Dernière lettre de Vincent
Cher Théo,
J’ai laissé tomber mes pinceaux, ma chambre était pleine de toiles. Elles prenaient trop de place. J’en avais vendu aucune. J’ai essayé de les écouler, mais personne n’en voulait. Théo, je suis perdu, tous me croient fou et cinglé. Hier, j’ai avalé mon tube de peinture et me suis coupé l’oreille avec mon rasoir. J’ai eu peur, ça saignait beaucoup. J’ai pensé mourir, j’aurais peut-être aimé, mais je m’accroche. J’ai le cœur à bonne place et le révolver sur la tempe. Théo, j’ai besoin d’aide…
Ton frère Vincent 29 juillet 1890













