Trancendances Trance Week + LTN Guestmix
Trance Week : Romain Ximenes + LTN by Trancendances on Mixcloud
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Trancendances Trance Week + LTN Guestmix
Trance Week : Romain Ximenes + LTN by Trancendances on Mixcloud
R2F, Trancendances : On fait le point.
Bon.
Je fais ce post beaucoup trop tard. Et j'avais pas d'idée pour le titre. Ça commence bien.
Bref. Si vous me suivez sur Facebook ou Twitter (et comment seriez-vous arrivé ici si ce n'était pas le cas ?), vous avez probablement remarqué que j'annonçais, explicitement ou non, un changement de plan pour R2F et Trancendances. Ces annonces on suscité pas mal d'interrogations, auxquelles je vais tâcher de répondre.
R2F Management : C'est quoi ?
Déjà, vous vous demandez peut-être ce qu'est R2F. De son nom complet Radio 2 France Management, R2F Management est un projet d'association sur lequel je tente plus ou moins de travailler depuis un an et demi. Le concept : Entrer en contact avec des personnes intéressées par le milieu de la radio, qui ont un projet qu'on juge prometteur et original, mais qui ne connaissent rien au milieu. On (= une équipe de passionnés de la radio déjà familiers audit milieu) leur propose alors de les accompagner dans leur projet, en les conseillant sur la manière de produire leurs épisodes, d'évoluer leur concept, en leur trouvant une antenne sur laquelle être diffusé, en leur fournissant un budget, en s'occupant partiellement ou totalement de leur communication, etc. Le but du tout était de révéler de nouveaux talents du micro, et petit à petit, de changer le paysage radiophonique français.
Rajoutez à ça que cette association devait aussi englober Trancendances, pour rajouter l'émission éponyme à sa vitrine (c'est toujours plus cool quand l'organisation qui vous propose ses services a déjà fait deux-trois trucs) et pour donner à Trancendances un statut juridique autre que 5 gus qui s'amusent sur un site et quelques émissions (on deviendrait donc un projet de R2F).
Afin de mener à bien ce projet, je me suis allié à Yann Abreu, un ami de longue date, et de confiance, avec qui j'avais déjà eu l'occasion de gérer un ou deux projets radiophoniques. C'est lui, notamment, qui a prêté sa voix à la plupart des jingles et des liners de l'émission Trancendances (tous ceux qui sont pas en mode grosse voix epic, en fait, ceux-là c'est moi qui m'en occupe).
Et du coup, il s'est passé quoi ?
On savait dès le début qu'on se lançait dans un truc ambitieux. Le problème : On avait clairement sur-estimé les ressources qu'on pouvait concrètement investir dans ce projet, en terme de temps et en terme de travail personnel. Replaçons la chose dans son contexte : Nous sommes tous deux étudiants, avec des échéances et moins de temps libre qu'on ne l'aimerait. Sans compter que j'ai également Trancendances qui me prend facilement entre 5 et 10h par semaine (les week-ends pendant lesquels je peux bosser dessus étant trop rares pour les compter).
Tous ces éléments faisaient qu'on perdait petit à petit la motivation de bien faire la chose, à mesure qu'on réalisait à quel point on visait trop haut, et la probabilité qu'on s'écrase misérablement à la moindre baisse de régime.
Comprenez-moi bien : R2F est un projet que je considère toujours comme prometteur et intéressant, et qui nous motive toujours. Juste pas dans ces conditions. C'est la raison pour laquelle ce dernier part en veille prolongée, et pas directement à la poubelle.
Et Trancendances, ça devient quoi ?
Ne vous en faites, pas, Trancendances ne repart pas au stade des 5 gus qui s'amusent sur un site. Bien au contraire.
Faire une pause sur R2F n'est pas la seule chose que Yann et moi avons décidé un vendredi soir de novembre lorsque nous nous sommes réunis. Nous avons pris la décision que, si R2F n'irait pas conquérir le milieu associatif en y transportant Trancendances, alors ce dernier s'y rendrait tout seul. Ca s'est décidé comme ça, sur un coup de tête, comme un baiser fougueux décidé sur le moment (pas entre Yann et moi, hein, c'est une métaphore).
