i’m not finnish, but mixed german/swedish/polish!! i resonated with the finnish translation for ‘(pale) crow’ (translation of my IRL swedish name Kaja) more because… “blek kråka” doesnt sound as cool 😞 i love swedish but man… uncool… /lh
Je n'ai pas lu votre livre mais j'entends votre propos très intéressant.
Vous pariez donc sur la disparition de ces humanités, disons "vernaculaires", capables de symbiose avec le vivant au profit d'un fait d'espèce (sapiens), qui caractériserait le rapport au biotope de "sapiens" et l'aliènerait à son registre imaginaire (imaginarium comme aquarium)?
N'est-ce pas justement sur la persistance de récits vernaculaires, que vous évoquez, contre une centralité narrative, j'oserais bourgeoise, que se joue la survie des biotopes diversifiés et des forêts?
Le changement de statut du récit intervient justement à divers moments d'une urbanisation centralisée par des voies d'échange commerciaux. Donc, en suivant cette dichotomie, ou lutte, entre ce qui serait le substrat, la forêt, et ceux qui la peuplent et la cité, le fort, la muraille, et ceux qui s'y réfugient, l'histoire et les livres qui la constituent restent toujours du même côté du mur... De l'autre, le sauvage ou la marée, le bloc, sont le lieu de l'exploration.
Bien entendu, c'est une accumulation de ces relations complexes qui fait la structure buissonnante des récits. Et si on se place du côté Amazigh, ou Sonike, ou Fang la persistance des récits et des lignages est bien réelle.
L'érosion des mémoires et habitus par l'objet, le colifichet occidental ou la transformation industrielle est bien réelle, mais avec une conscience existentielle et un "courage" bien plus ancrées... Les Sonike avaient-ils besoin d'anthropologues?
Ces derniers avaient en revanche besoin des navires, comptoirs, militaires et traducteurs pour glaner et fixer ce que tous les pré-cités allaient faire (ou tenter de le faire) disparaître... Pas d'archéologie sans carrière et dynamite.
Ce récit de science disrupte en l'explosant la version vernaculaire, protectrice sous couvert de sa violence. Qui laissait le couvert forestier grimper et faire oublier l'Eldorado. Qui laissait le monticule ou le tell intacts. Pas de dynamite, pas de nitroglycérine sans sucre.
De canne à betterave, un paradigme change ses assises, tente de faire oublier une partie "mâle", une "virilité" qui renvoyait des peuplades aux fers pour cultiver notre récit de puissance.
C'était la première étape de la domestication à marche forcée.
Marché ou crève. Brevète ou disparaît. On les "nomme" à ce moment, celui de l'enchaînement (ça sonne blockchain), niant par là leurs identités antérieures, telles des espèces inventées par un symposium savant ou puissant, laissant au créateur, au planteur de drapeau, la pérennité de sa trouvaille par son nom.
Ce dernier Sapiens, n'est-il pas déjà enterré quelque-part, son corps momifié par les conservateurs, jeté là par une bande armée venue s'en débarrasser et qu'une terre stérile n'a plus la force de décomposer?
Ceux qui viennent après sont des insectoïdes, vous l'évoquez alors pourquoi pas?