Oui, privilégier le bien-être de son capital humain est synonyme de succès. Mais encore faut-il identifier les différents postes de bien-être. Car un espace parfaitement adapté à l’utilisateur sera inutile dans un open-space froid. Idem pour un espace bureau moderne et attrayant sans aucune ergonomie. Petite mise au point sur l’équilibre du bien-être.
Pour un espace bien équilibré, un seul mot d’ordre : la diversité. Diversité d’espaces de postures et de présences, il faut de tout pour rendre le salarié heureux ! Et l’entreprise doit lui laisser le choix de travailler où bon lui semble. En termes d’espaces, il est important de proposer plusieurs aménagements. Ainsi, chaque collaborateur peut choisir de travailler seul, à deux ou même plus selon les projets. Des zones adaptées, intuitivement reliées entre elles offrent des univers appropriés à chaque type de travail. Physiquement, une diversité de postures évite les problèmes de dos et de surpoids. Des postes utilisables debout, assis, étendu, associés à des technologies mobiles facilitent ce point. Tous les salariés doivent alors être équipés d’ordinateurs portables et de téléphones mobiles. Enfin, la diversité de présences implique interaction physique et virtuelle. Un équipement innovant est donc la clef de ce dernier poste. Plus besoin d’être dans les locaux de l’entreprise pour être performant.
La montée du travail collectif permet à cette nouvelle organisation de s’installer progressivement. Hyper-connecté, le bureau de demain se réinvente surtout dans les usages. Comprendre ces nouvelles pratiques est le premier pas pour évoluer à leur rythme.
La Part-Dieu, quartier de prédilection pour les start-ups ?
Si la Part-Dieu est un centre d’affaires connu pour ses grandes entreprises tertiaires, la proximité de la gare et de ses nombreux moyens de transport, attire également de jeunes start-ups. C’est le cas de DOZ, implanté rue de la Villette, dans des locaux que l’entreprise a complètement refait à neuf.
Son fondateur, Anji Ismail, ne comptait pas forcément rester à Lyon après ses études de marketing, mais c’est ici qu’il a rencontré son associé. A partir de là, tout s’est enchaîné avec facilité : il a le soutien de la chambre du commerce et son réseau professionnel s’est créé très rapidement. Des opportunités qu’il n’aurait peut-être pas eues à Paris où les interlocuteurs sont beaucoup plus nombreux.
De plus, la ville lui plaît. Comme il le dit, Lyon est une vraie métropole, à seulement quelques heures de la capitale mais également plus avantageuse en termes de coût et de qualité de vie.
Toujours en déplacement entre Lyon, San Francisco et Paris, la location de bureaux à Part-Dieu s’est imposée comme une évidence pour ne pas perdre trop de temps dans les transports. Aujourd’hui, DOZ a bien grandi et emploie 17 personnes. Une croissance et un déménagement qui ont soulevé des questions. Le quartier de Vaise par exemple, est plutôt attractif pour les entreprises en termes de loyer.
Pourtant, c’est à Part-Dieu qu’Anji Ismail a décidé de rester et de louer des espaces de travail plus grands. En cause ? Son attractivité et son accessibilité, à la fois pour ses salariés qui viennent en train, en métro, à vélo ou à pied, mais également pour ses clients ou les candidats qu’il rencontre. Les commerces tous proches sont aussi un point très positif pour la start-up qui place le bien-être au travail au centre de ses préoccupations. Ainsi, les collaborateurs d’Anji peuvent facilement se détendre, aller au restaurant ou faire quelques courses pendant leurs temps de pause.
Le projet de rénovation du quartier est donc une chance pour DOZ. Ses employés, qui trouvent que la partie à l’est de la gare pourrait encore se dynamiser devraient être comblés par les nouveaux projets d’immeubles et leurs socles actifs. Quant à Anji Ismail, il pense bien évidemment à son développement. Les projets d’envergure attireront immanquablement de grosses entreprises avec qui faire affaire, mais également d’autres start-ups, indispensables pour dynamiser le quartier et y créer un pôle d’entreprises innovantes.
Des changements qui confortent le fondateur de DOZ dans son choix initial : la Part-Dieu est véritablement l’endroit où il faut être lorsque l’on crée une entreprise à Lyon.
