[Bilan 2015] Le Top/Flop !
Après le mastodonte Pacific Rim, Guillermo del Toro renoue avec l’épouvante grâce Crimson Peak. Une direction artistique irréprochable baigne cette romance gothique à l’esthétique renversante. Un rendez-vous glauque et enivrant, porté par les excellents Mia Wasikowska, Tom Hiddleston et Jessica Chastain !
Prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes, Emmanuelle Bercot délivre une performance en effet saisissante, à l’instar de son partenaire Vincent Cassel. Maïwenn signe avec Mon roi le récit déchirant et passionnant d’une romance destructrice.
Un film beau, fort et émouvant à l’image de son héroïne, la formidable Jennifer Lawrence qui brille toujours plus sous la caméra de David O. Russell. Comédie dramatique et touchante sur le rêve américain, Joy s’affirme surtout comme le magnifique portrait d’une femme déterminée.
Foxcatcher est un drame d’une puissance et d’une richesse inouïes. Incroyablement mis en scène et souteue par un trio d’acteurs immenses, le nouveau long-métrage de Bennett Miller s’impose comme un film de monstres, un portrait glaçant de l’Amérique des années Reagan.
Ex Machina est un petit bijou de science-fiction. Ce film d’anticipation, impressionnant de tension et de maîtrise, nous plonge dans une atmosphère à la fois anxiogène et fascinante. Un huis-clos angoissant et percutant, au propos d’une troublante lucidité. Excellent premier film pour Alex Garland !
Youth est une dramédie poignante dressant une savoureuse réflexion la jeunesse, la mélancolie, le temps qui passe mais aussi le cinéma. Paolo Sorrentino signe un long-métrage à la fois beau et grand, magnifiquement incarné par Michael Caine et Harvey Keitel.
Mise en scène audacieuse, photographie sublime, B.O électrique, ambiance magnétique, le premier film de Ryan Gosling en tant que réalisateur est une expérience fascinante couplée d’un voyage fantastique mais pertinent dans les confins de Detroit. Lost River est une véritable invitation !
Jupiter Ascending est un des films les plus sous-estimés de l’année 2015. Il s’agit pourtant d’un superbe space opera dotée d’une excellente partition musicale, d’effets spéciaux grandioses et de scènes d’actions absolument jouissives . Un grand blockbuster jubilatoire aux allures de conte de fées, où la richesse visuelle est équivalente à l’univers proposé !
Un ballet intense et impétueux qui détruit tout sur son passage. Le Road Warrior fait son retour 30 ans après sous les traits de Tom Hardy pour une course-poursuite effrénée où les moteurs grondent, le sable et la poussière giflent, le soleil brûle. Mad Max : Fury Road, roller-coaster explosif, sauvage, furieux !
Hommage décalé aux films d’espionnage, Kingsman bouleverse les codes et offre un généreux cocktail d’humour jouissif et de violence stylisée. Un comédie de haute volée enthousiasmante à la classe folle et au dynamisme stimulant. La séquence de l’église est bien évidemment déjà culte !
15) STAR WARS: LE RÉVEIL DE LA FORCE
J.J. Abrams ressuscite avec brio la mythique saga de science-fiction en nous offrant un septième épisode résolument sublime. Spectaculaire, trépidant, émouvant et progressiste, Le Réveil de la Force fait grimper l’excitation à son paroxysme. Et surtout comment résister à ces nouveaux personnages tout bonnement savoureux ?
Réunis pour la troisième fois, le réalisateur Paul Feig et son actrice phare Melissa McCarthy nous ont sans nul doute offert la comédie d’espionnage la plus drôle de l’année. Des scènes d’actions survoltées, un humour virevoltant et ravageur, un casting en roue libre génial,Spy est un film tout simplement jubilatoire appelé à devenir culte !
13) MISSION: IMPOSSIBLE - ROGUE NATION
Un film d’espionnage qui multiplie les faux-semblants et les moments de bravoure. Le suspense est savamment dosé au même titre que l’humour, le rythme est solide et les scènes d’action percutantes. Christopher McQuarrie signe un film grandiose à la maîtrise salutaire, probablement le meilleur de la saga !
“A une époque de supercherie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire. Oscar amplement mérité pour Citizenfour, documentaire saisissant et nécessaire sur l’affaire Snowden, superbement construit et instaurant un suspense et une tension digne des plus grands thrillers paranoïaques.
Oscar de la meilleure photographie pour ce grand film qui marie le classicisme mythique de Shakespeare à la tuerie formelle et esthétique de Justin Kurzel. Excellentissimes, Michael Fassbender et Marion Cotillard partagent l’affiche de cette expérience viscérale où la beauté n’a d’égale que la tension !
10) AVENGERS: L’ERE D’ULTRON
Avengers: Age of Ultron enterre le premier film en matière d’action, de mise en scène, de maturité et d’ambition. Une orgie super-héroïque spectaculaire et jouissive de bout en bout, où les nouveaux personnages sont tellement stylés qu’ils parviennent à voler la vedette à nos Vengeurs préférés !
Les trois irrésistibles protagonistes de Dope nous entraîne dans une aventure rythmée et trépidante où les surprises ne manquent pas. Mêlant le teen-movie, la comédie, le récit d'apprentissage et la satire sociale à la perfection, sans oublier une bande-son démente rendant hommage au hip-hop des années 90, le film de Rick Famuyiwa est un rendez-vous hautement cool et rafraîchissant.
