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Je me suis perdue dans tes rĂŞves Ă rechercher en vain ceux que tu m'avais promis
Ma vie s’était passée dans les livres, loin du monde, et j’avais, sans le savoir fait avec mes lectures ce que les oiseaux par instinct font avec les branches nues des arbres : ils les entaillent et les triturent jusqu’à en détacher une brindille bientôt nouée à d’autres pour composer leur nid.
Christian BOBIN Louise Amour
"Et je ne connais pas de douceur plus grande que celle d'une épaule reconnue où l'on pose la tête un instant, avec une infinie confiance, car c'est là l'infini de l'amour dans l'éternité d'une seconde."
(Christine Pawlowska - Écarlate)
"Offrir du muguet, c’est parler sans bruit mais avec le cœur"
– Louis Aragon
"Savons-nous ce que serait une humanité qui ne connaîtrait pas la fleur ? Si celle-ci n’existait pas, si elle avait toujours été cachée à nos regards, comme le sont probablement mille spectacles non moins féeriques qui nous environnent mais que nos yeux n’atteignent point, notre caractère, notre morale, notre aptitude à la beauté, au bonheur, seraient-ils bien les mêmes ?"
— Maurice Maeterlinck, Le double jardin, 1904
Qu'est ce que c'est, aimer. Ce n'est pas s'enfermer dans la même maison, s'étouffer dans la même parole, s'assombrir dans la même histoire. Ce n'est pas remplir un vide, effacer une distance. Aimer c'est prendre soin de la solitude de l'autre, sans jamais prétendre la combler ni même la connaître.
La merveille et l'obscur de Christian Bobin.
Elle s'énerve et elle pleure. Mais ce n'est pas grave en soi, puisqu'elle exprime ses sentiments. C'est quand on ne peut plus le faire que cela devient dangereux. Alors les émotions s'entassent à l'intérieur du corps et se durcissent. Toutes sortes de sentiments se figent et meurent, à l'intérieur du corps. Et c'est terrible.
La Ballade de l'impossible de Haruki Murakami.
Parle-moi toujours de cet amour qui t'a frappé le coeur... Parle-moi toujours de ce que tu as été ces jours et ces nuits.. De toutes ces peurs et l'abandon de te sentir seul... de ne pas être à la hauteur du jeu de la vie Et des respirations fermes.. Pour commencer à mourir...
Parle-moi de toutes ces fois dans l'anxiété et l'impatience heureuse de la voir... Comment ça s'est passé et comment ton sentiment s'est déroulé..
Ces caresses, ces baisers interdits et toutes les délices que vous aimez des regards et de l'intimité. Son parfum, les rêves du matin et la revoir à côté de toi, dans le lit du toujours pour vieillir ensemble dans l'étreinte d'hiver...
Les rires reconnus par l'insouciance et le cache-cache enfant..
Les larmes, mon amour... celles en émotion et émotion des instants... la musique, les notes, les pas et les poignées des hanches force...
La peau du désir, la chair du plaisir et tous les revers profité...
Parle-moi du café du matin, des courses pour manger ensemble, le bruit des plats et les chemises repassées..
Combien de fois était-il avec toi au travail et après une organisation hebdomadaire..
Le shopping... Elle aimait les chaussures comme les filles, le parfum Chanel, le slip rouge et les vêtements violés dans la loge...
Combien de fois main dans la main à se promener.. Le regard des yeux... et la complicité vraie de la passion..
Parle-moi encore et raconte-moi la poésie,
Toute la vie de cet âge, ce silence,
Cette torture...
Tu vis avec moi...
Avec moi...
Cette grande douleur qui me fait connaître chaque délicatesse de toi, chaque expression de comportement..
Tout ce que tu manques..
Parle-moi et fais-moi don du manque, pour t'embrasser, s'embrasser pas comme jamais..
Mais comme neuf, libre, d'amour...
Comme toi-mĂŞme et moi ensemble.
Parle-moi, je t'Ă©coute, je suis lĂ
À L'intérieur de toi.
Jean-Marie
On perd des gens, on en rencontre d’autres. Certains nous blessent, d’autres illuminent nos jours. Certains laissent une cicatrice, D’autres un sourire qui ne s’efface jamais. On se réveille parfois le cœur léger, D’autres matins, c’est le poids du monde qui repose sur nos épaules. On avance, on recule, on hésite. On prend des chemins, certains bons, certains mauvais. On connaît nos moments de gloire, Ces instants où l’on se sent invincible. Et puis, on tombe. On échoue, on doute, on regrette. On trébuche dans les mots, Dans les escaliers, Dans nos propres pensées. On cherche les bonnes phrases, Mais elles nous échappent souvent. On rit. Beaucoup. À en avoir mal au ventre, à en pleurer de joie. On pleure aussi. Souvent. Trop, peut-être. Pour un rien, pour un tout. On se brise. Le poignet, la jambe, le cœur, l’âme. On tombe en morceaux, parfois sans bruit, parfois dans un fracas assourdissant. Mais on recolle les morceaux. On reconstruit. Des villes, des ponts, des passerelles. Des amitiés perdues, des amours brisés, des espoirs effacés. On perd des objets, On retrouve des souvenirs. Un parfum qui nous ramène à hier, Une chanson qui ouvre une blessure, Une photo qui fige un instant révolu. On se pose mille questions. Pourquoi lui ? Pourquoi elle ? Pourquoi moi ? Pourquoi la vie fait-elle si mal, parfois ? Et puis on comprend, ou on fait semblant. On apprend à vivre avec ce que l’on ne comprend pas. On est intelligent et stupide à la fois. Brillant un jour, terriblement con le lendemain. On pense savoir, et puis on se trompe. On croit être fort et parfois, un simple regard nous désarme. On aime. Parfois trop, parfois mal. On s’accroche à des âmes qui ne savent pas nous retenir. On attend des retours qui ne viendront jamais. On espère, on désespère. On a nos qualités, nos failles, nos paradoxes. On veut tout et son contraire. On se cherche, on se perd, on se retrouve. On n’est pas parfait. On ne le sera jamais. Mais après tout, Nous sommes humains !
Anne V. Besnard
“C’est le propre de l’amour véritable - laisser une personne être ce qu’elle est vraiment.”
- Jim Morrison.
Si tu ne saisis pas le petit grain de folie chez quelqu'un, tu ne peux pas l'aimer...
Si tu ne saisis pas son point de démence, tu passes à côté...
Le point de démence de quelqu'un, c'est la source de son charme...
Delphine de Vigan
"Le vent s’est levé, dévoilant ses jambes graciles, puis ses cuisses,
Et si ce n’étaient ses mains pudiques, j’aurais aperçu le plus précieux de ses secrets.
Ă” comme le vent est charmant, et comme ses mains sont cruelles..."
Jacque Brel.