On this day on July 7th in history, England faced the Black Death, the Marco Polo Bridge Incident ignited war, and Rwanda’s genocide ended.🌑🔥🕊️

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On this day on July 7th in history, England faced the Black Death, the Marco Polo Bridge Incident ignited war, and Rwanda’s genocide ended.🌑🔥🕊️
Unforgettable.
Alors que ce 7 avril marque le 27e « anniversaire » du début du génocide des Tutsis, l’historien Vincent Duclert, qui a présidé la commission dont les travaux inédits ont conclu à des « responsabilités lourdes et accablantes » de la France face à la tragédie rwandaise, se livre dans un long entretien.
Apr 7, 1994, Violence erupts in Rwanda, foreshadowing genocide.
7 avril : la mémoire du génocide tutsi au Rwanda
Il y a 30 ans, jour pour jour, commençait un génocide qui allait faire disparaître, en trois mois, un million de personnes dans un pays de moins de 7 millions d’habitants, le Rwanda.
Tutsi et de Hutu sont des appartenances fixées par le colonisateur belge. À l’époque coloniale, les Européens ont voulu catégoriser les populations soumises en ethnies bien identifiables. Dans le cas du Rwanda, cette construction était très largement artificielle, car Tutsis et Hutus habitent le même territoire, partagent la même langue et ont adopté la même religion, le catholicisme. L’ethnie figurait sur les cartes d’identité, c’est ce qui facilita les massacres, car comment identifier à coup sûr les individus à éliminer ?
En 1962, le colonisateur belge avait laissé le pouvoir à un mouvement radical Hutu, aussitôt des massacres se sont produits. En 1973, quand Juvénal Habyarimana prend le pouvoir à la suite d’un coup d’État, les Tutsis ne sont plus désormais que des citoyens de seconde zone ce qui engendrera la création du FPR (Front patriotique rwandais) pour combattre le dictateur. Ce mouvement rebelle, implanté dans les pays voisins, est composé de Tutsis et de Hutus modérés qui ont fui leur pays. Le dictateur Juvénal Habyarimana fini par accepter un partage du pouvoir (accord d’Arusha, en août 1993) mais en même temps le pouvoir de Kigali laissait se développer une propagande anti-tutsi aux accents meurtriers. La radio Mille collines qui appelle quotidiennement à éliminer tous les Tutsis du pays est fondée en juillet 1993. Par ses discours de haine, elle joua un grand rôle pendant le génocide. Le 6 avril 1994, l’avion présidentiel est abattu par un missile, on n’a jamais su qui avait tué Juvénal Habyarimana, mais la propagande hutue désigne aussitôt les Tutsis. Le 7 avril 1994, commence des massacres qui ne s’achèveront que le 17 juillet par la prise de contrôle du pays par le FPR et la fuite des extrémistes Hutus au Zaïre (aujourd’hui RDC).
Depuis, le FPR a pris le pouvoir, son leader Paul Kagamé est président de la république. Il appartient à une famille de Tutsis qui s’était réfugiée en Ouganda, bien avant le génocide. Son régime est autoritaire, mais le pays a retrouvé la paix et a prospéré sous son règne.
Le régime organise tous les ans, le 7 avril, une commémoration du génocide mais sans pour autant avoir cherché à identifier les coupables et les victimes. La mention de l’ethnie sur les cartes d’identité a été enlevée dès août 1994, aujourd’hui il n’y a officiellement plus de Hutus ni de Tutsis, rien que des Rwandais. Néanmoins, la cohabitation entre victimes et bourreaux pose de grandes difficultés à la reconstruction du pays. Dans un souci de réconciliation nationale, les victimes ont été enjointes de pardonner à des bourreaux qui ont rapidement débité un texte de contrition. Un lourd silence pèse sur le génocide qui est commémorés aujourd’hui. Le pays a mis beaucoup de temps à le faire entrer dans les manuels d’Histoire. C’est fait à présent mais que ce n’est plus qu’un fait historique pour une très large partie de la population. Le Rwanda est un pays très jeune : 70% de la population a moins de 30 ans et n’a pas vécu le génocide.