«J'ai pas compris.» © Gilles Biannic
Bref, plus qu'une confirmation de la sous-préfecture à recevoir, et Trancendances est officiellement une association loi 1901, avec votre serviteur en président, Alex en légitime vice-président, et Yann en tant que trésorier et responsable des relations publiques.
Concrètement, ça va changer quoi ?
Laissez-moi vous faire une liste :
Les points positifs
Légitimité en tant que média associatif
Un statut administratif clair et adapté
Accès à des financements
Donc plus de projets
Dont très probablement quelques événements (dans l'IRL de la vie réelle)
Les points négatifs
Ça me fait 250 cartes de visite estampillées "R2F Management" à balancer
J'ai du changer ma signature automatique de mails pour y retirer mon adresse R2F
Va falloir que je change les noms d'hôte des serveurs de Trancendances
Bref, plus de bon que de mauvais.
Et moi, je fais quoi là-dedans ?
Merci d'avoir posé la question, jeune Padawan (ouais, j'me suis fait la double trilogie Star Wars le week-end dernier, ça laisse quelques traces). Pour l'instant, tout ce que tu peux faire pour nous soutenir, c'est faire tourner la page Facebook, le compte Twitter et le site quand y'a du contenu qui t'intéresse. Tu peux aussi nous faire tes retours, autant sur nos contenus que sur notre façon de gérer Trancendances. On mord pas, et on prend généralement bien la critique (j'ai su gérer une critique plus qu’agressive de TN, tu peux pas test).
Ce que tu pourras faire, cependant, c'est nous supporter financièrement. Eh ouais, Trancendances va passer au stade d'association avec financements. Certes, la plupart viendront probablement de subventions, mais on compte ouvrir une boutique de goodies à prix raisonnables et un système de dons via Paypal. Vous aurez aussi la possibilité d'adhérer à l'association en tant que contributeur avec cotisation régulière. N'hésitez pas à faire signe si intéressé-e-s.
Je sais (pour avoir déjà eu l'occasion de rencontrer des gens dans ce cas) que certains sont intéressés par apporter leur support financier à Trancendances : Ceci est votre occasion de nous permettre de faire la différence.
Bref, sur ce, je vous remercie de votre attention, vous souhaite une très bonne matinée/journée/soirée, et vous promets plein de bonne chose pour l'année 2015.
Et d'ici-là, portez-vous bien, ciao !
Où on en est dans le recrutement ?
J'ai eu l'occasion de réfléchir récemment au recrutement qu'on opère actuellement chez Trancendances. Si vous ne savez pas de quoi je parle, lisez donc ça avant.
Pas mal de personnes m'ont dit être intéressé(e)s par ce recrutement, mais aucun mail de leur part.
J'ai d'abord eu l'impression que c'est le côté "proposez un truc" qui éloigne les gens. Du genre "j'ai pas d'idées", ou plutôt "j'ai pas de bonnes idées". Ce qui est totalement sans rapport avec le recrutement que nous opérons : je le dis et je le redis, il n'y a que des bonnes idées. A partir du moment où ce que vous faites vous intéresse, que vous aimez la Trance, et que vous proposez un contenu sur lequel on peut communiquer (j'veux dire, pas un simple post par mois avec "lol mdr" comme contenu, en exagérant un peu, mais, par exemple, une review d'albums n'est pas si fréquente, et une news n'est pas obligée d'être aussi longue que ce post, loin de là), ça nous va. On est pas là pour vous juger. Bon, du coup, j'ai quand même rajouté quelques exemples de rubriques recherchées auxquelles Alex et moi avons pensé, histoire que ceux n'ayant pas d'idée, ou pas envie de la soumettre, mais qui souhaite quand même postuler, puissent le faire. Mais aucune évolution marquante malgré ça.
Du coup j'ai un peu l'impression que le fait qu'on demande une candidature par e-mail "fait peur" aux gens, que ça fasse la boîte qui demande de transmettre son CV, le truc hyper strict, toussa. A moins que ça sous-entende une certaine sélectivité ?
