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J.Bibor
Vergers, Rilke
Habiter entre le Rhin et l’Ill
Comment habiter ce territoire rural et ces bourgs résidentiels frontaliers ?
Nous avons abordé le thème de la frontière à travers celui de l’habitat d’une région transfrontalière, celle comprise entre l’Allemagne, la France et la Suisse. Notre territoire d’étude se situe entre la rivière de l’Ill et le fleuve du Rhin, au nord de la forêt de la Hardt. Il se place dans le prolongement du franchissement franco-allemand entre les villes de Neuf-Brisach et de Vieux-Brisach. Cet axe est matérialisé du côté français par le canal Vauban, qui traverse ce territoire d’est en ouest.
Nous avons constaté plusieurs problématiques : tout d’abord un asséchement du territoire alsacien, pourtant très marqué par la présence de l’eau et malgré la présence d’infrastructures délaissées comme les canaux ou les gravières. Ensuite, un fort impact d’une agriculture du maïs à très grande échelle en contraste avec la typologie ancienne alsacienne du pré-verger, et enfin un manque d’activité et d’identité des petits bourgs résidentiels proches de la frontière avec l’Allemagne.
A partir de ces trois points d’analyse, nous nous sommes demandés comment habiter ce territoire rural et ces bourgs résidentiels frontaliers.
Nous avons formulé une première hypothèse : ces infrastructures délaissées des canaux peuvent permettre de relier ces petites villes et de réaffirmer leur lien à ce territoire.
Nous nous sommes emparés de cette problématique à travers l’infrastructure du canal Vauban, situé dans le prolongement du franchissement entre Neuf-Brisach et Vieux-Brisach. Il a été construit en 1699 et permettait d’acheminer le grès rose depuis les carrières des Vosges pour la construction de la forteresse Vauban. Aujourd’hui, il est délaissé et constitue l’un des rares axes est-ouest de ce territoire. Il est encore présent entre le Rhin et l’Ill.
Notre projet présente ici un élément de réponse à cette problématique : un complexe bâti et un verger, situés aux abords du canal Vauban, permettant une implantation et un regain d’activité du petit village de Weckolsheim.
par Paul Cacheux et Clara Salaun