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Magnolias, 2026.
Poésie printannière...
par Corka.
Lors du confinement, il y avait une sensation étrange et poétique avec ces rues vides de monde... Aujourd’hui, nous sommes à nouveau libres ( ou presque) d’aller où bon nous semble et pourtant, quand je vois cela, je me dis qu’il y en a que j’aurais bien laissé chez eux ! Tristesse plastifiée...
Corka.
Drôle d’époque où, à vue de situation, le quotidien se trouve chamboulé, mis entre parenthèse, petit-à-petit, on se réinvente en des êtres chimériques, croisés des anciens nous, de nos habitudes, d’une “norme” qui nous aspire et nous contrôle comme me l’aurait dit une ancienne amie ; Et de nos réflexions, d’une résilience qui montre le bout de son nez pour nous songer à vivre différemment, plus en adéquation avec le monde “proche” qui nous entoure, à regarder l’autre et à comprendre sa présence, à observer le vivant et à se révéler de son importance, à ressentir la terre pour songer à notre propre existence...
Qu’en sera-t-il dans les semaines et mois à venir ? Lorsque les plaies seront majoritairement pansées, notre société continuera-t-elle comme avant ? Comme si tout cela n’était qu’un entracte entre les représentations d’un monde tragi-comique qui ne saurait que forcer le trait de sa décadence... Tout ne pourra se changer en un fragment mais il faudra y songer !
Par Corka.
Derrière les portes, il y a ces mondes inconnus
Lointaines contrées, extirpées à nos envies
Vestiges d'une époque révolue
Zénith au midi
Patience
&
Amour
par Corka.
S’accomplir - aux origines de soi
25 février 2017
Dans mon article du premier janvier, j'expliquais combien il m'était important d'écouter les paroles de mon professeur de philosophie, de littérature ou même les sages paroles de mes parents. Écouter et savoir écouter son cœur, ses envies...ses rêves. Beaucoup d'idées me sont venues en rêvant. Pas seulement pour l'écriture.
Je me disais donc que, quel que soit l'idée, bonne ou fausse, cela valait le coup d'essayer, d'en faire quelque chose, d'y croire et de continuer.
La lecture continue sur mon autre blog!
Manu.
Nuit Calme
" Ce qui caractérise notre époque, c'est qu'elle est fadasse - fadasse comme la littérature. Il nous faut pénétrer dans un nouveau monde, afin d'y connaître une liberté de mouvement, une fraîcheur."
William Carlos Williams.
Notre époque 'fadasse' comme le disait William Carlos Williams, peut ressembler à un mail sans objet, à un plat sans goût, à une personne sans intérêt. J'ai l'impression qu'à force de chercher à mieux faire, à devenir la meilleure personne qui soit, on devient inintéressant, sans grande valeur.
L'autre jour, j'ai entendu quelqu'un dire " Il n'y a qu'un ciel sur Terre et nous vivons tous en dessous.". J'aime tellement cette citation. Je n'arrive pas à en connaître réellement le sens. Faut-il y voir quelque chose de mystique ? Est-ce pour nous signaler la fragilité de la Terre ? Quoi qu'il en soit, c'est de la pure poésie et je m'endors chaque nuit avec ces quelques mots en tête, sous un ciel étoilé, fardé d'aurores boréales.
Ce ciel
Nuit calme, vert émeraude,
Est toujours différent.
Il n'y a que ceux qui ne regardent pas,
Qui ne voient pas.
Manu.
Primitifs
Les grands espaces vivent d'ombres éternelles, de mélancolies invisibles, de déserts blancs bordés de lumière. On y croise par endroit des autres, déclinant quand le soleil traverse la pierre. Les voix s'éclipsent et les âmes convergent dans l'air si chaud, l'air du temps, inutile, impassible. Comme si être n'était rien en ce monde. Comme si l'amour n'était que dans les parfaites volutes d'un monde sauvage, inondé de beauté, primitif. Le pays des ombres éternelles.
Manu.
Majunga
En face de l'hôtel 5/5
Ampasika
6/8 Majunga
Les routes muettes dévoilent leur spleen dans l'air idéal de Majunga. Fleurs d'archipels, quelques gouttes d'eau au cœur des îlots. Les corps sourds dorés par le soleil, nagent sur le murmure des vagues. L'homme, un peu animal, végétal, l'inconnu dort sur les pierres muettes, tourne la page des montagnes sans fin, des paysages passagers. Soupirs, nymphes des nuits noires, ailées de pourpre et de glace, ailes silencieusement idéales. Murmures et ondulations secrètes, lèvres sublimes de silences. Majunga, face à l'hôtel, dort le soleil.
Manu.
D’ordinaire, lorsque je rends visite à mes parents, c’est pour moi l’occasion de divaguer à droite et à gauche dans des coins qui me sont privilégiés.
Pourtant, cette année, le temps a été particulièrement capricieux... C’est donc avec joie que j’ai accepté les rayons du soleil de ce matin pour aller explorer une énième fois l’architecture balnéaire et le calme du parc de Vittel.
Sous un ciel timide et parfois voilé, le givre recouvrait encore les branches des arbres, alors que les rares touristes perdus et quelques joggeurs courageux jouaient comme à cache-cache dans les allées du parc. Il n’y avait pas grand chose à constater mais je me sentais bien de pouvoir enfin sortir, prendre l’air ( bien frais pour l’occasion) et m’adonner à mes envies de photographie. Il n’y a pas à dire, le temps joue beaucoup !
