La plupart du temps, elle planquait sa paranoïa derrière des lunettes d'aviateur et des boas lavande.
Smith Henderson, Yaak Valley, Montana
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La plupart du temps, elle planquait sa paranoïa derrière des lunettes d'aviateur et des boas lavande.
Smith Henderson, Yaak Valley, Montana
Fourth of July Creek: A Novel
By Smith Henderson.
Design by Allison Saltzman.
Cover art by Bryan Nash Gil.
Yaak Valley, Montana, Smith Henderson
Ne dit-on pas que que les cordonniers sont les plus mal chaussés ? Eh bien il semble que cette règle puisse s’appliquer aussi à d’autres professions. Aussi, les médecins seraient les plus mal soignés, les cuisiniers les plus mal nourris, les coiffeurs les plus mal coiffés et les instituteurs les plus mal éduqués (gnark gnark gnark) … euh bon ok je m’égare. Par contre, ce livre démontre que pour les travailleurs sociaux la règle s’applique, elle s’applique même parfaitement bien à Pete Snow. En effet, on peut dire que cet assistant social est bien servi (et au plus près) concernant les sujets d’étude, entre son frère repris de justice en cavale, son ex-femme complètement barje, défoncée, limite nymphomane et enfin, cerise sur le gâteau, sa malheureuse fille qui s’enfuit et se prostitue aux quatre coins du pays. Sans parler de son propre cas, car il en tient lui même une bonne - de couche. En trois mots, irresponsable, alcoolique, paumé. D’ailleurs, comme dans l’histoire de la poule et de l’œuf, on ne sait pas trop quelle est l’origine du problème : est-ce parce qu’il est comme ça que tout ce qui lui arrive lui arrive ? Ou au contraire, est-ce à force de côtoyer ces marginaux, ces désespérés et autres illuminés qu’il a fini par leur ressembler ? Ce point restera non élucidé mais la question est sociologiquement intéressante. Bref, quoi qu’il en soit il a du pain sur la planche le pauvre homme et comment voulez-vous avec tout ça qu’il fasse la différence entre vie professionnelle et vie personnelle ? Ben oui, voilà, c’est aussi ce que je pense : il ne peut pas, c’est impossible. Résultat des courses, il est complètement dépassé et il a beau se démener comme un diable, son action se révèle la plupart du temps peu utile, voire contre productive. Sans compter que dans ce coin perdu du Montana la misère sociale est grande et les épaves humaines - comme les feuilles mortes - se ramassent à la pelle. Aide-toi toi-même et le ciel t’aidera, je crois qu’il n’y rien de plus à espérer par là bas (et surtout n'en attendez pas trop des services sociaux) ... Donc voilà, si vous avez envie de faire des rencontres borderline dans les montagnes et forêts grandioses du Montana, vous pouvez entreprendre cette excursion dans la Vallée du Yaak. Pour ma part, j’ai commencé par partir relativement enthousiaste sur ces petits sentiers rocailleux mais j’ai rapidement trouvé que Smith Henderson, à l’instar de son héros, semble dépassé par son histoire et s’égare parfois dans des détours inutiles.
Quatrième de couverture : Dans le Montana, en 1980. Autour de Pete, assistant social dévoué, gravite tout un monde d’écorchés vifs et d’âmes déséquilibrées. Il y a Beth, son ex infidèle et alcoolique, Rachel, leur fille de treize ans, en fugue dans les bas-fonds de Tacoma, Luke, son frère, recherché par la police. Et puis il y a Cecil l’adolescent violent et sa mère droguée et hystérique, et ce jeune Benjamin, qui vit dans les bois environnants, avec son père, Jeremiah Pearl, un illuminé persuadé que l’apocalypse est proche, que la civilisation n’est que perversion et que le salut réside dans la survie et l’anarchie. Pearl qui s’est exclu de la société, peut-être par paranoïa, peut-être aussi pour cacher qu’il aurait tué son épouse et leurs cinq enfants. Au milieu de cette cour des miracles, Pete pourrait être l’ange rédempteur, s’il n’était pas lui-même complètement perdu…
July 21st, 2016.
I bought “Fourth of July Creek” for a book club I ended up not going to. Classic. I would never, ever have picked this book up on my own. For one thing, I tend to not read male led narratives and even fewer male authors (even though I just finished “The Circle” by Dave Eggers, so I’m not setting a great example here) but I found the protagonist in “Fourth” to be dis-likable in an empathetic way. This sort of book, set in the wilderness mostly, is gritty and dirty and everything I wouldn’t choose but everything I ended up enjoying because of that.
It was somewhat, regrettably, predictable but well written. I don’t often mind if something is a bit transparent as long as the author can take me along with language and Henderson certainly does so in this debut.
Fourth of July Creek
Before we get into this, I just want to address what seems to be a pervasive misconception in the entertainment industry: not everyone in the South is a child-abusing, doomsday prepping maniac. No, really, I promise you, it is statistically almost impossible for this to be the case (I say almost because dear god, I am horrible at math and I have no idea how to even begin to do statistics but whatever, anyway...).
So yeah, Fourth of July Creek. It’s a huge novel in every sense of the word, in that it’s incredibly long and tries to encompass so many different story lines that the final product becomes less than the sum of its many, many parts.
View the review at https://culturitis.wordpress.com/2015/08/24/fourth-of-july-creek/
#currentlyreading ... what about you?
Smith Henderson
Fourth of July Creek, Smith Henderson, Ecco
After trying to help Benjamin Pearl, an undernourished, nearly feral eleven-year-old boy living in the Montana wilderness, social worker Pete Snow comes face-to-face with the boy's profoundly disturbed father, Jeremiah. With courage and caution, Pete slowly earns a measure of trust from this paranoid survivalist itching for a final conflict that will signal the coming End Times.
In this shattering and iconic American novel, Smith Henderson explores the complexities of freedom, community, grace, suspicion, and anarchy, brilliantly depicting our nation's disquieting and violent contradictions. Fourth of July Creek is an unforgettable, unflinching debut that marks the arrival of a major literary talent.
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"She could be seen around town powdered white and made up in slashes of red around her mouth and blue around her eyes like an abstract of the American flag, some kind of commentary on her country, which of a sort she was. Mostly she cloaked her grand paranoia in aviator glasses and lavender feather boas and, when she was ripping high, imagined herself some kind of fairy, and when she was low, imagined herself some kind of persecuted witch."