De commémorations en commémorations, les choses évoluent à l’international. En 2021, le président Macron, mettait un terme au déni de la France et admettait des responsabilités dans le déroulement du génocide du fait d’un soutien coupable à la dicature extrémiste hutue. En 2024, pour ce 30e anniversaire, le président français affirme que la France, « avec ses alliés occidentaux et africains » aurait ou arrêter le génocide mais n’en a pas eu, à l’époque, la volonté. Il rappelle que, « quand la phase d'extermination totale contre les Tutsis a commencé, la communauté internationale avait les moyens de savoir et d'agir, par sa connaissance des génocides que nous avaient révélée les survivants des Arméniens et de la Shoah ». Le Vatican, en revanche n’a jamais fait le moindre commentaire sur l’aveuglement de l’Église face à ce génocide.
En l’an 2000, le Premier ministre belge, Guy Verhofstadt, avait été beaucoup plus clair : « J’assume ici devant vous la responsabilité de mon pays, des autorités politiques et militaires belges, et au nom de mon pays, je vous demande pardon pour cela. » La même année, le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, avait juste exprimé des remords : « Au nom de l’ONU, je reconnais cet échec et j’exprime mon profond remords. » En 2003, l’ONU institue le 7 avril comme la Journée internationale de réflexion sur le génocide au Rwanda qui deviendra, en 2018, la Journée internationale de réflexion sur le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994. Chaque année, à cette date ou aux alentours de cette date, l’Organisation des Nations Unies organise des manifestations commémoratives à son siège, à New York, et dans ses bureaux dans le monde entier.
Le Rwanda a deux jours fériés pour commémorer le génocide. La période de deuil national débute avec Kwibuka (“se souvenir”, en kinyarwandais), la commémoration nationale du 7 avril et se termine avec le Jour de la libération, le 4 juillet.
Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 6 avril 2024
5 février : la journée de l’unité nationale au Burundi
Le 5 février est un jour férié au Burundi, en mémoire de la charte de l’unité nationale signée le 5 février 1991. La Journée de l'Unité a été instaurée par le président Pierre Buyoya dans le but de réconcilier les groupes ethniques en guerre Tutsi et Hutu. En 1972, des massacres de Hutus avaient été perpétrés par une armée à majorité tutsie.
Malheureusement cette charte n’a pas écarté tout risque de génocide. En 1993, des extrémistes tutsis ont assassiné Melchior Ndadaye, le premier président hutu démocratiquement élu du pays. Ce meurtre a déclenché des massacres de Tusis par la majorité hutue et une guerre civile burundaise qui n’a officiellement pris fin qu’en 2005. Le pays a, à nouveau, connu une crise sanglante en 2015…
En dépit de ces drames, le jour de l’unité n’a jamais cessé d’être célébré. Cette année pour le 33e anniversaire de la charte, les cérémonies se déroulent au monument de l'unité nationale sur la colline Vugizo.
Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 4 février 2024
Que fait réellement Paul Kagame en République démocratique du Congo ?
Que fait réellement Paul Kagame en République démocratique du Congo ?
Le nombre d’officiers supérieurs d’origine Tutsi dans l’armée congolaise dépasse celui de toutes les autres tribus réunies du Nord et Sud Kivu. Comment expliquer que cette communauté soit en danger dans les deux (2) Kivu ? Une chose est vrai le Rwanda se sert de cette communauté installée dans l’Est de la RDC depuis bien longtemps pour justifier la déstabilisation lui permettant ainsi de piller…
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Today in History 6th April 1994. The Presidents of the African states of Rwanda (Juvenal Habyarimana) and Burundi (Cyprien Ntaryamira) were killed in an Air Strike near the Rwandan capital, Kigali. Both countries have seen ethnic violence between Hutus and the minority Tutsis that have cost the lives of over 100,000 over 12 months. #RwandaGenocide #rwanda #rwandacivilwar #Hutus #Tutsis https://www.instagram.com/p/CNUBFebDliu/?igshid=1l2bi31dzm62a