Corka
Avant, jadis ? Il était une fois ? Les anciens racontent qu’il y avait la neige en décembre... Aujourd’hui, il y a la pluie et c’est tout aussi, si ce n’est plus déprimant alors quitte à se mouiller sous un ciel livide, autant aller au Château d’Angers, histoire de retourner dans ces époques lointaines où il n’y avait pas de réseaux sociaux et où tout nous paraissait merveilleux... Oui comme lorsqu’on avait cinq ans aussi !
Un temps où les collectionneurs, les explorateurs, les inventeurs et quelques oiseaux de malheur ( simplement pour la rime...) avaient nombre de questions sur le monde et pouvaient prendre des chimères pour des dragons, du mercure comme solution et parfois des vessies pour des lanternes... Charlatans !
Mais sans ces approximations, que serait le monde aujourd’hui ? C’est bien par ces cabinets de curiosité que les choses ont évolué. Petit à petit. D’abord dans des cercles privilégiés et progressivement pour le plus grand nombre.
Des hommes ont foulé la terre et se sont creusé la tête pour chercher un savoir et fournir ces Chambres des Merveilles, là où notre cerveau opère : clic - connaissances - clic - corbeille. Et même si ce n’est que l’espace d’une visite, que la vie moderne reprendra son cour dans son affolante vélocité, il est parfois bon d’avoir cinq ans...
Corka
Il est des jours où l’on prend le temps de prendre le temps... Où, aidé par une série de facteurs concordants, on se retrouve dans un état de stabilité intérieure adéquate à la contemplation, et parfois cela nous arrive pile au bon endroit.
Pour moi, ce fut hier matin au parc botanique de Nantes ( ne me demandez pas son intitulé exact !) Alors que j’étais parti pour une de mes journées d’exploration urbaine et photographique, attendant aussi l’ouverture du Musée d’Arts pour une exposition sur l’impressionnisme, je me retrouvais parmi les arbres aux teintes automnales, légèrement baignés par un soleil bas...
Cet ensemble si beau et si éphémère ! D’or ou de cuivre, de sang et parfois encore luxuriant d’un vert qui résiste, fier, à l’approche de la blanche saison. Alors, je me retrouvais en ce lieu, simplement dérangé par quelques bruits extérieurs qui ne m’atteignaient pas, pensif et alerte dans le même temps. Heureux d’avoir eu cette pause avant de retomber dans la frénésie urbaine, sans un regret si ce n’est celui de ne pas l’avoir partagé à deux... <3
Corka
Quelle fraicheur quand on y pense de revenir chez soi, aux sources comme on dit... Bien sûr, mon “chez moi” d’aujourd’hui est urbain, angevin, pas très grand mais suffisamment bien ( pour l’instant...) Plein de trucs en “in” mais qui durant la semaine passée n’auront pas eu le côté “in” ( je vous laisse cerner la subtilité) des Vosges, de l’Est, de la cambrousse, bref de là où ça respire !
Car, une chose est sûre, on a bien respiré en Lorraine ( Grand Est ? Connais pas !) On a tellement bien respiré d’ailleurs qu’on en est revenus plus en forme, plus bronzés, plus... Déprimés aussi avec notre dur retour à la réalité, tous collés comme des sardines, entourés de béton et j’en passe... Mais faisons un flashback et revenons dans les plaines des Vosges où l’herbe d’été est jaunie par le soleil tout comme les mirabelles, où les torrents de montagne apportent un inédit souffle d’air pur, où... Ah ! Je m’en vais soupirer !
Corka
Moi même surpris par le beau texte d’Emmanuelle (on se fait rare par ici) je tenais à vous partager ces quelques images de nature...
Corka.
Nuages violets
C’était beau, c’était vaste, le bruissement des nuages violets. Il n’y avait que nous, esquivant les papillons, le feuillage à débordement de la nature, verte campagne. C’était bien, car nous étions ensemble, amoureux, sous le ciel bleu.
Le pêcheur à l’ombrelle. Été 2016.
Par Manu
Une semaine déjà, nous étions tous les deux ensembles longeant le lac gelé à travers les quelques parcs mitoyens de l'ouest de la ville, l'air était doux comme la veille en bord de mer... Peut-être s'était-il glissé avec nous dans la voiture ? Toujours est-il que cela a continué dans la semaine... La douceur. Une autre douceur.
Il y eut ce jour particulier où je te célébrais et où nous pouvions voir les merveilles architecturales qui faisaient face sur l'autre rive, si proche et si lointaine. Jour suivi d'un élan momentané à notre projet de brocante, comme une impulsion électrique, un renouveau avant de nous plonger l'autre lendemain dans le passé d'habitants inconnus de la région, admirant tant à la fois les vestiges historiques que le travail monumental et artistique du plus grand amoureux du trou (presque) perdu où nous avions atterris... C'était beau comme un décor de cinéma mais pourtant, nulles autres caméras que nos appareils et nos yeux, surtout.
Pour le cinéma, il fallait suivre les masses et profiter du festival, sans chercher à se demander qui profite le plus de l'autre : spectateur ou festival ?
Voire quelques films, aucun primé mais sortir malgré tout, le corps et l'esprit. Et puisque le septième art dominait cette semaine, nous ne pouvions finir sans la programmation du moment, colorée et musicale. J'avoue avoir été conquis, moi qui serais plutôt du genre à abhorrer ce qui se rapproche à la comédie musicale que je trouve d'ordinaire niaise et pompeuse ! Ils sont forts ces américains...
Aujourd'hui, il s'est mis à pleuvoir et tout est redevenu calme, trop calme, trop doux... En fait, je me trompe cette semaine passée n'était pas douce, c'était un vent de fraîcheur !
Corka.