La Skyline Part-Dieu : un nouveau visage pour Lyon
Décloisonner les espaces, créer de nouveaux lieux de vie, attirer de grandes entreprises comme de petites start-ups. Le projet de rénovation du quartier de la Part-Dieu est ambitieux et la métropole de Lyon se donne les moyens d’atteindre ses objectifs.
En partenariat avec le secteur privé, la Société Publique Locale(SPL) Lyon Part-Dieu a lancé plusieurs constructions d’envergure pour donner plus de poids au quartier, en tant que lieu de vie, mais également en termes d’attractivité économique.
Celles-ci doivent venir dessiner le nouveau visage de la Part-Dieu à travers une skyline découpée, qui rappellera les contours des Alpes. Mais pas question de bâtir n’importe comment ! Michel Le Faou, Vice-Président de la Métropole de Lyon en charge de l’urbanisme, de l’habitat et du cadre de vie rappelle que la SPL accorde « une importance particulière à l’architecture des bâtiments, notamment à leur intégration urbaine et à leurs usages ».
Parmi d’autres, la construction de l’immeuble SKY 56, au sud-est du quartier répond à ces attentes en proposant une architecture contemporaine et atypique qui s’inscrit dans l’esprit campus de cette partie de la Part-Dieu.
Mais le développement de cette nouvelle skyline ne se fera pas en oubliant les problématiques environnementales. Ainsi, « l’ambition de la Métropole est de doubler la surface immobilière du quartier à consommation constante d’énergie », rappelle Michel Le Faou.
Les nouveaux immeubles devront donc respecter des standards élevés en termes de développement durable. Comme SKY 56 qui prétend aux certifications RT 2012 -40% et BREEAM, qui est un label d’excellence pour les bureaux et les commerces. De plus, des baux verts seront mis en place avec ses locataires.
Le décloisonnement du quartier doit également être une problématique centrale des constructions en cours, toujours dans l’optique de favoriser le bien-être des habitants du quartier, mais également des personnes qui y travaillent et des personnes de passage pour qui la Part-Dieu est la porte d’entrée de la ville de Lyon.
Pour cela, la SPL demande la réalisation d’un « sol facile » pour redonner de l’espace aux piétons dans le quartier, mais également de « socles actifs » qui ouvriront les bâtiments sur les espaces publics en proposant de nouveaux services et commerces aux pieds des immeubles.
Enfin, d’autres aménagements permettront de faire de la Part-Dieu un quartier vivant tout au long de la journée. Ainsi, le toit de SKY 56, comme celui du centre commercial, sera aménagé en terrasse où il fera bon se travailler, se détendre ou boire un verre.
Aujourd’hui, le constat est alarmant : les français ne vont pas bien. Aussi bien physiquement que moralement, ils sont fatigués. Et si ce mal-être venait de nos conditions de travail ? Le chef d’entreprise se doit de trouver des solutions. C’est primordial. Surtout que la santé des collaborateurs impacte également la santé des affaires…
Problèmes de dos, troubles du sommeil, surpoids, diabète, maladies cardiaques, pulmonaires… La liste est longue. Et ces nombreux maux découlent de nos manières de travailler. Car une journée au bureau, c’est presque autant de temps assis. Mauvaise posture et diminution d’activité physique entrainent problèmes dorsaux, surpoids et même obésité. Les poumons n’aiment pas une mauvaise aération, et le moral, le manque de luminosité. Mais ce n’est pas tout ! Le stress, grand gagnant du mal-être, implique à lui seul dépression, burn-out, voire bien pire. Ainsi, on peut lui attribuer presque 60% des journées de travail perdues chaque année. Manque d’implication, absentéisme, surmenage, contre-performances intellectuelles, l’entreprise en paie lourdement les frais.
Quand on sait que 52% des adultes de l’UE sont en surpoids (étude de l’OCDE), et que 12 milliards d’euros sont dépensés chaque année pour des douleurs dorsales… Il est grand temps de réagir. Un label a d’ailleurs été créé pour identifier les immeubles qui favorisaient la santé et le bien-être des salariés. Pour en savoir plus sur le label Well, lisez l’article « Le label du bien-être ».
SKY 56 : l’audace dans l’architecture et les usages !
