Départ - Sinusal - Agréger - Empathie - Volute
''Ainsi, du silence naît un écho sourd au plus profond de mon être. Une réverbération qui me secoue, m'éveille si je décide d'y prêter oreille. Elle est un appel, le point de départ de mon essence. C'est l'endroit d'où s'étend mon désir de vérité, clair et sans artifice. Mais plus je m'en éloigne, plus j'essaie de faire battre mon propre temps sur celui de l'autre. Dans un rythme sinusal, les deux peuvent vibrer en harmonie. Cependant des fois, c'est la cacophonie la plus absolue. On se perd. On s'oublie. On ne s'écoute plus.
Le silence a son importance, celle de me recentrer, de me repositionner. Effacer et digérer les sons qui me désorientent car en effet, les mots polluent bien plus qu'on ne le croit. Pas besoin d'être agrégé pour savoir l'impact et l'incompréhension que peuvent avoir une mauvaise phrase, un mauvais mot, une mauvaise orthographe. On devrait apprendre l'empathie en même temps que le langage car écouter l'autre, se mettre à sa place nous éviterait tellement de blessures, de non-dit. Cela peut nous frapper bien bas, nous mettre à terre ou alors nous meurtrir pour des vies entières...
Après ces quelques minutes où mon esprit s'est égaré en volutes éphémères dans ce que ma conscience émergente tentait d'éclaircir, je savoure une dernière fois l'absence de bruit. Il est bien beau de méditer sagement de bon matin, mais la réalité me rappelle à l'ordre. C'est ainsi que je finis par briser ce néant auditif par un bâillement bien sonore.''