The Dashi at Cabinscape

Love Begins
trying on a metaphor
Mike Driver

if i look back, i am lost

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he wasn't even looking at me and he found me

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@trackyourway
The Dashi at Cabinscape
The Modern One by Liberation TIny Homes
The Worldâs Cutest Adventurer
Credit
The Salida at WeeCasa
Le chagrin et la souffrance sont toujours inévitables à une conscience élevée et à un coeur profond. Les hommes réellement grands doivent, je pense, ressentir en ce monde une grande tristesse.
Crime et chĂątiment, Fiodor DostoĂŻevski (via un-esthete-rougeoyant)
Aveu
Ouvrir une main, un coeur⊠une ùme Ouvrir demain, bonheur⊠une larme Sais-tu combien j'ai peur⊠du drame Que nos chemins, ailleurs, se fanent
Offrir une clĂ©, une vie, un rĂȘve Offrir, charmĂ©e, sursis ou trĂȘve Ă partager, l'Amour soulĂšve D'ĂternitĂ©, espoirs et fiĂšvres
Toi, mon sourire, soleil et charmes Mon tendre empire, merveilles et flammes Puis-je nourrir, sans crainte ni arme Un avenir oĂč temps ne damne ?
Trouvant Ă©cho, un chant, une soeur Trouvant aux maux, une fin candeur Tombent les masques, voilĂ mon coeur DerniĂšre frasque, âĂ voeuâ pudeur
MzP - 2014
Jésus qui danse le break-dance Stokes Croft, Bristol, Angleterre
Cette Ćuvre a Ă©tĂ© créée par Cosmo Sarson et elle est inspirĂ©e dâun Ă©vĂšnement oĂč un groupe de danseurs de break-dance polonais a dansĂ© pour le pape Jean-Paul II Ă Rome en 2004. Photo par Danny Zappa - Plus d'informations
Thomas : Je suis tombé sur un de tes messages que tu m'avais envoyé sur facebook et, ça m'a fait plaisir de le relire. Puis, tu sais, tes lettres, je les ais pas jetées. Je les garderai parce qu'elles sont vraiment belles, c'est plein d'amour comme j'aime. Je t'oublierai jamais. Pour le meilleur et pour le pire.
Bianca: j'ai toujours tes lettres, toujours tes poĂšmes. Ils reprĂ©sentent une pĂ©riode de ma vie. j'ai jamais pris le temps de te l'Ă©crire mais saches que je t'ai rĂ©ellement aimĂ©, peut-ĂȘtre pas comme il le fallait, peut-ĂȘtre pas comme tu le voulais, mais le fait est qu'il y a eu au moins une personne qui t'ai aimĂ© ; moi. mais parfois les gens qui s'aiment ne sont pas faits pour finir ensemble, et c'est peut-ĂȘtre mieux ainsi.
j'aurais tant de choses Ă te dire mais j'sais pas, je n'arrive pas Ă y mettre des mots. j'te souhaite juste tout plein de bonheur car putain tu mĂ©rites qu'on te sauve, qu'on t'aime. et j'sais qu'on partage pas les mĂȘmes idĂ©es, la mĂȘme vision des choses mais, j'te jure que l'amour ne fait pas tout, arrĂȘtes de te morfondre, et tu verras, un jour.. un jour putain tu l'as trouvera cette fille, la bonne, pas une pour qui tu t'Ă©prends alors que ce n'est pas rĂ©ciproque, j'sais c'est facile de dire tout cela mais, moi j'y crois. Puis, essaies de changer ta maniĂšre de montrer ton amour, j'parle en connaissance de cause Thomas, je pense par exemple Ă cette Victoire, peut-ĂȘtre que si tu avais aborder ton amour d'une autre maniĂšre elle n'aurait pas rĂ©agi de la sorte. tu sais, l'amour ça fait peur parfois, on ne sait pas quelle rĂ©action avoir, on est apeurĂ©e tout bĂȘtement. aprĂšs ce n'est rien que mon avis tirĂ© de mon expĂ©rience. tu sais, j'n'ai beau ĂȘtre qu'une "pauvre ado" de bientĂŽt 17 ans, l'age ne dĂ©finit pas l'ĂȘtre que je suis. En tout cas, ne cesse jamais d'y croire, mĂȘme si j'te jure que je sais Ă quel point ta souffrance doit ĂȘtre insupportable parfois, mais j'te jure tu finiras par briller.
