Histoire de sexe, de violence, de fric
Histoire d’amitié et d’amour
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@belladevnirfou
Histoire de sexe, de violence, de fric
Histoire d’amitié et d’amour
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Perle d’O n° 157
Voyez ! mes doigts l’exténuent Elle elle attend moite et nue En travers des oreillers Que mes patins la fatiguent La tuent lui rompent les digues Déferlant ventre mouillé Là ! ma langue l’ouvre encore La pénètre et la dévore La rongeant de l’intérieur Puis j’ai ses seins qui recoupent L’orbe de mes mains en coupe Durs et les baignant de sueur Voulez-vous qu’elle gémisse ? Lors mes cent ruses s’immiscent En elle et la voient crier Et pour que je la reprenne Après juste une heure à peine En travers des oreillers Nul besoin de m’en prier
Perle d’O n° 146
L’aider à brosser ses cheveux Les yeux dans les yeux me permettre De mettre la main où je veux Le soir tout redire à mon maître Choyer sous le chandail un sein En sentir le bourgeon renaître Me déployer en fantassin Le soir tout redire à mon maître Enlacer son corps soudain lourd Comme mourant d’amour peut-être Rouvrir ses lèvres de velours Le soir tout redire à mon maître Lamper les parfums de sa sueur Rafler sa bouche et m’en repaître Boire au geyser ensorceleur Pour le soir redire à mon maître Tout d’elle et tout de mes chaleurs
Baleine et ce corset Qui te laissait si mince Telle un arbre écorcé ? Te gorgeant à l’extrême De desserts trop corsés Sans doute as-tu forcé Sur le beurre et la crème Baleine et ce corset Qu’il fallait que l’on pince À gorge renversée ? Ton épaisseur nouvelle Grasse et controversée Autre bombe amorcée T’explose et te révèle Délaissons les corsets ! Car après tout Rubens Est au musée d’Orsay…
À cœur de cuisse au bijou rose Voyage au centre de la chair Aux sources que les dieux cherchèrent Aux verges drues qui les arrosent À l’ineffable au ventre au cri Dont la profondeur vous pénètre Au savoir mourir et renaître Ainsi qu’un fou l’avait écrit À ce sillage où les peaux bruissent Cousues d’impossibles appels Périple en l’infime archipel Au bijou rose à cœur de cuisse
Cloches de mon église Qui balancez sans bruit Velues et indécises À la main tel un fruit Citerne intarissable De foutre délicieux Plus que les grains de sable Vous agacez les yeux Cloches de mon église Sœurs ou frères couillons Sans fin je m’éternise À traire vos bouillons Vous doux grelots préface À toutes mes amours Engluez-moi la face En regiclant toujours Cloches de mon église Pendant sous le radis Vos blancs jus tant me grisent Que j’entre au paradis
Mon trop d’amour Se fait chair et poisseux Court s’étendre au flagrant des lits Sous des ciels à bascule Mon trop d’amour s’envase Débite des romans fleuves Coule et coule des rivières piégées Pour s’engloutir entre les derniers bras qui traînent Il saute en croupe Galope jusqu’au bord des lèvres du temps Puis grimpe front contre terre Et prend du lard Arrachant à pleines mains les caresses qui lui reviennent Décuplées Mon trop d’amour se brûle parfois Sombre aux derniers bras aux derniers bars encore ouverts Et saignant se referme S’éveille au gras d’un prince Rincé
Perle d’O n° 176
Quatre femmes quatre jetons Celle au plus petit chiffre aura le privilège De me cingler lolos fourreau cuissots que sais-je Aux quatre vents d’amour fétus nous nous jetons Aux quatre vents de tous les appétits gloutons Livrant à corps perdu le doux de nos soies grèges Quatre femmes tirant au sort Dont l’une après me fermera les bracelets Me conduira dedans pour m’entendre hurler Sous la règle me voir vibrer comme un ressort Aux quatre vents nous nous effeuillons sans effort Aux quatre vents d’amour nos cœurs manipulés Quatre femmes s’abandonnant Au hasard au bonheur à la fortune au risque De se retrouver vase urne trou d’amphorisque Un simple contenant Offert aux faims du chef et de ses lieutenants Aux quatre vents d’amour nos corps que l’on confisque
Perle d’O n° 225
Par mon ventre et ses anneaux Me voici menée en laisse Sous l’œil de son tyranneau Défile et se pavane O Belle et dévoilée topless Par mon ventre obéissant Je piaffe en joli rapace Au regard de verre absent Aux lèvres rosies d’encens Où l’acier des chaînons passe Par mon ventre à gros maillons Nous le zoziau qu’on promène Zébré d’ocre et vermillon Pile à poil appareillons La frimousse à peine humaine J’effectuerai bien des tours De par mon ventre engrainée Tournée longue ou circuit court Voici les plumes d’atours D’O l’offerte la traînée
En vraie traînée bien entraînée, Milie se laisse entraîner par ses moindres envies sexuelles, vagabonde de pine en chatte et trace derrière elle un long sillage d’infidélité et de putasserie.
