(source : @cheminer-poesie-cressant)
Venise est une affaire de dualité qui construit, qui établit, qui chante, qui développe, qui prolonge, dans de beaux et larges enfermements ; dualité des douceurs qui enchaînent, dualité des rives qui terminent, inclinant là un infini, déclinant ici un possible, une voix de fuite et de silence, la rémission des lumières jusqu’aux points extrêmes ; dégagement de silence à la droite d’un canal qui en embrasse un autre ; échappement toujours possible des clartés dans les angles jusque dans les creux des marbres usés ; l’usure alors qui appelle le meilleur, qui le nourrit de l’absolu de chacun des jours, l’usure qui s’anoblit d’un rien ; refrain qui court le long des fondamente premières
et c’est dans la musique que l’on retrouve parfois ce même travail de spatialisation unique, la musique qui dit alors l’espace de la ville, son univers de dualité, de reflet et d’écho permanents
© Pierre Cressant
(jeudi 1 mars 2012)