8) STRAIGHT OUTTA COMPTON
Faire un film sur le hip-hop, c’est rassembler mes deux passions alors je vous laisse imaginer ma tête devant ce film consacré au mythique groupe N.W.A. .Touchant, rythmé et enragé, Straight Outta Compton est biopic passionnant porté par un casting formidable et bien évidemment du gros son ! Pour citer Jason Mitchell: “Une grande histoire américaine, du hip-hop et des Noirs”. That shit was dope !
Margherita Buy, excellente et touchante alter-ego féminin du réalisateur Nanni Moretti dans Mia Madre. Grand film beau et digne sur le cinéma et le deuil où les scènes intimistes d’une grande justesse se marient admirablement à de truculents moments comiques où l’on retrouve un John Turturro à roue libre !
Dear White People est une franche réussite qui traite du racisme avec une intelligence rare, un humour jouissif et une esthétique séduisante. Insolente et percutante, cette satire cerne avec brio les maux et les contradictions de la société à travers le prisme d’une université de l’Ivy League. Un film hilarant qui n’oublie jamais de poser les bonnes questions !
Voir le réalisateur d’Anchorman et de Very Bad Cops s’attaquer à un long-métrage sur la finance, cela avait de quoi étonner. Fort heureusement, le nouveau Adam McKay est largement plaisant et séduit par son approche didactique et délirante d’un sujet ô combien complexe. Sous ses faux-airs de docu-fiction, The Big Short est un thriller captivant et cynique, alliant efficacement divertissement ludique et vulgarisation sincère !
Après Prisoners et Enemy, Denis Villeneuve nous livre un nouveau tour de force, un uppercut en pleine face du nom de Sicario. Un thriller intense et fascinant de bout en bout qui entraîne le spectateur dans l'univers sombre et violent des cartels. Emily Blunt et Benicio del Toro brillent dans ce film sans compromis et implacable, dotée d’une réalisation incroyable et d’une bande-son excellente !
Double renaissance de Michael « Riggan Thompson » Keaton, héros icarien magnifiquement interprété dans cette magistrale leçon de cinéma que nous offre Alejandro G. Innaritu. Plans-séquences à couper le souffle, mise en abyme fascinante, dialogues percutants et performances d’acteurs éblouissantes, tout dans Birdman est insolent de maîtrise !
It Follows est une immense réussite, un chef-d’œuvre d’angoisse, de terreur et d’ambiance qui dresse avec brio le portrait d’une jeunesse en crise. C’est la résurrection d’un genre, la révélation d’une actrice (Maika Monroe, éblouissante) et surtout la consécration d’un réalisateur, David Robert Mitchell, qui vient tout simplement de nous offrir un des plus grands films d’horreur jamais réalisés.
La comédie la plus grinçante, la romance la plus bouleversante, le thriller le plus haletant et le film de science-fiction le plus effrayant de l’année. The Lobster c’est tout ça à la fois, un univers dystopique absolument jubilatoire, une fable complètement barré et surréaliste, un conte à la cruauté et la lucidité foudroyante. Chef d’œuvre d’anticipation, de satire, de cinéma.
Victoria, Le Pont des Espions, The Man from U.N.C.L.E., L’homme irrationnel, Crazy Amy, Big Eyes, Broadway Therapy, Les Nouveaux Héros, Chappie, Un homme idéal, Furious 7, Caprice, La tête haute, Tale of Tales, American Ultra, Marguerite, Les deux amis, Seul sur Mars, L’Hermine, Imitation Game, Vice Versa, Un homme idéal, Les Nouveaux Sauvages, Phoenix…
10) LES CHEVALIERS DU ZODIAQUE: LA LÉGENDE DU SANCTUAIRE
Un trop-plein de lumières fluorescentes, de ralentis plombants et de combats brouillons parsèment ce film d’animation au design vidéo-ludique daté et au scénario largement expédié.
Entre un JoeyStarr blasé et fatigué qui donne vraiment l’impression de se faire chier un Manu Payet fatiguant qui en fait des caisses et des caisses, difficile de trouver son compte dans Les Gorilles.
Le pseudo cyber-thriller nous blague un certain avant de montrer sa vraie nature, un banal film d’action. Héros insipide, romance téléphonée, action inintéressante, Hacker est une expérience difficile à l’ennui assez solide.
7) LE TOUT NOUVEAU TESTAMENT
On aurait limite préféré une comédie blasphématoire plutôt que cette soupe indigeste et dégoulinante de bons sentiments. Un long-métrage embarrassant, doté d’un niveau de fragilité rarement atteint !
On s’attendait à visionner un drame poignant avec une Jennifer Aniston à contre-emploi. Mais finalement on s’est retrouvé avec un mélo brouillon, doloriste et plutôt fatiguant.
5) LE DERNIER CHASSEUR DE SORCIÈRES
Vin Diesel est plus charismatique entourée de sa famille férue de muscle cars que tout seul en train de casser de la sorcière dans cette série B fantastique de faible facture. Téma sa dégaine aussi…
4) LES NOUVELLES AVENTURES D’ALADIN
“Dans la bouche du vizir, ça sent le caca !”
Anthony Marciano et Max Boublil récidivent dans l’immaturité avec cette parodie faussement potache mais vraiment lourde.
Une série B pénible et fadasse que les scènes de parkour ne parviennent pas à sauver. L’après-Twilight reste décidément compliqué pour Taylor Lautner, y’a qu’à voir la photo…
Faut-il blâmer Grégory Levasseur de n’avoir rien appris de toutes ces années de collaboration avec Alexandre Aja, ou bien ce dernier qui a produit ce film sans oser lui dire dans quel bourbier ils s’enfonçaient ? Pyramide ou la définition du manque de respect.