Tu dormais, paisiblement, Ă mes cĂŽtĂ©s. J'ai soulevĂ© tout doucement les draps et je t'ai regardĂ©e. Tendrement. Amoureusement. Et j'ai pensĂ©, des larmes dans les yeux, qu'Ă tout jamais, ton corps serait mon unique paysage et mon plus beau voyageâŠ
V. H. SCORP (via vhscorp)
Salut, c'est moi. Enfin bien sĂ»r que tu sais que c'est moi. Tu t'attendais peut-ĂȘtre Ă recevoir un message de ma part en ce jour spĂ©cial et bien le voici. Je ne sais pas trop par oĂč commencer parce que c'est un peu le nĂ©ant dans mes pensĂ©es et dans ma vie aussi. Je sens mon coeur qui se serre lorsque j'Ă©cris ces quelques lignes. Si jamais tu te demandes pourquoi, et bien saches que c'est parce que cette date, le 1er mars, ne compte plus Ă tes yeux. J'arrive pas Ă passer Ă autre chose. Pourtant j'ai essayĂ©. J'ai tout fait pour arrĂȘter cette douleur qui continue de m'affaiblir de jour en jour. On s'Ă©tait promis de ne jamais ĂȘtre l'un sans l'autre. Une promesse de plus qui fini brisĂ©e. Si jamais je reprends nos mĂ©taphores, on peut dire que la rose a fannĂ©e et que je me suis noyĂ©e car ma bouĂ©e est partie. J'ai Ă©tĂ© en colĂšre quand tu as arrĂȘtĂ© de me parler mais la colĂšre s'est trĂšs vite dissipĂ©e pour laisser place Ă la tristesse. Cette tristesse s'est rĂ©fugiĂ©e en moi et elle a failli me pousser Ă aller trop loin Ă plusieurs reprises. Pour ĂȘtre sincĂšre, je me demande parfois ce que ça te ferait si je n'Ă©tais plus lĂ . Est-ce que ça ferait un vide en toi? T'Ă©tais tout. J'aimerais rĂ©ussir Ă passer Ă autre chose du jour au lendemain mais je n'y arrive pas. Tu m'as créé des souvenirs qui ne veulent plus s'en aller dĂ©sormais. Je voulais Ă©crire de belles choses sur notre amitiĂ© mais ça servirait Ă quoi vu que ça ne compte plus pour toi? Je ne te fais pas de reproches, je constate juste les choses. C'Ă©tait censĂ© ĂȘtre un jour de joie pourtant mes yeux seront plus remplis de larmes que d'Ă©toiles. Les Ă©toiles se sont Ă©teintes unes Ă unes. Je ne suis plus qu'un stupide fantĂŽme qui attend que quelqu'un vienne rallumer toutes les lumiĂšres comme tu l'as fais il y a 3 ans. Mais tu vas me dire: âTu es jeune, trois ans c'est quoi dans une vie?â et je te rĂ©pondrai: âC'Ă©tait les trois plus belles annĂ©es de ma vie car tu en faisais partie. J'ai entendu dire par beaucoup de personnes qu'on avait tous un miracle dans notre vie. Mon miracle c'Ă©tait toi.â. On devait Ă©crire plein de livres dans lesquel on aurait dĂ©crit tout nos souvenirs, tu te souviens? Et bien la bibliothĂšque de mon coeur a fini en cendres. Tu t'en fiches probablement mais sache que pour toutes les fois oĂč tu m'as fait de la peine, je te pardonne. Les bons souvenirs prennent le dessus sur les mauvais. Tu as Ă©tĂ© cette personne qui a tout boulversĂ© dans ma vie. Tu as Ă©tĂ© cette personne magique qui a fait couler le bonheur dans mes veines. Je regrette simplement que l'on ait pas sĂ» sauvegarder notre bulle. T'Ă©tais ma vie, mon bonheur. T'Ă©tais mon petit bout de paradis. La joie a disparu de mes Ă©motions en mĂȘme temps que ton dĂ©part. Je suis dĂ©solĂ©e, je suis contrainte d'arrĂȘter mon texte ici car mes larmes commencent Ă flouter ma vue. Tu me manques. Reviens me sauver, une derniĂšre fois. ArrĂȘte de me faire mal, je t'en supplie. Je n'ai plus le droit de le dire mais c'est l'essentiel: Je t'aime.
