Fonctionnement de la pensée en systèmes
En général, on dit que les THQI voient facilement les systèmes. Personnellement j’ai nommé ça les codes. J’aime décrypter les codes, me les approprier. Ce qui fait que j’adore découvrir un nouveau langage, comprendre la structure sous-jacente, le moment où le système se met en place. C’est une des première chose à laquelle j’ai pensé quand j’ai ré-accepté que j’avais un Haut Potentiel. J’aime déconstruire les systèmes, mais surtout créer les liens pour faire émerger un “pattern” avec des morceaux éparses d’information. C’est comme un puzzle avec des trous et il faut placer les bon morceaux pour construire un sens. Ce n’est pas le sens mais un sens. Je ne considère pas que le sens que je donne a plus de valeur que celui qu’y mettrai quelqu’un d’autre, mais tant que c’est valable pour moi, et que les autres peuvent aussi le comprendre, c’est suffisant.
Cela sous entend qu’il y a une multitude de sens possible que je ressens. Avoir conscience de cette pluralité me permet quand je cherche à aborder un domaine de connaissance nouveau de chercher différentes approches. Comme dans la méthode scrum: essai, vérification, correction, essai différent (etc). J’effectue des boucles mentales de recherches.
La question du sens me fait toujours penser à la question essentielle et existentielle de pourquoi sommes nous sur terre. Je n’ai jamais trouvé un sens stable et définitif à cette question. Pendant deux ans de 6 à 8 ans je suis devenue croyante (protestante) ce qui soulageait l’angoisse de ne pas avoir de réponse. L’infinité de l’espace autour de moi, la conscience de l’infini et de l’univers me donnait parfois une impression physique de vertige. Ce sentiment donnait lieu à une flopée de pensées, à la fois belles et terrifiantes. Les aides que j’ai trouvé pour changer d’état ont été de s’activer, le mouvement, la concentration sur des activités présente dans l’ici et le maintenant aident à se recentrer.
Se penser nulle, découvrir que l’on est douée, erreur de rationalisation
J’ai pensé très longtemps que j’étais nulle en langue. A 11 ans j’essayais d’apprendre l’italien grâce à ma meilleure amie, qui était passionnée par l’Italie. Elle m’avait donné des livres pour enfants et un livre de grammaire. Arrivée au collège, j’avais choisis une LV2 espagnol. A l’oral je me débrouillais extrêmement bien, mais à l’écris j’ai eu des résultats catastrophiques. En effet, j’écrivais phonétiquement comme en italien avec des ch et des qu. Je ne savais pas encore que j’avais des dys, ce qui jouait en défaveur dans tout ce qui touche à l’écrit.
Suite à quoi, je pensais être nulle en langue, j’avais honte de ne pas pouvoir m’adapter et intégrer aussi vite l’orthographe écrite. Je me suis complètement découragée.
Il m’aura fallu attendre d’avoir 18 ans et de me retrouver dans un centre d’immigrant en Israël pour voir que j’apprenais vite. J’apprenais même tellement vite que je ne comprenais pas pourquoi les autres étudiants étaient aussi lent. Mon explication rationnelle sur leur comportement était qu’ils n’avaient pas envie d’apprendre. Ils faisaient certainement exprès de ne pas apprendre.
Aujourd’hui cette explication simpliste me fait beaucoup rire, c’était juste tellement inimaginable pour moi d’être si différente des autres :)