les oisillons sont tous morts :(
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les oisillons sont tous morts :(
L’Extermination
Ce jour-là, nous nous sommes toutes levées avec la même idée en tête. Il faut tenter de vivre, pour de vrai. Alors nous nous sommes toutes tissées une trame de relations et de mots cachés, nous avons échangé des armes et les gaz dont nous avions besoin. Puis nous nous sommes mises à penser. À réfléchir. À nous organiser. Dans toutes les couches possibles, dans toutes les classes existantes, on a donné ce qu'il fallait pour enfin se relever. Nous n'avons pas écrasé celles qui n'avaient pas les moyens de se mettre seules sur leurs pieds. Nous avons simplement partagé nos munitions, nos livres et nos mots, pour construire nos chemins à toutes, bordés d’idées plus fabuleuses les unes que les autres.Nous avons continué ainsi le plus longtemps possible, nous avons glissé au creux des oreilles des secrets connus de notre quasi-majorité, sans nous faire attraper. Et enfin, nous sommes passées à l'action.
Ce matin-là, nous savions qu'il était temps. Tout était préparé. Nous n'étions pas prêtes pour autant. Tout sera si dur. Notre peine se fera insurmontable. Mais nous n'avions point d'autre choix. Nous nous sommes levées tôt dans la mâtinée, avons pris quelques instants pour respirer avant leur dernier souffle. Certaines eurent peur, d'autres furent pétrifiées, quelques unes ragèrent et tempêtèrent. Mais nous y avions pensé, nous étions décidées. Alors nous avions convenu de plans précis, au plus près des localités, au plus près de toutes. Il fallait éviter le plus de dangers possibles pour ne serait-ce qu’espérer nous montrer justes.
Ce midi-là, le glas a sonné. Et ils sont tous morts. Il n'y eut pas de joie. Ce n'était pas la meilleure solution. Mais c'était la seule nous laissant la possibilité d'essayer d'instaurer un monde plus correcte. Alors nous nous sommes levées et avons assassiné la moitié de l'Humanité.
Les opératrices du SAMU se moquent de Naomi… La jeune maman décède quelques heures plus tard ! Le 29 décembre 2017, 11 heures. Prise de très fortes douleurs, Naomi, à bout de force appelle le SAMU de Strasbourg. Comme l’indique l’enregistrement les deux opératrices, manifestement de bonne humeur, ricanent. Elles ont un comportement étonnant, moqueur voire méchant. Elles ne donnent pas suite à la demande d’assistance de la jeune femme, qui est renvoyée vers SOS-Médecins…. Nous nous sommes procuré l’enregistrement de l’échange entre Naomi et le SAMU, Jugez par vous-même… – Allô… – Si vous ne dites pas ce qu’il se passe, je raccroche… – J’ai très mal – Oui ben, vous appelez un médecin – Oui, vous allez mourir …
le racisme tue
Le camion a gagné
Défi 30 jours pour écrire, sujet : l’orange/Game over
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Je suis passé à l’orange. Je n’aurais pas dû.
Vous comprenez, j’étais pressé. Et comme on dit, orange pressée… Hum. J’étais sûr de tenir quelque chose là, mais ça m’échappe.
Bref. J’étais plus que pressé, en fait, j’étais en retard. Et j’étais mort si j’arrivais en retard. Du coup, qu’est-ce qu’on fait quand on part en retard et qu’on veut être à l’heure sur la ligne d’arrivée ? On accélère. On prend des risques. On passe à l’orange. Tout ça.
Peut-être que mon orange était un peu mûre. Sanguine, même.
Ha. Un bon jeu de mot, ça. Orange sanguine.
Parce que c’était un orange un peu rouge, il faut bien l’avouer. Et que là, si on regarde le résultat. Ben. Du sang… il y en a.
Et pas qu’un peu.
Bon. Cette blague était peut-être un peu de mauvais goût. Too soon, comme disent les anglophones.
Désolé.
C’est mon truc, l’humour. C’est pas que je sois bon. Mais ça ne m’empêche pas. Surtout quand je suis stressé, en fait. Je masque avec l’humour.
Mais ce n’est peut-être pas le moment.
Vous êtes venu me chercher, n’est-ce pas ?
Je veux dire… ça ne sert à rien que je reste autour de l’accident, non ? Je ne vais pas hanter ce carrefour. Mais peut-être que je dois suivre mon corps ? Le samu arrive. Ils vont m’emmener à l’hopital, non ? Si jamais ils arrivent à… à faire quelque chose. Je peux y retourner, dans mon corps. Non ?
Oui, bon, ils l’ont mis dans la housse. Ça s’est pas bon signe.
En même temps, voiture contre camion, le camion a gagné. Il fallait s’y attendre.
Mais je ne pensais qu’il avait gagné, gagné. Je me disais que c’était encore jouable, avec de la chance. Vous savez, comme dans les séries médicales où ils récupèrent le gars alors qu’il est mort depuis deux minutes et qu’il a vu la lumière.
Peut-être que ces gars sont vachement moins plats, maintenant que j’y pense.
Je ne vais pas revenir, alors ?
Non, ce n’est pas que je ne veux pas vous suivre, c’est juste que… On va où, en fait ? Il va se passer quoi, après ?
Il y a bien un après, n’est-ce pas ?
En tous cas, putain d’orange.
Une orange sanguine trop pressée.
Hum. Je suis sûr qu’il y a un moyen de faire fonctionner cette blague…
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TW mort TW sang