“Trois Visages” Hoke...Ebay Outsider-Art Auction...Nov 28-Dec 5... Acrylic Painting on Wood..
https://www.ebay.com/sch/metrolux6/m.html?item=264956448003&rt=nc&_trksid=p2047675.l2562

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“Trois Visages” Hoke...Ebay Outsider-Art Auction...Nov 28-Dec 5... Acrylic Painting on Wood..
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سه رخ [Trois visages - 3 Faces] (Jafar Panahi - 2018)
The Dark LOVE BOAT 49 /87 par Pierre Gély-Fort Via Flickr : La Visioconférence : youtu.be/dD84vPK-lOE" The Dark LOVE BOAT" The Slideshow : pierregelyfort.com/the-dark-love-boat The voyage that Pierre Gély-Fort invites us on has more in common with a nightmare than a pleasurable experience. On this bunker-like cruise liner, the passengers resemble convicts trapped in a fake environment, where boredom and satiety are rife. The travelers greedily give themselves over to selfies, blissfully unaware that the surrounding environment resembles a cardboard stage set, an opulent mirror that serves to reflect social success and material happiness. The ship is so immense that it completely occults the entire field of vision. We see nothing of the outside landscape, barely glimpsing a piece of sky or sea. Like Patrick McGoohan in The Prisoner, the prison island that is this ocean liner, is all that the occupants have the leisure of strolling, contemplating and consuming. For these travellers, dreams of any other kind appear not only as forbidden, but also futile. On this ship, where the sheer scale anesthetizes everything off-screen, the passengers seem to renounce their individuality upon embarking, in order to fit into the mould of a privileged class. The only condition is to be happy! Beyond their apparent innocuousness, Pierre Gély-Fort’s photographs offer an uncompromising look at a world where everything contributes to reducing human beings to the rank of naïve, servile consumers. At the opposite extreme of a photo-journalistic report, and as if endowed with a scalpel, Pierre painstakingly dissects his very personal vision of an incandescent pallor. Abandoning the colour that characterized his earlier poetic journeys to distant lands, here, he has opted for a radical black and white that is highly contrasted, almost clinical. The aim here is not to magnify or humanize the story, but instead to demystify this cruise experience, enjoyable for some, undoubtedly, but evocative of fish trapped in a bowl. Paulo Jorge Lobo Journalist & Photographer
سه رخ [Trois visages - 3 Faces] (Jafar Panahi - 2018)
«TROIS VISAGES», LE GOÛT DE LA SURPRISE
Malgré son interdiction de tourner, l’Iranien Jafar Panahi signe son quatrième film en huit ans. Aux côtés de l’actrice Behnaz Jafari, il joue son propre rôle dans un beau road-trip truffé de plans en hommage à Abbas Kiarostami, son mentor disparu.
Récompensé à Cannes par un prix du scénario qu’il a reçu à l’aéroport de Téhéran des mains de sa monteuse, Mastaneh Mohajer, restant sous le coup d’une interdiction de quitter le territoire, le cinéaste iranien Jafar Panahi pourrait aussi prétendre au titre de réalisateur entravé le plus prolixe au monde.
TROIS VISAGES - Je suis sortie avant la fin de ces Trois Visages, parmi lesquels dominait très nettement celui du réalisateur déjà très narcissique de Taxi Téhéran.
L’histoire très surfaite du chauffeur sortie en 2015 m’avait déjà laissée perplexe, et l’ovation de la presse m’était apparue comme très politiquement correcte relativement à la virtuosité de ce faux-pseudocumenteur. Les Trois Visages vont essentiellement dans la direction déjà prise par ce chauffard qui a délaissé son Taxi et la ville pour balader son 4X4 dans les paysages montagneux des villages iraniens.
L’introduction est très « speed » avec une vidéo cri d’appel d’une jeune villageoise, Marziyeh, qui veut devenir comédienne mais qui bien que classée à un concours à Téhéran (on se demande d’ailleurs comment elle a pu y accéder) est séquestrée par sa famille qui souhaite à tout prix à l’empêcher de devenir une saltimbanque.