J'aimerai rendre les choses claires. Si on demande un mail, c'est pour établir un premier contact, en aucun cas pour envoyer chier quelqu'un en mode "tes idées c'est de la merde". Premièrement, c'est quelque chose que je n'accepte pas tellement ce serait irrespectueux ; deuxièmement, je considère qu'il n'y a aucune mauvaise idée. Tout est bon à prendre. Tout ce qu'on veut, c'est voir, très rapidement, qui vous êtes. Avoir une idée de votre personnalité, de vos idées... Aucune décision ne sera prise avec ce mail. On cherchera d'abord à discuter avec vous, voir si le contact passe...
Pour résumer, c'est comme si on avait dit "pour postuler, dites-le nous en commentaire". Sauf que je préfère avoir une trace permanente dans ma boîte mail, et que ça fait plus sérieux. Est-ce que ce sérieux tue cette opération ? C'est à vous de me le dire (franchement, hein, tout retour de ce type pourra nous aider à mieux communiquer sur ce genre d'actions... hésitez pas, on mange pas).
Ce recrutement a deux buts. Premièrement, de créer du contenu sur notre site, afin de lui permettre d'évoluer, autant en terme de services proposés qu'en terme de fréquentation.
Deuxièmement, de faire la transition entre l'ancien Trancendances, complètement axé autour d'une seule émission de radio, et le nouveau Trancendances, qui se veut plus être une plateforme sur laquelle nous proposons aux gens de montrer leur passion pour la Trance, et de s'essayer à des exercices auxquels ils n'auraient peut-être pas eu l'occasion de s'essayer autrement. Parce qu'on sait que c'est amplement plus facile de rejoindre une structure existante que de créer la sienne, nous vous proposons de faire ce que vous aimez chez nous.
Un dernier point, mais sur lequel je suis de moins en moins sûr. Je tiens à préciser que nous recrutons uniquement sur les candidatures que nous recevons par e-mail. Ni Alex, ni moi, ne démarchons nos connaissances pour savoir si untel serait intéressé par une chronique sur le site. On pourrait le faire (j'ai déjà des noms en tête), mais non. C'est un point qui me tient particulièrement à cœur, et ce pour 2 raisons :
Je sais que je ne connais pas tous les amateurs de Trance de France. Ce ne serait pas juste que j'aille demander à telle ou telle personne de s'occuper d'une rubrique juste parce que je m'entends bien avec elle.
Je considère qu'une candidature spontanée, venant directement de la personne en question, est un gage de motivation suffisant à montrer qu'on peut lui faire confiance, qu'elle est assez motivée pour qu'on puisse considérer de travailler avec elle sur le long terme (sans obligation, évidemment).
Cependant, j'en viens de plus en plus à me dire que ça donnerait plus de résultat si j'allais directement "démarcher" des connaissances pour leur proposer une rubrique qui, selon moi, conviendrait le mieux. C'est sûr que je serais un peu déçu d'en arriver là. Cependant, si jamais le recrutement tel qu'il est actuellement ne donne pas de résultats, je serais forcé d'y passer (après concertation avec Alex, évidemment) pour permettre à Trancendances d'évoluer. J'veux dire, à deux, nos possibilités sont assez limitées. Et voir Trancendances toucher des sommets est quelque chose qui me tiens à cœur plus que tout (ou presque).
Encore une chose. Il est possible que certains soient réticents à nous rejoindre à cause du fait qu'on soit encore une petite structure (disons les choses comme elles le sont) après bientôt trois ans d'ancienneté. A ces gens, j'aimerais faire remarquer que ce n'est qu'un retard (pas une situation définitive) suite à un partenariat mal fignolé qui nous a empêché d'évoluer pendant une année entière, et nous a fait descendre à un tel point que j'ai failli tout arrêter. Trancendances se relève petit à petit, et ça passe par un travail plus ou moins acharné de la part de ceux qui veulent voire cette plateforme grandir. Donc si vous souhaitez la voir évoluer, et encore plus si vous souhaitez participer à cette évolution, postuler est le meilleur moyen.