1 mars 2013 (via jamaislunsanslautre)
Jâen ai pleurĂ© @jamaislunsanslautre
(via snarpy-up)
Mais pourquoi? DĂ©solĂ©e je ne voulais pas faire pleurer quelquâun :/
(via jamaislunsanslautre)
Ah mais non, tu nâas pas Ă ĂȘtre dĂ©solĂ©, câest juste que câest trĂšs trĂšs touchant et que je mây retrouve Ă moitiĂ©
(via snarpy-up)
Merci. On se comprend alors!Â
(via jamaislunsanslautre)
Je me retrouve tellement dans ce texte. đą
(via monbrassaigne)
:( <3 !Â
(via jamaislunsanslautre)
C'Ă©tait mieux quand j'Ă©tais gosse, j'me prenais pas la tĂȘte, chaque jour Ă©tait une dĂ©couverte, une nouvelle aventure. J'avais pas peur de m'Ă©corcher en allant m'balader dans la forĂȘt, jâm'en foutais de comment j'Ă©tais habillĂ©e, si les couleurs et les motifs allaient ensemble, je m'en fichais, de mon poids, de ma taille, de ma coupe de cheveux, j'connaissais mĂȘme pas le maquillage. Jâm'en foutais qu'on s'embrouille avec moi, qu'on m'saoule, je disais tout Ă mes parents, j'leur racontais tout, mĂȘme si au fond j'pense qu'ils s'en foutaient un peu. J'Ă©tais trop heureuse, j'Ă©tais jamais fatiguĂ©e, mĂȘme quand y'avait un temps de merde j'avais envie de vivre, j'avais mes habitudes, jâm'en foutais de faire du sport ou pas, j'avais mĂȘme pas d'objectif, de limite, j'avais rien, je comptais pour certains et pour d'autres non, mais jâm'en foutais. Qu'est-ce qui a bien pu changer ? J'ai l'impression de survivre, de subir ma vie. J'suis crevĂ©e, tout le temps, j'ai envie de rien. J'en ai marre de tout, j'veux revenir en arriĂšre, revenir dans l'temps oĂč j'Ă©tais bien.
lespiquresaines (via lespiquresaines)
J'ai la chance de me rĂ©veiller dans un lit, sur un matelas confortable, avec une couette, parfois une couverture, des oreillers. Je peux manger ce que je veux tout au long de la journĂ©e si je le dĂ©sire, j'ai la chance d'aller Ă l'Ă©cole, d'apprendre, de dĂ©couvrir, de passer mes journĂ©es ensoleillĂ©es ou pluvieuses avec mes amis, de faire des rencontres, de trouver des points communs et des diffĂ©rences, de trouver l'amour, de le perdre, de connaĂźtre des chagrins mais aussi des grands moments de joie. J'ai la chance d'avoir une bonne santĂ©, enfin je crois, je peux courir vite et aller loin si je le veux. J'ai une famille, et de l'amour venant d'eux. J'ai la chance d'avoir un toit sur la tĂȘte, l'Ă©lectricitĂ©, l'eau. Et j'en oublie. J'ai beaucoup de chance en rĂ©alitĂ©. ArrĂȘtons de nous plaindre. Essayons. J'essaierais.
lespiquresaines (via lespiquresaines)
ArrĂȘtons de nous plaindre.
