State of Siege (1972, dir. Costa-Gavras, cinematography by Pierre-William Glenn)
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State of Siege (1972, dir. Costa-Gavras, cinematography by Pierre-William Glenn)
20 mai : la Marche du silence en Uruguay, en mémoire des disparus de la dictature
Chaque année le 20 mai des marches silencieuses se déroulent dans toutes les villes d’Uruguay en mémoire des victimes de la dictature militaire. Cette année l’Uruguay célèbre ses 40 ans de démocratie, et la 30e édition de ces marches annuelles destinées à briser le silence sur le sort des disparus. La transition démocratique date du 1er mars 1985. Ce jour-là, la junte militaire qui avait pris le pouvoir le 27 juin 1973 le rendait aux civils. Cette année, le pays fête aussi le retour de la gauche au pouvoir avec l’élection de Yamandú Orsi, à la présidence de la république, soutenu par le Front large (l’union des gauches), ces gauches qui ont été les principales victimes de la dictature militaire d’extrême droite. Y. Orsi se revendique de l’héritage politique de l’ancien président (2010-2015) Pepe Mujica, l’ex-guérillero torturé et emprisonné sous la dictature, décédé le 13 mai 2025.
La date du 20 mai commémore les assassinats de Zelmar Michelini, sénateur du Front large (gauche), Héctor Gutiérrez Ruiz, député du Parti national (droite), a été choisie vingt ans après leur assassinat, le 20 mai 1976. En fait, il s’agit du jour où leurs corps ont été retrouvés. On rend aussi hommage à Rosario Barredo et William Whitelaw, deux ex-militants Tupamaros assassinés en 1976 en Argentine. Une première manifestation a eu lieu le 20 mai 1995, à l’initiative de la famille Michelini désireuse d’en savoir plus sur ce qui était arrivé à Zelmar.
L’année suivante, sous le slogan « Vérité, Mémoire et Plus Jamais ça » (Verdad, Memoria y Nunca más), la première Marche du Silence (Marcha del Silencio) a été organisée le 20 mai 1996, à l'appel des Mères et des Familles des Détenus et des Disparus Uruguayens et d'autres organisations liées. Il s’agit aussi de protester contre la loi d’amnistie de 1986, amnistiant les militaires ainsi que tous les bourreaux et assassins pour tous les crimes commis jusqu'au 1er mars 1985. En 1989, un référendum avait échoué à la faire abroger. Après des années de silence et d’immobilisme, sous les présidences de Julio María Sanguinetti et de Luis Alberto Lacalle, le gouvernement de Jorge Batlle a finalement créé une Commission de Paix le 9 août 2000. Mais, celle-ci se heurte toujours à une forme d’omerta que les marches du silence cherchent chaque année à briser.
La marche du 20 mai 2025 se déroule sous le slogan « 30 fois Plus Jamais : Sachez vous conformer. Où sont-ils ? » (30 veces Nunca Más: Sepan Cumplir. ¿Dónde están?). Le rassemblement de Montevideo se fait à 19 heures sur la place des Disparus des Amériques, à l'angle des avenues Jackson et Rivera, et le cortège marchera jusqu'à la place de la Liberté, avec des fleurs et le drapeau national.
Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 19 mai 2025
Yo, Pepe Múgica
Por Franco “Bifo” Berardi Escritor y filósofo italiano. Activista de la izquierda. Las palabras de una persona mientras las bestias se deleitan Mientras las bestias nazi-liberales bailan sórdidamente al son de las notas de los Village People -despreciables bufones- y preparan la gran deportación y la guerra contra los pobres, publico las palabras de un hombre sencillo y grande. Pepe…
Scenes of torture in Uruguay, secretly photographed by a guard and smuggled abroad. Above, two pregnant women are forced to lean against a wall for 24 hours. A third, on the right, has fainted.
In the photo below, a woman tied to a stretcher is being plunged into the “tacho”, a barrel seen in the background, as happened to Rosario.
(Stern Magazine, no. 52 - Hamburg, 20 December 1978)
The National Liberation Movement – Tupamaros (Spanish: Movimiento de Liberación Nacional – Tupamaros, MLN-T) was a Marxist-Leninist urban guerrilla group in Uruguay in the 1960s and 1970s. In 1989 it joined the Movement of Popular Participation (MPP), which was admitted to the Broad Front.
Women leaders played a crucial role in the Tupamaros urban underground. The capture and illegal disappearance of the three women members of the central committee of Tupamaros was a great blow to the organization. They were isolated from the other prisoners and there was no outside knowledge if they were alive or dead. Lucia was able to win the sympathy of one of the guards. He bravely photographed evidence of their condition, and it was smuggled abroad to be published in the German Stern magazine. All three had become pregnant from their abuse. While the photograph captures their humiliation being held in nothing but their underwear it also shows their courage under duress. Kept for long periods with hoods over their heads, in their bra and panties, in stress positions despite their pregnancies. Publicity for their condition helped inspire international pressure for their release. These smuggled photographs became a symbol to rally the Uruguayan people to fight for the return of democracy. Even at their most degraded and vulnerable, Marxist-Leninist women leaders remained the the vanguard of revolution.
Pero incluso eso, la posibilidad del fracaso, era parte de la lucha.
Josefina Licitra. Libro: 38 estrellas
État de siège (1972), Costa-Gavras
Pepe Mujica, un anarquista
. —En sus reflexiones para el libro "Una oveja negra al poder. Pepe Mujica, la política de la gente" (Edit. Debate, 2016) el ex guerrillero tupamaro que gobernó URUGUAY de 2010 a 2015 se confiesa adepto al anarquismo. De hecho, rechaza el comunismo y hasta manifiesta repulsión por la opresión que atestiguó en la URSS de la década de 1980, previo al colapso. En sus propias palabras, MUJICA —quien cobrara fama internacional por sus conceptos humanistas—, se afirma como un "presidente anarco" que buscó que el poder de su presidencia beneficiara en todo a la gente, aún más, tratándose de la libertad.