Vu que c'est (un peu) le but de ce post, j'attends donc vos retours sur ce dernier (sous la forme que vous voulez). N'hésitez pas à me faire part de tout avis, positif comme négatif (j'insiste sur ce point), ça m'aiderait grandement. J'espère aussi qu'il aura su clarifier pour vous la situation.
Ah. Et encore désolé pour le pavé.
Teh radio management
Yosh.
J'en ai déjà parlé sur Twitter, très rapidement au cours d'une soirée, mais ça me reste dans la tête. Comme vous le savez très certainement, je suis accro à un domaine peu commun, il s'agit de la production/gestion/management d'émissions de radio.
Étrangement (ou pas, en fait), quand on dit aux gens qu'on gère une émission de radio, la première question qui vient aux lèvres de personnes un minimum intéressées c'est "Où et quand peut-on vous écouter ?". Pas écouter votre émission, non non, vous écouter vous, sous-entendu que gérer une émission radiophonique on l'anime forcément. La raison de cette confusion est assez évidente : La radio est un des domaines dans lequel le côté "backstage" est le moins mis en avant. Contrairement aux émissions de télé, séries d'évènements, etc, deviner avec justesse ce qui se passe derrière une émission de radio n'est pas toujours (très rarement, en fait) évident.
Là où je veux en venir, c'est qu'il n'y a pas qu'un (ou plusieurs) animateur(s) dans le staff d'un programme radiophonique (et par animateurs j'entends également les standardistes, chroniqueurs, régisseurs, etc, qui sont souvent amenés à prendre la parole à l'antenne). Une émission de radio, c'est avant tout un staff de management, qui n'est que très peu souvent mis en avant. Les raisons sont simples :
Si l'émission est une "petite" émission proposée par un/plusieurs animateur(s) amateur(s), le staff ne s'embête pas et mêle animation, production, management, etc. L'équipe de management et l'équipe d'animation sont alors les mêmes.
Si l'émission est un programme animé par des professionnels sur une antenne non-associative, l'équipe de la station de diffusion fait généralement office d'équipe de management. L'intérêt ici est de rendre les choses plus pratiques mais également de garantir l'exclusivité du programme pour leur station.
Ici, vous allez sûrement me demander ce qu'est un staff de management pour une émission de radio, et à quoi ça sert. Il s'agit d'une team dont le travail est de gérer le business de l'émission. Là où les animateurs se chargent de créer/trouver du contenu, le ou les manager(s) se chargent de faire en sorte qu'il soit le plus partagé possible : Gestion de la communication, organisation d'évènements, relations avec les antennes de diffusion, etc.
Quand je bosse dans le milieu de la radio, ce qui est le cas depuis quelques années déjà, ma place préférée est justement dans cette équipe de management. D'une part parce que l'animation n'est pas ma grande passion, d'autre part parce que je trouve passionnant de voir un projet grandir à vos côtés, le voir prendre de l'ampleur et réaliser l'implication qu'on a dedans sans pour autant se mettre soi-même en avant. Évidemment, je bosse en amateur, et dans des projets qui n'ont pas (encore) eu l'occasion de décoller réellement, ce qui entraine forcément que j'ai un rôle dans la production de l'émission. Mais quand je me revois aux débuts de Trancendances, à passer du temps au téléphone ou sur ma boîte mail, ou à créer/gérer les médias de communication (ce que je fais toujours aujourd'hui mais à échelle moindre, le projet étant déjà en application), je me dis que je n'ai jamais autant apprécié un boulot qu'à ce moment-là. C'est la principale raison pour laquelle je veux voir ce projet grossir de plus en plus. Plus que toute autre chose, je veux le voir devenir énorme et me dire que j'ai contribué à ce succès.
