Laissez moi dériver sur ces flots impromptus, partir loin des ces terres où je suis étranger et ne me connais plus. Je n'envie pas le passé, ni l'instant, et n'espère plus l'avenir : "Je suis comme un soleil sur le point de mourir". Je voudrais que mon corps, seul, se perde dans les étoiles. Qu'il dérive au néant de l'abysse, entre deux nuages de poussière ; là où le calme est sidéral. Je voudrais me noyer dans une ombre entourée de lumière, invisible cachette, inexorable spiral. Loin, très loin, où se mourrait mon être. Il n'est rien de plus beau que voir les étoiles. Seul, sans être vu, en secret silencieux et perdu dans l'astral. T.M.
Peinture : Italian Night (Sketch for the curtain in Russian Private Opera), Mikhaïl Vroubel, 1891.



