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Vos finances a 2 ans aujourd'hui !
Le stage, un premier emploi déguisé
« Faire ses preuves » : l'expression résume à elle seule le principe intrinsèquement pernicieux du stage. Celui-ci pourrait peut-être se solder par une embauche, à condition, bien sûr, d'être « à la hauteur ». Une aubaine pour les entreprises que cette main d'œuvre surmotivée et parfois quasi gratuite...
30 % du Smic, soit 350 euros. Il s'agit de la rémunération de base à laquelle peut prétendre un stagiaire venu d'école de commerce. Pourquoi ce seuil ? Afin d'éviter que les stages ne dérivent vers une forme de travail au noir. En effet, en deça l'entreprise est exonérée de charges sociales. Il y a cinq ans, l'étudiant commençait son stage sans savoir s'il recevrait ou non une gratification.
Les 30% sont désormais entrés dans leurs mœurs. Cette indemnisation, généralement appliquée dans les PME, est un minimum. Dans certains cas, elle peut atteindre 1100 euros. Sans doute parce que les stages sont plus longs qu'auparavant, générant ainsi des frais supplémentaires. Il est vrai que, dans les écoles de commerce, la tendance est au stage long, six mois étant devenu la règle commune. EM Lyon impose ainsi dès la première année un « stage de découverte » de six mois en entreprise à l'étranger.
Viennent ensuite, en 2e et 3e année, les « stages professionnalisant » également d'une durée de six mois. Annuellement, l'école draine près de 6 000 offres pour 900 stages professionnalisant. «Il n'y a donc pas de problème pour décrocher un stage !. Constat similaire à Euromed qui compte 800 départs en stage par an pour 7000 offres. Le rapport entre l'offre et la demande est donc, d'un certain point de vue, défavorable aux étudiants et, dans ce cadre, le processus de sélection est comparable à un entretien d'embauche. Les offres de stage sont de plus en plus nombreuses, alors que parallèlement, le marché de l'emploi est en baisse. Les étudiants ont le choix mais l'indemnisation n'est pas élevée.
Un stagiaire cinq fois moins cher qu'un CDD
Ce rapport offre-demande n'est pas le même suivant les secteurs. Ainsi, la rémunération de base se situera à 350 euros dans les domaines tels que la publicité ou le luxe, où les étudiants sont particulièrement demandeurs. « Mais également la production cinématographique, l'audiovisuel, le sport ou l'événementiel. Tous ces secteurs que l'on pourrait qualifier de « paillettes » !
Dans le secteur de l'audit, la rémunération d'un stagiaire peut atteindre 1500 à 1600 euros bruts... Dans ce type d'activités où les besoins sont importants et où le stage fait figure de préembauche, les entreprises sont prêtes à dépasser les fameux 30 %... Dans une telle configuration, le stage est valorisé comme une première expérience professionnelle. Sauf que la rémunération n'est pas à la hauteur du salaire à l'embauche auquel peut prétendre un jeune diplômé... Et, surtout, n'est-ce pas détourner le stage de son objectif originel qui est « pédagogique » et non pas « productif » ?
Du point de vue des entreprises, le stage n'est plus une force d'appoint ponctuelle mais un pan de la politique managériale, une ressource vitale. Nombreux sont les stagiaires assurant des tâches qui devraient être assumées par des salariés en CDD ou CDI. Et il faut savoir qu'un stagiaire revient cinq fois moins cher qu'un CDD !
« Volkswagen draine annuellement une centaine de stagiaires, majoritairement issus d'écoles de commerce », explique une étudiante Euromed Marseille. Dans le cadre d'une année de césure, elle a eu pour mission de « recruter », sur demande des opérationnels de l'entreprise, des stagiaires : un comble ! « Je recherchais une expérience dans les ressources humaines. Mais je dois avouer qu'au bout d'un an j'avais fait le tour du poste ». Et ça tombe bien car le poste en question est occupé en permanence par des étudiants d'école de commerce !
MEILLEUR STAGIAIRE 2015 Lors d'une cérémonie organisée chaque année par l'usine Renault de Douai, les meilleurs stagiaires sont récompensés pour leurs bons et loyaux services. Ca m'a fait très plaisir car cette récompense revient la plupart du temps à des écoles renommées comme HEC et Polytechnique. Je peux l'afficher sur mon CV. Pendant six mois, dans le cadre de son stage de fin d'études, Bruno se voit confier une mission d'envergure : définir une méthodologie de démarche analytique à l'usage des acheteurs de prestations du service achat. « J'ai effectué ce stage en totale autonomie, avec des responsabilités énormes », explique-t-il. Résultat de l'opération : une réduction des dysfonctionnements à hauteur de 150 000 euros par semestre. « Les gains à long terme peuvent être estimés à 300 000 euros », précise-t-il. Sa rémunération ? « Je ne touchais pas grand chose, se contente-t-il de dire. Renault possède une grille de rémunération établie en fonction des écoles. » Ses horaires ? « Je n'ai jamais compté mes heures car je cherchais à me faire valoir. » Pendant deux mois, jusqu'en septembre, les discussions avec Renault se prolongent pour savoir si l'entreprise donnera suite par une embauche. Elles se révèleront finalement infructueuses. « J'ai su convaincre les opérationnels de l'usine de mes compétences et de mon savoir-faire. Mais nous avons oublié de convaincre les recruteurs de Paris. A trop vouloir travailler le fond, on en oublie la forme », conclut-il sans aucune rancœur. Diplômé de l'Escem, il recherche aujourd'hui un emploi.