(via camellemeilleur1)
Ils mâont dit: « dĂ©truis ce qui te dĂ©truit. » Alors je me suis dĂ©truite moi-mĂȘme.
« Et ? »
Et jâen sais rien, en fait je me souviens mĂȘme plus de ce que je viens de te dire. Jâsais bien que tâattends une suite, une rĂ©ponse mais jâsais aussi que si je te disais la vĂ©ritĂ©, si jâte montrais un dixiĂšme de ce que je pense rĂ©ellement tu fuirais. Tâes pas prĂȘte, hein ? Tâes pas prĂȘte Ă ce que je te crache le monde Ă la gueule, tâes pas prĂȘte Ă lire mes idĂ©es noires. Le velours dâun monde bien trop sombre pour que jâen parle en face. Les mots sont toujours trop durs, trop lourds pour que jâose les dire de vive voix. La honte, lâapprĂ©hension dâune sale rĂ©action. Alors jâsuis lĂ , putain jâsais mĂȘme pas quelle heure il est, trop tard jâimagine, trop tĂŽt, jâespĂšre. Jamais dans les normes, jây arrive pas, jâai jamais rĂ©ussi Ă ĂȘtre dans les attentes du Monde. Mais jâsuis lĂ , Ă mâĂ©nerver sur le clavier de mon ordi un peu pourri, Ă voir les lettres apparaĂźtre sur lâĂ©cran qui ressort dans le noir de ma chambre, Ă mâimaginer devant les vĂŽtres Ă lire mes Ă©crits. Câest angoissant, excitant, dangereusement affolant de rĂ©aliser Ă quel point câest plus simples de parler Ă lâinconnu quâaux personnes du « Monde RĂ©el » comme disent les grands. Puis prĂ©sentement jâme demande ce que je vais bien pouvoir Ă©crire dans ces quelques lignes, jâsais pas faire grand chose de toute façon. Un grand brouillon de mes idĂ©es, mal rangĂ©es, conjuguĂ©es, illustrĂ©es, balancĂ©es, et jâose appeler lâensemble un Ă©crit. Comme un grand artiste pas vrai, putain appelez moi MoliĂšre, Voltaire, Zola, appelez moi comme vous voulez mais laissez moi devenir quelquâun. Puis Ă©corchez mon nom, crachez le, chiez dessus finalement je mâen contre bats les couilles. Stupide violence, inutiles efforts pour plaire Ă lâHumanitĂ©.
Jâai jamais su ĂȘtre autre chose quâun ensemble bordĂ©lique de pensĂ©es contraires. Moi mĂȘme je me perds, et vous inquiĂ©tez pas moi mĂȘme jâmâemmerde quand je cause. Parce que voilĂ , jâai pas la politesse, jâai pas le sens des mots, jâai pas la grĂące des gestes, jâai pas le mystĂšre, puis surtout jâai pas le courage. Et jâsais pas si jâai pas le courage de me battre contre le monde ou juste contre moi-mĂȘme. Mais jâsuis lĂ , Ă mâĂ©nerver sur le clavier de mon ordi un peu pourri, Ă me moquer du personnage que je joue constamment. Parce que tout ça je le dirai jamais. Je le dirai jamais, câest trop dangereux, ça ferait trop de mal, ça ferait monter les larmes, les lames peut-ĂȘtre et jâsuis pas lĂ pour ça pas vrai ? Puis câest difficile, câest difficile pour moi parce que je maĂźtrise pas, tu sais bien jâai pas la beautĂ© des mots durs. Jâai pas ce talent, jâai pas ce don de faire battre les cĆurs plus forts, balancer les Ă©motions et briser les pensĂ©es nacres. Puis cette manie que jâai de donner une couleur Ă tout ce qui passe, allĂ©gorie parfaite des sentiments que jâarrive pas Ă exprimer autrement. Encore une fois jâsuis plongĂ©e dans la galĂšre, la peur de dĂ©cevoir et la peur de pas ĂȘtre Ă la hauteur. Constante angoisse, apprĂ©hension du jugement. Et je continue de dire que je mâen bats les couilles, putain jâcrois bien que je me mens Ă moi-mĂȘme. Jâai le bleu des veines qui ressort dans lâhiver, les rayons dâun soleil glacial qui caresse ma peau dĂ©nudĂ©e, jâcrois bien que jâattends une rĂ©volution. Jâai la boule au cĆur, le nĆud Ă la gorge et le vide au ventre, la dĂ©glingue au corps et le flingue Ă la tempe. Les joues roses et mes sales boucles brunes qui me viennent devant les yeux, les lĂšvres gercĂ©es et brisĂ©es, glacĂ©es, saignĂ©es Ă mâen faire mal, mes doigts rougis par le froid. Ouais, clairement jâattends une rĂ©volution, la rĂ©volte, le soulĂšvement total. Ce genre de trucs qui te donnent un nouveau souffle, un nouveau dĂ©part, qui tâoffre une vie nouvelle.