Elle envoie une vidéo angoissante à une comédienne iranienne fort connue – Behnaz Jafari – qui arrive à convaincre Jafar Panahi d’aller la sauver dans un petit village perdu au fin fond des montagnes. Le début du film part– c’est le cas de le dire – sur les chapeaux de roue … Mais on s’enlise rapidement dans des plans très longs qui insistent à mettre enn scène le décalage culturel qui existe entre le star-système de Téhéran et la campagne profonde théâtre d’un beau paradoxe. En effet, malgré sa profession Behnaz Jafari est reconnue par toutes et tous et adulée...
Ça crie, ça braille comme d’habitude, dans des lieux sauvages où la modernité ultra-capitaliste n’a soit disant pas encore frappé. Il faut se confronter à l’omerta locale et aux populations rétrogrades qui vivent dans paysages escarpés où il faut parler tantôt le Turc tantôt le Persan pour tenter de se faire comprendre. Bref, tout est n’importe quoi, pourvu que le film fasse “genre exotique”.
Certes on comprendra que ce scénario vise à être une critique, il cherche à poser un regard averti sur la culture de ce grand pays avant la révolution. Il s’agit d’élaborer une ultime remise en question de ce pan de la société iranienne structurée par des lois encore trop sectaires sur l’éducation, le mariage etc… Quel Scoop!
En définitive ce road-movie s’étire en longueur pour aboutir à pas grand-chose, même relativement à son propos déjà usé. Il justifie tout le périple du réalisateur auto-satisfait qui se filme en gros plan, par des chapitres vaguement intéressants mais hors-sujet (l’histoire du taureau étalon mourant ; l’importance après la circoncision de faire enterrer le prépuce par un « parrain » dans un endroit qui déterminera le futur du jeune impétrant …).
NOTE 7/20 - Un film pseudo réaliste, ennuyant, peu construit, et au final cousu de fil blanc, qui n’apporte vraiment pas grand-chose de neuf.
Le prix du meilleur scénario à Cannes s’avère être le prix de la complaisance et du politiquement correct, puisque Jafar Panahi est toujours assigné à résidence dans son pays.
Les Trois visages, ce sont ceux de trois femmes. Trois générations de femme. La première que l’on découvre, la plus jeune, sorte d’allégorie d’un certain avenir, vit dans les montagnes du nord de l’Iran. Filmée avec son propre smartphone, elle raconte son désarroi: reçue au conservatoire de Téhéran mais déjà fiancée, elle est confrontée au refus de ses deux familles de la laisser vivre son rêve de devenir comédienne. La seule issue pour elle semble être la mort. Une corde au bout d’une branche l’attend et à la fin de la vidéo elle se pend. Ainsi débute le film de Jafar Panahi (on pense au film Happy end de Michael Haneke qui débutait aussi avec des scènes prises au smartphone par une jeune fille). Un choc. La célèbre actrice de série - Behnaz Jafari dans son propre rôle - à qui est adressée la vidéo et qui constitue le deuxième visage du film (celui finalement du présent) ne s’en est pas remis. D’autant que dans la vidéo, la jeune fille l’accuse de ne pas l’avoir aidée, de ne pas avoir répondu à ses appels. L’actrice s’en remet à son ami, le réalisateur Jafar Panahi - qui s’auto met en scène - cherchant tous deux des failles dans cette vidéo qui pourrait être un canular sans hélas en trouver. Démarre alors un road movie comme en réalise Panahi, condamné à filmer en catimini, prisonnier de sa voiture et de son pays dont il n’a pas le droit de sortir. Le film vaut déjà pour cette première prouesse technique sous fond de contrainte dont Panahi se sort toujours très bien. Le film n’est pas exempt de quelques longueurs mais il en ressort à la fois un portrait témoignage de ce pays et un beau plaidoyer féministe, qui on le comprend a dû toucher l’engagée Cate Blanchett, présidente cette année du jury du festival de Cannes et qui lui a octroyé ex aequo le prix du scénario. Ce n’est sans doute pas le scénario le plus bluffant que l’on ait pu voir mais il arrive à dire beaucoup avec finalement peu. Le troisième visage ne sera pas montré, c’est celui du passé, d’une actrice déchue qui connut la gloire du temps du Shah mais qui est mise à présent au ban de la société, à l’écart du village, traitée de saltimbanque. La caméra de Panahi filme tout cela. On comprend sans doute qu’il ne se sent pas en accord avec ces paysans réacs mais il ne les traite à aucun moment avec condescendance. Il reste simple, humble et respectueux tout en gardant un certain sens de l’humour.
TROIS VISAGES