La punir ? Mais comment ? Quoi qu’on lui fasse, cette salope finit toujours par aimer ça...
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❣️
Fille facile ô t’en prends plein la face La jute la gifle et les mots Ton ventre aura le cri des animaux Quoique tu dises ou fasses Fille docile tu plantes les dents Au vit tendu des nymphos mâles Devinant tôt leurs envies pas normales Pour y mordre dedans Fille fossile fonçant jamais fausse Jamais d’embrouille ou de lézard Ta bouche en cœur goûte aux fruits du hasard Qui suce et boit la sauce Fille facile ô fille au cul sensass Se prenant des ventrées de pines Fille à l’ouverture facile opine Du bonheur plein la face
Aux plaines des garçons j’ai beaucoup galopé, Moi qui fus, à coups sûrs, une humble salope et Une infâme amoureuse ; Mon cœur voulant sans cesse au plaisir se doper, J’ébranlais sur l’échine amie des verges creuses Ma foutue canopée, Ô, pleine des garçons, fille des bois, coureuse !
C’est à genoux, telle une nonne, Les mains jointes et nue, tout pénétrée d’ardeur, Sentant du Paradis déjà la bonne odeur, À deux genoux qu’on m’encanonne. C’est contre mes reins s’arrimant, À deux genoux aussi, que mon raide ministre, Homme de foi robuste, ahane et m’administre Au sacrum son saint sacrement. C’est en marchant sur les brisées Des saintes du temps jadis que je fais l’amour À deux genoux, pieusement — peut-être un jour Me verra-t-on canonisée.
Je suis votre amour de jeunesse, Parents par qui tout arriva, Car il a suffi que je naisse, Bambine armée du droit d’aînesse, Pour que vous poussiez des vivats. Je suis cet amour de sirène Qui vous séduisis jusqu’à l’os ; En un clin d’œil je devins reine, Torchée sitôt que je m’embrène, Promise au paternel phallos. Je suis votre amour de jeunesse, Mais quelque chose a dû partir En live, et je zone à Gonesse Aujourd’hui, cuite à la Guinness, Mariée en outre à un satyre. Je suis cette ado trentenaire Qui pointe encore au Pôle Emploi, Minée par ceux qui la pinèrent ; Où sont mes gaietés liminaires, L’âge où je refaisais la loi ? Je suis votre erreur de jeunesse, Parents par qui tout arriva…
Perle d’O n° 76
Comme au château me voici seule et nue À m’apprêter pour combler leurs désirs Telle une putain d’avenue Comme là-bas j’applique avec plaisir Un chaud carmin pour orner l’aréole Des rondeurs qu’ils voudront saisir Comme à Roissy je sens un raide alcool Me calciner tous les sangs je me sais Folle amoureuse O tu es folle Prendre le temps qu’il faut sans se presser Pour souligner les replis plus menus Que leur sexe ira caresser Quelque senteur de plantes ingénues Complètera du tapin la tenue Qu’au château je suis devenue
Ô sauvages festins, banquets de cannibales ! Ô chairs toujours plus crues Luisant sous le soleil, étalées dans les rues… Tout à coup j’ai la dalle. Volets écartés, je me livre au ciel, au vent, À l’été dévoreur, Moi la zombie, la morte affamée, moi l’horreur Au ventre ouvert devant. Je cours en ramasser sur les plages de fraîches Qui sentent fort la viande, Les saupoudrer de sel pour pas qu’elles faisandent Avant que je les lèche. Sang chaud, sang rubis, sang qui bouillonne, ô bon sang, Appétits d’animal Sitôt que je renifle un frisson aromal De corps adolescents…
Quand on est copropriétaire d’une toute petite exploitation agricole et qu’on ne dispose que de quatre têtes de bétail, on veille évidemment à ne pas se les faire voler.
Au prix où sont les hommes...
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