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“Objecter.”
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C'est l'histoire d'une solitude qui se contemplait jusqu'à se prendre pour une mélancolie, et n’inspirait qu’à elle-même la pitié avec laquelle elle pensait susciter de la tendresse.
Elle s’imaginait malheureuse, et se jugeait altruiste car malheureuse. Elle désirait être aimée, et se croyait ainsi aimante.
Son grand cœur n’était qu’un ballon enflé, gonflé de vent, crevant lorsqu’elle l'effleurait pour l'offrir. Sa main tendue avait la forme d’un harpon.
Qu'il fera bleu en ce début d'automne, Une fois tu cet orage estival Entre deux traîtres mots dont il nous sonne. N'est-il coi que retourné en cavale Tâtonner des jeux de grandes personnes, Incité à en changer le dédale, Narguant les étoiles qui l'abandonnent ?
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2009
J'en sais plus que les autres. Mon prénom leur est inconnu, c'est le prix à payer pour connaître les leurs. Je les vois, tour à tour, façonner à voix haute un mensonge d'amour dont je subirai l'usure avec toi.
Comment ignorer leurs déclarations tremblantes, vomies passionnément au grand jour. Comment passer outre leur désespoir tapageur. Mon silence se mue doucement en démence.
Je suis malade de n'exister que la nuit.
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