« Et ? »
Et jâen sais rien, en fait je me souviens mĂȘme plus de ce que je viens de te dire. Jâsais bien que tâattends une suite, une rĂ©ponse mais jâsais aussi que si je te disais la vĂ©ritĂ©, si jâte montrais un dixiĂšme de ce que je pense rĂ©ellement tu fuirais. Tâes pas prĂȘte, hein ? Tâes pas prĂȘte Ă ce que je te crache le monde Ă la gueule, tâes pas prĂȘte Ă lire mes idĂ©es noires. Le velours dâun monde bien trop sombre pour que jâen parle en face. Les mots sont toujours trop durs, trop lourds pour que jâose les dire de vive voix. La honte, lâapprĂ©hension dâune sale rĂ©action. Alors jâsuis lĂ , putain jâsais mĂȘme pas quelle heure il est, trop tard jâimagine, trop tĂŽt, jâespĂšre. Jamais dans les normes, jây arrive pas, jâai jamais rĂ©ussi Ă ĂȘtre dans les attentes du Monde. Mais jâsuis lĂ , Ă mâĂ©nerver sur le clavier de mon ordi un peu pourri, Ă voir les lettres apparaĂźtre sur lâĂ©cran qui ressort dans le noir de ma chambre, Ă mâimaginer devant les vĂŽtres Ă lire mes Ă©crits. Câest angoissant, excitant, dangereusement affolant de rĂ©aliser Ă quel point câest plus simples de parler Ă lâinconnu quâaux personnes du « Monde RĂ©el » comme disent les grands. Puis prĂ©sentement jâme demande ce que je vais bien pouvoir Ă©crire dans ces quelques lignes, jâsais pas faire grand chose de toute façon. Un grand brouillon de mes idĂ©es, mal rangĂ©es, conjuguĂ©es, illustrĂ©es, balancĂ©es, et jâose appeler lâensemble un Ă©crit. Comme un grand artiste pas vrai, putain appelez moi MoliĂšre, Voltaire, Zola, appelez moi comme vous voulez mais laissez moi devenir quelquâun. Puis Ă©corchez mon nom, crachez le, chiez dessus finalement je mâen contre bats les couilles. Stupide violence, inutiles efforts pour plaire Ă lâHumanitĂ©.