Pourquoi je vous en parle ici aujourd'hui ? Depuis les conversations sur Twitter évoquées plus haut, je pense de plus en plus poursuivre sur la voie du radio management, au moins en amateur. Pas seulement avec Trancendances (qui reste mon plus gros projet radiophonique et une des plus belles expériences auxquelles j'ai l'occasion de participer), mais avec d'autres émissions, d'autres projets, d'autres personnes. Depuis plusieurs semaines, un gros projet occupe mes pensées : Créer une "boîte" de management radiophonique. Sous forme associative (je ne suis pas assez fou pour lâcher mes études pour me lancer corps et âme dans une entreprise qui, si elle peut m'emmener là où je rêve d'être, peut aussi très facilement m'enterrer à jamais), il s'agirait d'un organisme qui s'occuperait de gérer la communication d'une émission de radio, ses droits de diffusion, sa diffusion en elle-même, voire les relations antenne/équipe d'animation. Un organisme vers lequel n'importe qui un minimum passionné pourrait se tourner pour proposer son projet pour le voir grandir à nos côtés. Ce genre de boîtes existe déjà, elles agissent juste en backstage. Je pourrais vous citer par exemple The Radio Department qui s'est spécialisé dans le management d'émissions musicales internationales. L'avantage de ce genre de boîtes, c'est le réseau qu'elles sont amenées à posséder au fil du temps. Imaginez-vous en tant qu'animateur de radio quasi-débutant évoluant sous les conseils d'une équipe d'animation forte de plusieurs années d'expérience... !
C'est un projet qui fait son chemin dans ma tête, mais qui est encore loin d'être concrétisé. Il manque des gens avec lesquels travailler, des moyens financiers avec lesquels évoluer, et tout un tas de choses. Mais je compte bien le mettre en place au cours des prochains mois, avec vous, si jamais ça vous intéresse (n'hésitez pas à me contacter). J'ai déjà une idée du nom, des gens avec qui j'aimerais travailler, de la tête générale du logo, plein de petites choses comme ça qui seront amenées à évoluer au cours d'un futur proche.
C'est un projet en soit sur lequel, bien que différent d'une émission de radio, je vais, j'en suis sûr, travailler à cœur joie afin qu'il atteigne le plus haut point possible.
Ce billet afin de vous tenir au courant de mes activités, j'espère que vous aurez pris autant de plaisir à le lire que j'aurais eu à l'écrire.
Sur ce, je vous souhaite une très bonne soirée et une bonne fin de semaine !
Faisons le point
Pouet lol à tous.
Si je vous retrouve aujourd'hui ici, c'est pour mettre au clair quelques petits points sur un certain sujet, tant que c'est encore frais dans ma tête. Vous l'aurez deviné si vous suivez mon Touitteur, je vais vous parler de Trancendances.
Déjà, je sais qu'il y a ici des gens qui ne savent pas encore ce que c'est. Si, si, je vous jure, ne criez pas à l'hérésie. Je vais donc entreprendre d'expliquer brièvement en quoi constitue ce projet.
Il s'agit d'un... projet, je ne saurais le nommer autrement (média ? organisme ?), ayant pour but de populariser en France la musique Trance, un genre assez spécial de musique électronique, que j'affectionne tout particulièrement. Je ne suis pas seul dans ce périple, car je suis accompagné d'un ami d'enfance, Killian Frélaut, dit Kyle, et d'un collègue qui a rejoint l'aventure en cours de route, Alex (je ne mets pas son nom complet ici, vous êtes assez grand pour le trouver par vous-même).
Depuis avril 2012, Trancendances dispose d'un site Internet sur lequel nous postons quelques news sur le monde de la Trance. Nous sommes également actifs sur les réseaux sociaux au travers de breaking news qui alimentent nos flux Twitter, Facebook et Google+ (dans l'ordre chronologique de création).
Le but final de ce projet (du moins à sa création) était une émission de radio, bihebdomadaire puis mensuelle (au grés des évolutions de l'aventure), dans laquelle nous diffusions la musique que nous aimions afin de divertir et d'instruire, comme j'aime le dire.
Nous avons donc commencé mi-octobre à émettre sur Radio U, radio universitaire de Brest proposant une petite bande FM dans le coin et émettant sur Internet.
Allez savoir pourquoi, j'ai préféré qu'on débute directement sur une FM. Ma marque de fabrique, sûrement. Je n'en suis pas à ma première émission de radio, ayant créé il y a deux ou trois ans vGames, une émission hebdomadaire d'une heure sur les jeux vidéos. Là aussi, nous étions diffusés sur une radio FM locale.
