Ce qui vient maintenant jamais n'effacera
la balade des vers, le voyage des mots.
Ce futur incertain sera ce qu'il sera;
Roxane n'oublie pas, je suis ton Cyrano.
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@cyranopourroxane
Ce qui vient maintenant jamais n'effacera
la balade des vers, le voyage des mots.
Ce futur incertain sera ce qu'il sera;
Roxane n'oublie pas, je suis ton Cyrano.
Mettons qu'il eut fallu que tu sois une Reine.
T'eus certain'ment été celle des non-sans-peine,
Car pour y arriver rien n'est jamais aisé.
Mais moi, Roi des défis, tu m'mets sur on bébé.
C'est quand on se souvient qu'on ne se souvient plus,
Mais que l'on en oublie ce qu'on a oublié,
Que le grand memory de la vie écoulée
Nous rappelle tranchant que nous avons perdu.
Répand injustement la tristesse des êtres,
Efface le cerveau même ses propres lettres.
Il n'est plus enfantin d'ouvrir le bon tiroir,
Porte du souvenir dans ce jeu de mémoire.
Mon quotidien a beau être un vrai blockbuster,
Chaque journée passée à être le meilleur,
Parfois mon estomac se noue comme une corde
Et je la sens vraiment cette peur qui déborde.
Paris emmitouflée dans sa couette d'hiver,
Cette brume de froid, nuage chaleureux,
En fin d'après-midi s'allument les lumières,
Rosent les murs pastels et les joues des frileux.
D'ici je ne vois pas à quel point la planète,
Sous ses airs de Diva et de femme coquette,
Soigne ses habitants de manière inégale,
Et ainsi bien souvent manque trop d'idéal.
Assis à un café rue de Ménilmontant,
Les nuages épais ont arrêté le temps.
Aspirés par la ville, ils me semblent plongés
Dans l'encrier crasseux, buvard de mes pensées.
La nuit digère encor' son festin de lumière,
Les étoiles semées par une sucrière,
Quand, goûtant la rosée, les rayons du soleil
Maigres et affamés, faminent le sommeil.
Depuis que t’es parti, je dois te raconter,
Mes matins et mes nuits n’en sont pas inchangés.
De dormir sérieus’ment je me vois obligé,
En effet je travaill’ d’ouverture au café.
L'été ici se noie laissant à la surface,
Voguant sur l'océan de l'hiver qui tracasse,
L'ancre du souvenir de la mer sur tes reins,
A mon inspiration phare d'Alexandrin.
En revanche je dois te dire quelque chose:
Aussi longtemps pars-tu, crois bien que j'ai ma dose,
Aussi loin vas-tu, peu importe le lieu,
Plus jamais je ne veux que tu me dises adieu.
Bien sur je vais pleurer. De chaud' et lourdes larmes,
Sur mes joues vont couler, pour soulager mon âme.
Mais ne t'en fais pas trop, je garde près de moi,
Serrés et bien au chaud, les souvenirs de toi.