Jâai jamais su ĂȘtre autre chose quâun ensemble bordĂ©lique de pensĂ©es contraires. Moi mĂȘme je me perds, et vous inquiĂ©tez pas moi mĂȘme jâmâemmerde quand je cause. Parce que voilĂ , jâai pas la politesse, jâai pas le sens des mots, jâai pas la grĂące des gestes, jâai pas le mystĂšre, puis surtout jâai pas le courage. Et jâsais pas si jâai pas le courage de me battre contre le monde ou juste contre moi-mĂȘme. Mais jâsuis lĂ , Ă mâĂ©nerver sur le clavier de mon ordi un peu pourri, Ă me moquer du personnage que je joue constamment. Parce que tout ça je le dirai jamais. Je le dirai jamais, câest trop dangereux, ça ferait trop de mal, ça ferait monter les larmes, les lames peut-ĂȘtre et jâsuis pas lĂ pour ça pas vrai ? Puis câest difficile, câest difficile pour moi parce que je maĂźtrise pas, tu sais bien jâai pas la beautĂ© des mots durs. Jâai pas ce talent, jâai pas ce don de faire battre les cĆurs plus forts, balancer les Ă©motions et briser les pensĂ©es nacres. Puis cette manie que jâai de donner une couleur Ă tout ce qui passe, allĂ©gorie parfaite des sentiments que jâarrive pas Ă exprimer autrement. Encore une fois jâsuis plongĂ©e dans la galĂšre, la peur de dĂ©cevoir et la peur de pas ĂȘtre Ă la hauteur. Constante angoisse, apprĂ©hension du jugement. Et je continue de dire que je mâen bats les couilles, putain jâcrois bien que je me mens Ă moi-mĂȘme. Jâai le bleu des veines qui ressort dans lâhiver, les rayons dâun soleil glacial qui caresse ma peau dĂ©nudĂ©e, jâcrois bien que jâattends une rĂ©volution. Jâai la boule au cĆur, le nĆud Ă la gorge et le vide au ventre, la dĂ©glingue au corps et le flingue Ă la tempe. Les joues roses et mes sales boucles brunes qui me viennent devant les yeux, les lĂšvres gercĂ©es et brisĂ©es, glacĂ©es, saignĂ©es Ă mâen faire mal, mes doigts rougis par le froid. Ouais, clairement jâattends une rĂ©volution, la rĂ©volte, le soulĂšvement total. Ce genre de trucs qui te donnent un nouveau souffle, un nouveau dĂ©part, qui tâoffre une vie nouvelle.
Puis je rĂ©alise que si câĂ©tait Ă refaire, je le referai Ă lâidentique. Parce que le Monde, lâHumanitĂ©, la Vie, les Etoiles et le doux Hasard en lequel je peine Ă croire mâont menĂ©s Ă tes cĂŽtĂ©s.
Tu es mon renouveau, mon retournement de situation. Et jâcrois bien quâĂ deux, on lâaura la force pour accompagner ton Ăąme de rĂ©volutionnaire.
La lumiĂšre factice
Il y a des moments dans une vie oĂč il fait tellement sombre quâon ne peut plus rien voir dâautre que le noir, le nĂ©ant. Et il y a tous ces gens autour de nous. Ceux qui sont lĂ sans vraiment lâĂȘtre. Ceux qui ne comprennent pas. Ceux qui ne voient pas que la lumiĂšre est Ă©teinte. Alors on se met Ă sourire, les aveuglant dâune lumiĂšre factice, les confortant dans lâidĂ©e que tout va bien. On fait semblant. Semblant dâĂȘtre heureux. Semblant de vivre. Semblant dâavoir encore quelque chose Ă perdre. Alors quâon sait que tout est dĂ©jĂ perdu. Que câest trop tard.Â
Tout est chaque jour un peu plus sombre, un peu plus noir. A tel point que quand on ferme les yeux, on ne veut plus les rouvrir. Le monde est si laid. Comment peut-on vouloir faire parti de ça ? Il nây a que de la douleur. Partout. JusquâĂ ce que quelque chose de bien arrive. Puis ça revient. La souffrance et la tristesse reprennent leur place, imperturbables.Â
Et puis il arrive que lâon se demande pourquoi. Pourquoi, oui, pourquoi ? Cette question est tellement obsĂ©dante quâavec le temps, on arrĂȘte dây penser. Parce quâon est trop occupĂ©s Ă survivre pour chercher des rĂ©ponses lĂ oĂč il nây en a pas. Parce quâon sait que peu importe Ă quel point il fait noir, il peut faire plus sombre encore. Mais il peut aussi faire plus clair. Alors on sourit, encore et toujours. Dans lâespoir que notre lumiĂšre factice nous aveugle Ă notre tour.Â
M.