Mais Trancendances est un projet bien plus gros que vGames. Et nous nous en sommes rendu compte à nos dépends. Là où un direct d'une heure en speech est facile à préparer en une semaine si on gère bien son planning, une émission d'une heure en différé consistant en un set joué par un DJ est une autre histoire. C'est pourquoi, pendant près de deux mois (novembre-décembre 2012), nous n'avons presque pas sorti d'épisode : Pas le temps pour en produire.
En effet, vous ne le savez peut-être pas, mais derrière une émission d'une heure, il y a plusieurs heures de boulot, réparties comme telles :
Une soirée pour le tracklisting. Pour moi, une soirée va de 20h à minuit environ. Il faut ça pour écouter une à une les tracks qui peuvent se montrer intéressante pour le prochain épisode. Il faut ensuite les réécouter et les étudier pour définir un ordre de passage. Là, soit la nuit est écourtée, soit on rajoute une ou deux heures sup'.
Une après-midi de concertations. Je retrouve Kyle autour d'une bouffe ou d'un jeu, on discute de la tracklist, on la modifie si besoin est, et on écrit les speeches qui passeront à l'antenne.
Une à trois heures de DJing. C'est au moins ce qu'il me faut pour enregistrer une version correcte du set défini par la tracklist validée. Et si je ne réussis pas, je recommence jusqu'à ne plus avoir de temps. Si je ne suis toujours pas satisfait, je prends quand même la version la plus réussie, on va pas créer du temps supplémentaire. Je mets un point d'honneur à ne pas créer mes sets avec des softs comme Live, tout simplement parce que je considère qu'un set enregistré dans des pseudo-conditions de live est préférable à un simple enchaînement paramétré dans un logiciel.
Une petite après-midi d'enregistrement. Croyez le ou non, mais il faut bien une à deux heures avant d'avoir des enregistrements potables pour chacun des trois speeches (en moyenne).
Au moins une heure de post-prod. On vérifie les niveaux, on traite les enregistrements, on case les liners, on vérifie les détails qui pourraient fâcher. Et si on a le temps, on écoute tout pour s'assurer que rien n'a foiré.
C'est donc le même cirque qui s'organise chaque mois en off, tout ça pour vous produire une heure d'émission.
Pourquoi bosser autant, me demanderez-vous peut-être. Dans Trancendances, il y a un point dont nous sommes fiers, c'est la recherche de la perfection. Chaque émission, nous essayons de la faire mieux que la précédente, et nous ne sommes pas satisfait si le progrès d'un épisode à l'autre n'est pas notable. Notre but est d'arriver au plus haut niveau de qualité possible, et ce le plus vite. Pour l'anecdote, il m'est déjà arrivé d'engueuler mon propre père parce qu'il m'avait dit que ce n'était pas grave si je n'étais pas satisfait de la qualité d'un set que je venais d'enregistrer.
C'est donc un projet dans lequel nous foutons pas mal d'énergie, et d'argent aussi. Un épisode n'est jamais gratuit à produire. Il y a bien sûr les musiques à payer, et également la cotisation annuelle à la station de radio nous diffusant. Alors vous allez me dire que la cotisation, d'accord, mais pour les musiques, y'a aussi le téléchargement moyennement légal. Personnellement, je ne cautionne que très peu ces méthodes, même si je suis souvent forcé d'y recourir par manque d'argent. Cependant, certaines musiques diffusées dans l'émission ne sont pas disponibles sur les portails de téléchargements gratuits. Et, si vous avez bien lu au-dessus, vous avez pu déduire que les tracklists se font en fonction de la qualité des morceaux, et qu'il est impensable pour moi de faire sauter la qualité d'un épisode pour un MP3 ou un WAV qui me coûtera pas plus d'1€ pour la plupart des cas.
Finissons donc ce speech sur le backstage de Trancendances, dans lequel on n'a pas parlé des efforts demandés par la réactivité que nous nous exigeons (lors d'un down sur mon serveur, le site de Trancendances est toujours le premier dont je m'occupe, par exemple).