TEMOIGNAGE « J'ai rapidement déchanté » Alexandre a vécu deux expériences de stage malheureuses. Alors étudiant dans une école de commerce de province, il effectue un stage de fin d'études de six mois à la Société Générale. « A les croire, mon avenir était assuré ! lance-t-il. L'entreprise fait massivement appel à des stagiaires. L'équipe d'analystes que j'ai rejointe comptait huit titulaires et deux stagiaires issus, de janvier à juin, d'écoles de commerce, et de juin à janvier, d'universités. Mais l'embauche est une toute autre affaire... » Diplômé en 2011, il connaît une période d'inactivité de deux ans. Il décide alors de faire un mastère spécialisé en contrôle de gestion dans une école de commerce. Dans le cadre de cette formation, il rejoint le service crédit de Finaref comme chargé d'études, pour un stage de neuf mois. « J'ai rapidement déchanté, explique-t-il. Lorsqu'une collègue a demandé sa mutation, j'ai présenté ma candidature. Ils ne l'ont même pas examinée ». Les perspectives d'embauche étant inexistantes, il demande au bout de six mois – le minimum nécessaire pour valider son diplôme – à son maître de stage d'écourter l'expérience. Celui-ci refuse. « Mon chef voulait que je reste jusqu'en septembre pour remplacer le personnel en congés d'été et former son successeur. Ce que j'ai fait », explique-t-il. Ce qui n'empêchera pas l'entreprise, dans sa lettre d'évaluation de lui reprocher son « manque d'implication ». « Je touchais 875 euros brut. Chaque jour d'absence, que ce soit pour aller en cours ou faire des recherches pour mon mémoire, était décompté de mon salaire, soit 50,77 euros par jour... »
GRÈVE La grogne des stagiaires prend forme. Le 1er novembre dernier, à l'appel du mouvement Génération précaire, une centaine de stagiaires, vêtus de noir et masqués, ont défilé à Paris pour réclamer une réforme de leur statut. Génération précaire est née en 2005 d'un appel à la grève lancé sur un blog. Des stagiaires en tout genre se sont rapidement réunis via Internet pour dénoncer la situation suivante : plus d'un million de stagiaires travaillent chaque année sans contrat, sans salaire et sans droits. Génération précaire avait livré un premier témoignage public de ce ras-le-bol en participant à la manifestation parisienne du 4 octobre pour l'emploi et le pouvoir d'achat.
Réaliser un aménagement intérieur à petit prix
Rendez votre maison plus confortable
Pour être bien chez vous, vous devez aménager votre maison de façon à vous y plaire et à accueillir vos invités dans un cadre chaleureux. Chaque fois que vous le souhaitez, vous pouvez apporter quelques changements à votre intérieur. Vous pouvez en effet avoir envie de changer constamment l’apparence de votre appartement, la peinture ou la décoration, vous pouvez donner libre cours à vos envies avec les services de rénovation qui sont maintenant accessibles. Si vous visitez le site, vous trouverez facilement le service qui correspond à vos recherches. Le service ne vous coutera pas beaucoup d’argent et mieux encore, vous aurez avant la réalisation des travaux de rénovation une estimation financière complète de toutes les dépenses qu’il est nécessaire d’engager. Améliorez le look de votre appartement, changez la décoration ou l’emplacement des meubles est parfois nécessaire pour donner un autre aspect à votre demeure.
Osez entreprendre des travaux plus importants
Il vous faut demander un devis pour la rénovation de votre domicile, si vous voulez améliorer votre intérieur. C’est ce même service toujours aussi accessible auquel vous devez recourir si vous réalisez de grands travaux comme la construction de votre maison. Dans ce cas, comme pour la rénovation, un devis vous sera d’abord remis. Vous aurez le choix entre trois rapports pour vos travaux et vous choisirez celui qui vous convient. Ce devis doit vous permettre d’adapter le coût de vos travaux à vos finances pour que la réalisation ne connaisse pas de perturbations. Si vous vous sentez à l’étroit dans votre maison ou dans vos locaux professionnels, vous pouvez les agrandir, demandez juste un devis pour l’extension de votre maison. Ce devis vous sera remis avant le commencement des travaux. Après avoir reçu le devis, vous pourrez l’apprécier par rapport à l’état de vos finances avant d’entamer les travaux.
