“Ayez surtout le souci de séparer les choses du bruit qu'elles font.”
Sénèque
Illustration animée de Régis Vidal
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“Ayez surtout le souci de séparer les choses du bruit qu'elles font.”
Sénèque
Illustration animée de Régis Vidal
Et tant bien que mal, continuer à survivre au bruit, à la fureur, au dépit, au malheur…
V. H. SCORP
playlist 06.30.25
Stereolab Instant Holograms On Metal Film (Warp) Wet Ink Ensemble Action, Choice, Thought (Carrier) Ligeti Kammerkozert (Wergo) Don Preston Filters, Oscillators and Envelopes 1967-1982 (SubRosa) Young Gods Appear Disappear (Two Gentlemen) Kate NV Room For The Moon (Live) (RVNG Intl) The Daktaris Soul Explosion (Desco) Surgeon Shell Wave (Tresor) Robert Aiki Aubrey Lowe Union OST (Raikilal Musics) Matmos Metallic Life Review (Thrill Jockey) The Body, Intensive Care Was I Good Enough? (Closed Casket) Bruit The Age Of Ephemerality (Pelagic) Joy Guidry Five Prayers (Jaid) Hiromi Out There (Concord Jazz) Rashad Becker The Incident (Clunk) These New Puritans Crooked Wing (Domino)
BOOK John Tottenham Service (Semiotexte) TV The Studio (Apple TV)
Où est passé le silence ?
Il fut un temps où le silence n’était pas un luxe, mais une respiration naturelle. On le trouvait au détour d’un chemin, dans la solitude d’une chambre, dans la lenteur d’un soir sans écrans. Aujourd’hui, il semble s’être retiré comme une mer lasse, laissant derrière lui le vacarme d’un monde saturé de messages, de notifications, d’injonctions qui rythment nos vies comme autant de coups de marteau.
Le philosophe Pascal remarquait déjà au XVIIᵉ siècle que « tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre ». Or, que reste-t-il de ce repos, de cette disponibilité intérieure, dans un univers où chaque seconde libre est capturée par l’éclat d’une image, le flux d’une information, le tumulte d’une opinion ? L’homme moderne ne fuit plus seulement le silence, il semble avoir perdu jusqu’au souvenir de sa valeur.
Car le silence n’est pas absence, mais présence : il est l’espace où la pensée prend corps. Hannah Arendt rappelait que la réflexion naît de ce dialogue intérieur que nous entretenons avec nous-mêmes. Mais ce dialogue exige du temps et du calme : il suppose un retrait, une mise en suspens du bruit extérieur. À défaut, l’homme risque de se réduire à l’écho des sollicitations qui l’assaillent. Nietzsche, dans ses Fragments posthumes, avertissait déjà : « Qui ne dispose pas du silence en soi ne peut faire entendre une parole féconde. »
Aujourd’hui, le vacarme est partout : dans la ville, où le grondement continu des moteurs et des chantiers forme une toile de fond oppressante ; dans les foyers, où la télévision et les téléphones portables rivalisent pour occuper le moindre interstice de temps ; dans les esprits surtout, encombrés de slogans publicitaires, de discours politiques, d’images virales, comme si le silence intérieur devait être tenu à distance, par peur de ce qu’il révélerait.
Et pourtant, le silence est l’allié de la concentration, de la création, de la paix intérieure. Les moines l’avaient compris, eux qui pratiquaient la règle du tacere non comme une contrainte, mais comme un chemin vers l’essentiel. Les stoïciens invitaient, eux aussi, à « suspendre le tumulte » pour retrouver la souveraineté de l’âme. Le silence nous libère des injonctions de l’instant, il permet de discerner entre ce qui nous appartient et ce qui nous est imposé.
Mais dans nos sociétés où l’« immédiateté » gouverne, le silence dérange : il n’est pas productif, il ne se vend pas, il n’entre pas dans le flux marchand. Il devient suspect, presque coupable. « Pourquoi te tais-tu ? », demande-t-on à celui qui ne répond pas aussitôt. Comme si le mutisme était faute, et la parole constante, une vertu.
Alors, où est passé le silence ? Peut-être s’est-il retiré en chacun de nous, attendant que nous lui ouvrions de nouveau un chemin. Peut-être réside-t-il encore dans ces instants ténus où l’on éteint l’écran, où l’on ferme un livre pour simplement laisser résonner ce qu’il a semé, où l’on écoute la respiration d’un enfant endormi ou le vent dans les arbres. Ces éclats discrets sont des portes, à condition que nous osions les franchir.
Car retrouver le silence, c’est retrouver la possibilité d’une liberté. C’est réapprendre à écouter sa propre voix, au lieu de se laisser modeler par le vacarme extérieur. C’est accepter d’être en retrait pour mieux se rencontrer soi-même. Et peut-être, dans le vacarme de notre siècle, ce geste d’intériorité est-il devenu l’un des plus nécessaires, l’un des plus subversifs.
ACL 2025 ~ Top Ten Rock, Post-Rock, Folk & Jazz
The last of our genre lists brings the guitars, the energy, the aggression, but also the sweetness, as some of these albums include moments of surprising tenderness. Their dynamic contrast highlights their emotional impact. Catharsis is a word often used to describe post-rock, and one will encounter that here; but our list also encompasses Welsh Primitive, jazz and the blues. As in other lists…
imagine l'océan de bruit si tout avait un nom
il suffit parfois qu'un seul nom soit soufflé pour invoquer la tempête
ô se tenir sur la berge d'une terra incognita où tout reste à nommer
Notre monde est fou. Tout va trop vite. Pas seulement les transports ou les nouvelles technologies. On ne mange même plus, on bouffe dans des "fast food". On ne parle plus, on jacasse sans arrêt. Une information-marchandise chasse la précédente. On ne regarde pas, on zappe. On ne vit pas, on survit. Il est urgent de prendre le temps de la lenteur. Refuse la précipitation, garde du temps pour toi. Tu apprendras que le monde est magnifique si tu sais le contempler; que la nature apporte de la joie si on la respecte et qu'on collabore avec elle ; que les humains sont passionnants, qu'ils méritent notre attention, au sein de la famille, au travail, dans le cercle de nos amis. Et tu apprendras aussi à t'écouter, à te valoriser, à t'aimer. Alors, aie de la bienveillance pour toi-même, et goûte à la beauté du monde.
Guy Gilbert
Il fait beau, pas trop chaud, juste une température parfaite.J'ouvre grand les fenêtres. Je m'installe pour prendre mon café avec vue sur les espaces verts et ....................BRRRRRRRRRRRRRRRRR ZIIIIIIIIIIIIIIING !!Tondeuse et débroussailleuse de mes chers amis les jardiniers !Je pense que nous avons l'espace vert le PLUS entretenue du coin !!