Bref, courant janvier, nous passons à un stade de publications mensuelles, afin d'être le plus sûr possible de pouvoir régulariser les diffusions. Celle de fin janvier se passe exemplairement bien, ce qui nous encourage pour la suite. Entre temps, l'épisode que nous comptions diffuser pour la fin 2012 a vu sa diffusion se faire annuler. Malgré deux tentatives, nous n'avions pas réussi à obtenir des techniciens de la station nous diffusant que la diffusions se fasse. Nous ne tenons pas rigueur de cet écart et publions le podcast sur le site, en "stand alone".
Tout ça pour en venir à ce soir, où devait être diffusé l'épisode #004 de Trancendances. Les vacances scolaires arrivant, j'ai bien pris la peine d'envoyer le fichier MP3 de l'épisode concerné plus d'une semaine avant la diffusion, afin d'être sûr que la personne chargée de la mise en prog' du fichier aie le temps de s'occuper de tout ça avant de partir en vacances. Comme d'habitude, je joins au mail mes deux adresses e-mail principales, ainsi que mon numéro de téléphone portable, afin d'être joignable en cas de soucis.
Ce soir, on se prépare comme d'habitude à la diffusion, changement de mode du site, teasing sur Twitter et Facebook, connexion au chat pour discuter avec les auditeurs, etc. L'heure fatidique de minuit arrive. Les minutes passent. Aucun signe de notre épisode. On attend jusqu'à une demie-heure après l'heure de diffusion supposée. Toujours rien. Je prends donc la décision de livrer en temps et en heure le plus grand nombre possible et lance l'upload de l'épisode sur Mixcloud. Évidemment, une fois ça passe mais pas deux, j'envoie un mail (pas incendiaire, je sais rester poli et courtois même quand je suis énervé) au responsable (pas encore de réponse à l'heure où j'écris ces lignes, en même temps, vu l'heure...).
A ce stade du post, je souhaite informer que le problème avec Radio U a été résolu.
Oui, ce genre de bévues m’énerve. Parce que, simplement en ne foutant rien, en ne remplissant pas sa part du contrat, on peut foutre en l'air des heures de boulot. On peut freiner tout un projet qui pourrait monter haut. Mais on ne lui donne pas sa chance. C'est un peu le principe du "on te donne la parole, vas-y, fais-toi connaître... ah non en fait". Et oui, ça freine un projet. Parce qu'on ne peut plus dire à nos auditeurs de nous retrouver à tel endroit à tel moment en ayant l'assurance d'y être à ce moment-là.
Ah, et un autre point, on me demandera sûrement pourquoi, si je me plains des dépenses engendrées par Trancendances, je n'essaye pas de générer des revenus en compensation. Déjà, je ne me plains pas. J'expose les choses comme elles sont mais je les assume et n'en suis nullement dérangé. Ensuite, il y a deux raisons à ce choix. La première est que Trancendances n'est pas enregistré comme un organisme (loi 1901, etc) pour le moment. Si argent récolté il y a, il ira forcément dans la poche de quelqu'un en particulier dans le projet. Ce qui nous amène à la seconde raison. Au tout début de Trancendances, Kyle et moi avons fait vœu de ne jamais récolter quelque argent lié directement à Trancendances. Nous pensons que le fait de récolter un avantage financier entraînerait une modification dans notre manière de produire nos épisodes, et que, d'une façon ou d'une autre, une partie de nous-même sera intéressée par la récolte d'argent supplémentaire, ce qui nous conduirait à un mode de pensée commercial que nous souhaitons éviter avant tout.
Hors de question, donc, de vivre de Trancendances, pour répondre à ceux qui me le demandent. Il n'est cependant pas exclu que nos passe-temps respectifs d'animateur et de producteur radio/DJ deviennent pour Kyle et moi-même source de revenus, mais ça, seul l'avenir nous le dira.
Tout ce long pavé étant écrit, je vous souhaite une bonne journée, soirée, nuit, comme vous voulez :)