Une prise de vue, là stop, un clic
Un geste, un objet entre la main et la bouche
Une arrogance aux autres et à la vie
Une vulgarité artistique et grotesque
Une sexualité perdue. Garde la pose
« Et toi, là-bas ! Qu’est-ce que t’as ?
Tu en veux une ? Ah méfie-toi !! »
Je reste fixée sur un fragment d’éternité
Une fumée sort brusque, grise
Ça a l‘odeur du café de mauvaise qualité
Un peu fade, un peu trop acide
Résidu addictif qui reste dans la gorge, sur le palais
Une source de plaisir, mais une source tueuse
« Mais qu’est-ce qu’on s’en fout, hein !!
Tu en sais quoi ?? Tu as essayé toi ?
Oui, c’est parfaitement ça, l’arrogance d’un ta gueule
Une drague silencieuse « tu verras »
Elle incarne le portrait de poètes, d’artistes fous
De ces héros de la photographie
De dos, nu, de profil, juste le visage
La main, les lèvres, le regard, l’air
Sans lunette, surtout, sans lunette
Tout ce qui entoure le mouvement doit être découvert
Ne pas dénaturer le paysage dans sa grossièreté de génie
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