant davantage en lumière une organisation moins plébiscitée par les Français alors que la recherche médicale arrive en troisième position des causes soutenues selon l’enquête Kantar Public réalisée pour France Générosités. Pourtant, il semblerait que le nombre de personnes atteintes de la maladie de Parkinson puisse considérablement augmenter d’ici 2030 : selon le dernier rapport du Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, nous ferions face à une augmentation de 56% du nombre de malades par rapport à 2015, soit au moins 260 000 personnes concernées...
Alors, allons-nous donner ou continuer de trembler de peur face à la maladie ?