Avec les big fat mama sur l'Iran j'aime bien l'idée de chier sur les bougnoules et m'essuyer avec méloche !
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Avec les big fat mama sur l'Iran j'aime bien l'idée de chier sur les bougnoules et m'essuyer avec méloche !
Etymologie
- "Solution finale" fait référence à l’expression nazie, Die Endlösung der Judenfrage, solution finale à la question Juive.
- "Génocide" tient son origine du grec Genos genre/espèce et du latin caedere tuer/massacrer. Il signifie l’anéantissement d’une population du à ses origines.
- “Holocauste" prend racine dans l’étymologie grecque. Respectivement Olos entière et Kaïo Allumer, il qualifie un sacrifice au cours duquel la victime doit être totalement consumée.
- “Extermination” signifie en latin exterminare, chasser expulser hors limites.
- “Shoah” signifie catastrophe en hébreu. Il serait rentré dans le langage courant suite au film éponyme que Claude Lanzmann réalisa en 1985.
Mystères d'archives (par Arte)
La découverte des camps de concentration. Images difficiles. Devoir de mémoire.
HANNAH ARENDT OU LA LUTTE ENTRE HISTOIRE ET PHILOSOPHIE
La scène se passe en 2009, lors d'un dîner de famille. Le grand-père dit à sa fille :
"Ne me parle pas d'Hannah Arendt, cette salope ! Elle a couché avec un nazi, elle a dit que les juifs sont allés comme des moutons à l'abattoir !"
- Et alors ! Elle avait le droit de faire ce qu'elle voulait de son cul ! répond la fille.
- Alors ta grand-mère, ton oncle, ils se sont juste fait assassiner comme des bêtes ?
- Qu'est-ce qu'elle y change, Hannah Arendt ? de toute façon, pour toi, les femmes ne sont que des trous !"
S'en suivit une engueulade particulièrement sévère qui mit grand-père KO. Que les deux ce soir là se soient autant énervés rappelle pourtant l'intensité du débat, encore vif. Fameux débat qu'éclaire le récent film allemand Hannah Arendt, de Margarethe von Trotta.
Hannah Arendt, 1906-1975
En 1960, Adolf Eichmann, qui avait supervisé la déportation et l'extermination des Juifs d'Europe, est capturé par Israël et traduit en justice. Le but de ce procès était de faire connaître aux jeunes générations ce qu'avait été la Shoah, et le principe sur lequel était fondé l'Etat juif. Car pour les pionniers d'Israël, la Shoah était due au fait qu'une nation sans terre demeurait incapable de se défendre. Hannah Arendt, philosophe reconnue et qui avait échappé au massacre, en fit le reportage pour le New Yorker.
Arendt, plutôt que d'accréditer la diabolisation de l'homme, ne vit en lui qu'un fonctionnaire insignifiant, pur produit de l'idéologie nazie, qui n'exigeait rien d'autre de chacun qu'il exécute les ordres que l'on lui donnait. Cette position fit d'Eichmann le simple rouage qu'il prétendait être : un être pathétique et misérable, mais non pas un diable. Cette rationalisation du débat déplut beaucoup ; mais ce qui déplut encore plus, fut que Arendt ôtât à Israël le droit de condamner cet être abject comme un responsable, mais comme un simple pion. Et surtout, qu'elle mit en accusation les juifs qui avaient collaboré avec les nazis, dont beaucoup disaient l'avoir fait pour sauver leur peau.
Or il y a une grande différence entre les kapos qui devaient tuer l'un des leurs pour survivre tous les jours, et les juifs qui avaient aidé à mettre en place l'étoile jaune, à recenser ceux à déporter, qui avaient donné les adresses de leurs semblables pour sauver leur peau, ce qu'ils ne parvinrent souvent même pas à faire. Mais Israël ne voulait pas faire la distinction : ce procès était idéologique, et que l'idéologie nazie ait transformé aussi bien les Allemands que les Juifs en rouage d'une machine insensée et innommable, ne devait pas rentrer en ligne de compte : il y avait les bourreaux d'un côté et les victimes de l'autre.
Chaïm Rumkowski, 1877-1944, le traître par excellence.
Je ne pense pas que Hannah Arendt ait déresponsabilisé les nazis, pas plus qu'elle n'a accusé les Juifs. Nous avons admis aujourd'hui que cela faisait partie de l'horreur, que le nazisme a transformé les gens. Que les nazis aient terrorisé quelques juifs pour leur faire tuer leurs semblables n'a pas vraiment la même portée que la collaboration active de peuples entiers qui eux, pouvaient entrer en résistance. En venir à tuer ses semblables est la pire condition à laquelle un individu puisse être réduit ; c'est là que la tragédie devient trop sombre pour être vraiment comprise par ceux qui ne l'ont pas vécue. Il y eut bien sûr quelques uns qui se mirent complètement du côté des nazis, comme Chaïm Rumkowski, directeur juif du Ghetto de Lodz. Une magnifique chanson, écrite sur place, le raille par ailleurs. Aucun peuple n'est pur de toute trahison, et Arendt a eu raison de pointer ce fait là. Quand un ancien membre d'un conseil juif témoigne devant Eichmann, on se demande seulement pourquoi il ne se retrouve pas de l'autre côté de la cage de verre ; c'eut été justice.
Mais voilà, Arendt était une femme, et l'on n'admettait qu'à contrecœur qu'une femme voulut réfléchir plutôt que de pleurer et demander vengeance. Mais surtout, ce qui joua en sa défaveur, fut qu'elle avait été l'amante de Martin Heidegger, philosophe qui s'était pleinement compromis avec le nazisme et avait entre autres écrit un Profession de foi en Adolf Hitler. Il y avait chez Arendt le véritable désir de comprendre comment cet homme et par extension ses semblables et leur culture, qu'elle avait admirés et connus, s'étaient conduits aussi lamentablement, sans perspective de rachat aucune. C'est au fond ce que Hans Jonas lui reproche finalement : car lorsqu'on se sent véritablement du côté des victimes, quand on ressent que l'on veut vous anéantir, il n'y a pas d'objectivité, il n'y a que la lutte à mort. Lutte qui n'était pas finie pour Israël, lutte qu'il fallait comprendre pour éviter qu'elle ne se répète pour Arendt. De notre côté, nous devrons continuer de vivre avec la confrontation de ces points de vue, car l'histoire et la philosophie, le singulier et l'universel, ne peuvent vivre l'un sans l'autre.