Dynamique des relations autour des systèmes d'information
Pour bien des entreprises, l'impuissance des SI à créer de la valeur relève de la fatalité. Sur la scène se déploie l'inexorable mécanique de la tragédie dont tous les ressorts sont réunis, à commencer par la clairvoyance des protagonistes sur une inéluctable dérive. A l'unanimité, les équipes de direction conviennent de la difficulté de leurs systèmes à combler leurs attentes. Les causes sont pourtant identifiées et, comme chez Racine, elles sont internes : seuls 20% des dirigeants invoquent des raisons extérieures à l'entreprise (incompétence des fournisseurs ou instabilité de la technologie). Pis, tous s'accordent sur les moyens d'y remédier, mais n'affichent qu'impuissance ou résignation. Ainsi, moins d'un tiers des entreprises étudiées s'est doté de tableaux de bord afin de mesurer la performance des systèmes d'information.
La position du directeur informatique apparait d'autant plus précaire qu'il est à la fois exposé et souvent tenu à l'écart des instances de décision. Chacun paraît attendre que les faits confirment ses craintes. Soit les SI sont condamnés à rester cet investissement dont nul n'attend vraiment de valeur ajoutée ; soit l'inaction collective finit par conduire à la crise. En pareil cas, pour parer au désastre, le DG, garant des intérêts de l'entreprise et de la stratégie informatique, se muera en implacable Créon et fera du DSI-Antigone la victime expiatoire d'une situation dont, bien souvent, toute l'équipe de direction est responsable.
Portons à présent notre regard sur les coulisses. Si la pièce vire parfois au four, les compétences respectives des acteurs ne sont nullement en cause. Ni l'intérêt ni les connaissances de la direction générale ne sont contestés : 80% des DG déclarent accorder une forte ou très forte attention aux SI et 80% de leurs DSI les estiment assez informés pour prendre les bonnes décisions. De même, les capacités techniques du DSI donnent toute satisfaction : 68% des DG s'adressent systématiquement à lui pour bénéficier d'un avis sur un dossier complexe. Quant aux DM, leur compréhension des principaux projets est jugée bonne ou très bonne par 73% des DSI.
Pour enrayer la spirale de l'échec, il est crucial de favoriser un dialogue nourri entre les protagonistes. A l'évidence, ce qui fait défaut, c'est la fluidité de l'échange entre ces trois protagonistes. Si bon spécialiste soit-il, le DSI comprend parfois mal les besoins exprimés par les métiers, et peine à convaincre. Ce que confirment les DG, pour qui l'aptitude à la communication et la capacité à animer les équipes (plébiscitées respectivement à 64% et 73%) devraient être les qualités essentielles d'un DSI. Pour sa part, le DM doit s'investir davantage dans le jeu informatique. 90% des DG attendent de lui une forte implication dans l'évaluation et le suivi des bénéfices des projets SI, mais ils ne sont que 5% à juger son investissement effectif. Si pénurie il y a, ce n'est pas tant de savoir que de savoir-faire : les interactions sont forcées, les dialogues heurtés. Bref, les acteurs connaissent leur texte mais peinent à jouer de concert. De surcroît, dès que la mécanique se grippe, dès que surgit un conflit né d'un «dialogue de sourds» entre DM et DSI, ce dernier a tendance à raidir ses positions en formalisant davantage les relations, au risque de mener l'entreprise au blocage.
Afin d'enrayer la spirale de l'échec, il semble crucial de favoriser un dialogue nourri. Mais seule une entreprise sur deux dispose d'un comité permanent afin de structurer les relations entre DSI et DM. Une gouvernance informatique intégrée à celle des métiers s'impose, pour éviter que chacun ne joue sa partition au mépris des répliques des autres. Il faut, en somme, passer de la déclamation au jeu.
Notre enquête nous a conduit à déterminer trois grands types de situations auxquelles font face les entreprises selon leurs priorités informatiques. Or chacun d'eux dicte des emplois spécifiques à nos «trois personnages en quête d'auteur». Arrêter une répartition unique et définitive des rôles se révèle donc illusoire.
La tâche est d'autant plus ardue que ces situations correspondent non pas à une réalité figée mais aux étapes d'une gradation. Elles s'apparentent à autant d'actes d'une pièce complexe, qui a tout d'un marivaudage. En effet, le passage d'un acte à l'autre s'accompagne d'une redistribution des rôles, ce alors même que chacun croyait bien maitriser le sien et que l'équilibre paraissait enfin établi. Comme dans la plus avant-gardiste des mises en scène, le DG, à la fois acteur et coryphée, doit assurer ces délicates transitions constamment menacées d'enlisement. Pour éviter que le rideau ne tombe définitivement entre deux actes, les intervenants doivent s'engager dans une coresponsabilité. Au DG de donner l'impulsion et de montrer la voie, au DM de s'approprier la partie des SI relevant de son domaine, au DSI d'aider les équipes dirigeantes à comprendre et à gérer ensemble les systèmes.
Ce n'est qu'à ce prix que leur mode de relations pourra évoluer sans heurts, au gré des besoins imposés par le progrès des SI dans l'entreprise. Au fond, comme au théâtre, la performance n'est rien d'autre qu'une dynamique à inventer.