Un immeuble en quatre blocs, lumineux et très ouvert vers l’extérieur. Une architecture marquée que l’on remarque au premier coup d’œil. Voici ce qui vient à l’esprit lorsque l’on découvre les premières images de SKY 56. Un projet qui viendra délimiter l’entrée sud du quartier de la Part-Dieu, à l’angle de l’avenue Félix Faure et de la rue du Général Mouton-Duvernet.
Nous avons rencontré l’architecte en charge de sa réalisation, Frédéric Carrasco, qui œuvre sous la direction de Rémy Van Nieuwenhove au sein du cabinet Chaix & Morel et Associés.
Le parti pris architectural de SKY 56 est plutôt audacieux, pouvez-vous le détailler ?
Frédéric Carrasco : La forme de SKY 56 est très singulière pour un immeuble de cette envergure : les pics et crevasses dessinent une silhouette forte, identifiable instantanément. Nous avons réalisé un travail particulier sur son élancement et ses quatre failles qui fragmentent le monolithe en quatre volumes, à l’image d’un glacier, chacun engageant sa propre danse, son propre mouvement, sa propre identité.
Le bâtiment est pourtant plus large que haut, comment avez-vous créé cette sensation de hauteur, de fluidité ?
F. C. : En plus des fissures qui viennent fracturer ce large bloc, nous avons travaillé la sérigraphie verticale de l’ensemble pour renforcer le côté cinétique de ces quatre formes qui s’imbriquent autour d’un noyau. Elle masque au maximum les éléments horizontaux incontournables comme les nez de planchers ou les retombées de faux plafond pour donner une impression très verticale malgré le socle large par rapport aux 56 mètres de hauteur.
L’immeuble est dédié aux entreprises, comment avez-vous conçu les espaces de travail ?
F.C. : Les espaces de bureaux offrent 2 200m² par étage. Il s’agit d’une originalité, les plateaux proposés d’un seul tenant sont généralement plus petits. Les avantages de ces grands espaces sont leur modularité et leur sécabilité, ce qui laisse une évolutivité de fonctionnement et une flexibilité commerciale maximales.
L’immeuble sera majoritairement consacré aux bureaux, mais vous avez également intégré un « socle actif » sur deux étages ?
F. C. : Oui, en proposant un socle actif (commerces de proximité, crèche, restaurants, centres de fitness, etc.), notre volonté est de créer des espaces de convivialité, de rencontres et d’échange avec les riverains et le quartier. Cela contribue à la volonté affichée de désenclaver les bâtiments pour faire de la Part-Dieu un quartier vivant, mélangeant public et privé. Cette idée est renforcée par le choix des revêtements minéraux extérieurs qui se prolongent à l’intérieur du bâtiment.
Pour finir, quels sont vos objectifs en termes de certifications, environnementales et de bien-être ?
F.C. : Notre partenaire Gecina a souhaité augmenter les performances du bâtiment en accroissant les performances RT 2012 -10% à RT2012 - 40% et en obtenant le label Well, lié au bien-être et à la santé des utilisateurs. Nous avons notamment travaillé sur l’apport de lumière naturelle dans tout le bâtiment jusqu’au cœur de ces volumes denses, pour que 100% des bureaux sont en premier jour. Notre autre priorité était d’offrir des espaces intérieurs à fort confort acoustique étant donné la proximité des voies de trains. Le but est de réaliser un immeuble résolument avant-gardiste sur le marché de l’immobilier.
Jeudi 13 octobre 2016,
Olivier Wigniolle, Directeur général d’Icade et Alain Loyer, gérant de Linkcity et Président de Bouygues Bâtiment Sud-Est,
En présence de Gérard Collomb, Sénateur-Maire de Lyon, Président de la Métropole de Lyon, et de Philippe Depoux, Directeur général de Gecina
ont posé la première pierre de l’immeuble SKY 56, marquant l’entrée sud de la Part- Dieu.
Cette pose de première pierre marque une nouvelle étape dans le projet visionnaire autour du quartier Part-Dieu porté par la Métropole de Lyon. Accroître son dynamisme et son attractivité, le conforter dans son rôle de référent économique, en France comme à l’international, et faire de ce site de 177 hectares au coeur de Lyon un modèle de bien vivre.
Gérard Collomb a ainsi souligné combien « SKY 56 est une opération emblématique du renouveau de la Part-Dieu. C’est un véritable bâtiment "signal" qui marquera l’entrée sud du quartier. La réalisation de SKY 56 est une étape importante du projet urbain que nous portons sur ce territoire et qui se dessine désormais de façon concrète. Je suis heureux de participer aujourd’hui à la pose de sa première pierre. »
Faire de la Part-Dieu un quartier agréable à vivre sept jours sur sept !
Nouvelles constructions, réaménagement de la rue Garibaldi, rénovation et agrandissement de la gare, la Part-Dieu entame une profonde mutation.
L’objectif ? Relier des espaces et des bâtiments qui datent pour la plupart des années 1970, fonctionnels mais désormais jugés trop froids et surtout, pensés pour des déplacements en voiture. L’ambition de la ville de Lyon est de faire de ce quartier un lieu accueillant, vert et agréable à vivre toute l’année.
Cette mission d’envergure a été confiée à la Société Publique Locale (SPL) Lyon Part-Dieu, l’outil d’aménagement de la Métropole sur ce vaste périmètre qui s’étend des Brotteaux à l’Avenue Félix Faure et qui correspond à l’influence économique du quartier. Particularité de cette SPL : elle ne dispose pas de la propriété foncière des futures constructions qui nécessitent donc des partenariats solides, en co-développement avec le secteur privé.
Pour ce quartier symbolique de la ville, l’enjeu est double. Le premier est d’affirmer sa position de locomotive économique à l’échelle métropolitaine, mais aussi nationale et internationale en apportant une réponse claire, adaptée aux besoins des investisseurs et des utilisateurs. La stratégie en termes d’immobilier tertiaire est donc très volontaire et 650 000m² devraient sortir de terre d’ici 2030.
Le second enjeu fort est de redonner vie à La Part-Dieu, parfois jugée trop fonctionnelle et dont deux des structures majeures, la gare et le centre commercial, ne facilitaient pas les déplacements, notamment à pied ou à vélo.
Concilier densification urbaine et qualité de vie, voilà donc la double contrainte pour le réaménagement du quartier. Il fallait donc commencer par ouvrir, le parvis de la gare par exemple, a déjà entamé sa transformation. Mais les travaux majeurs n’ont pas encore débutés et ce centre de transports multimodal deviendra un lieu accessible, passant dont l’offre de commerces sera valorisée.
Il en est de même pour l’imposant centre commercial à l’intérieur duquel une nouvelle allée sera créée. Le toit-terrasse qui sert aujourd’hui de parking sera transformé en lieu accueillant mélangeant cinémas, restaurants et lieux de détente.
Des aménagements dont la réussite dépend aussi de la vie de quartier et du maillage de ses habitants. Une problématique que la SPL a pris en compte. L’objectif affiché pour y répondre est la construction de 2000 logements supplémentaires d’ici 2030.
Ainsi, la Part-Dieu deviendra un savoureux melting-pot entre habitués du quartier, hommes d’affaires, touristes et grands lyonnais. Un quartier contemporain, moderne, ouvert et où il fait bon vivre sept jours sur sept !
74% des salariés souhaiteraient des améliorations quant à la présence d’équipements technologiques. La raison ? Faciliter le travail, décupler les performances. Difficile de refuser face à de si bons arguments. Entre espaces interconnectés et applications en tous genres, quelles sont les dernières innovations technologiques ?
Petit à petit, l’immeuble classique laisse place à des espaces repensés pour l’utilisateur. Le bâtiment de demain s’intègre parfaitement à son époque en proposant des nouveaux fonctionnements connectés. Des applications sont créées pour chaque entreprise. On y retrouve en temps réel les espaces disponibles, la météo ou les dernières actualités de l’entreprise. Devant les salles de réunion, des tablettes renseignent les usagers de leurs disponibilités. Chacun peut alors consulter le planning et réserver les lieux quand il le souhaite. Dans certains bâtiments, même l’accueil est innovant. Plutôt que de rester derrière un comptoir, les hôtesses vont à la rencontre des visiteurs. Munies de tablettes, elles peuvent les renseigner rapidement ou faire le lien avec les salariés. Parallèlement, ordinateurs portables et téléphones mobiles sont confiés à de plus en plus de salariés. Le nomadisme devient la norme.
En résumé, les nouvelles technologies offrent liberté, flexibilité et mobilité. Ces outils performants permettent à chacun de profiter de l’immeuble comme il l’entend. Meilleure entente entre les collaborateurs et productivité, l’innovation a du bon.